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Saint-Joseph

Coordonnées

740, avenu du Palais,
Saint-Joseph-de-Beauce,
G0S2V0

Téléphone : 418-397-5771
Télécopieur :418-397-5658
courriel : pastorale@live.ca

Sec.: Marie-Paule: Lundi-vendredi.: 8h30-11h30

Érection canonique, 4 septembre 1835

Les premiers résidents blancs, canadiens, d’origine française dans la Beauce (car il y avait les abénaquis), s’y sont installés en décembre 1737, envoyés par le seigneur Joseph Fleury de la Gorgendière, qui avait acquis en 1736, le territoire situé entre la rivière Le Bras, limite actuelle entre St-Joseph et St-François de Beauceville, et Ste-Marie.

La vingtaine de premiers résidents était accompagnée par le père récollet François Carpentier qui, selon les mots du seigneur, devait « soutenir le moral des premiers colons et leur procurer les services de la religion ».

Au point de vue religieux, ce petit groupe formait une mission à laquelle on donna le nom de Saint-Joseph; prénom du seigneur de la Gorgendière. Une chapelle a été dès lors érigée du côté ouest de la rivière Chaudière, non loin de la rivière des Fermes où se trouvaient la demeure et le moulin seigneuriaux. Une première église remplaça cette chapelle en 1790; cette église devait être détruite par le feu en 1864. C’est alors que fut construite l’église actuelle qui sera inaugurée en 1867.

Les activités agricoles, sociales, civiles étaient accompagnées par les activités religieuses. La population a toujours été en presque totalité de religion catholique. L’influence du curé a été grande par la force de la situation; il était, avec le seigneur ou son représentant, la seule personne sachant lire et écrire, au courant des exigences du Gouvernement de Québec et de l’Évêché.

Lors des fêtes marquant le 250e anniversaire de la Beauce, la messe solennelle qui sera célébrée à Saint-Joseph le 5 juillet 1987, veut marquer ce qu’a été le début et la présence continue de l’Église dans la vie des beaucerons. Les résidents, anciens et actuels, de toutes les paroisses de la Beauce y apprendront ou y réapprendront que l’élément de la religion catholique est une partie vitale de la personnalité actuelle des beaucerons. Que tous se sachent et se sentent invités comme on l’est à une fête de famille!

L’Écriture nous parle sobrement de Joseph, le charpentier:

« C’était un homme juste! » (Mt 1, 19). Il montra une parfaite disponibilité pour entrer dans les vues de Dieu, les plus déconcertantes à l’égard de son Fils; il fut cette image discrète du Père qu’on ne peut voir. Son culte fut humble et discret pendant plusieurs siècles de l’histoire de l’Église. Mais au 15ième siècle, sainte Brigitte de Suède et saint Bernardin ont travaillé grandement à promouvoir son culte et à sensibiliser les croyants aux caractéristiques de cet homme fidèle. En décembre 1870, le pape Pie IX l’a déclaré patron de l’Église universelle, et c’est en 1920 que le Pape Benoit XV le désignait comme patron des travailleurs. Les premiers missionnaires du Canada l’ont évoqué comme patron du nouveau pays. On ne peut penser à la dévotion à saint Joseph sans faire référence au frère André fondateur de l’Oratoire St-Joseph.

D’autres informations: https://grandquebec.com/chaudiere-appalaches/eglise-st-joseph-beauce/


Photographe: Luc Gilbert

Saint-Odilon

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375, Rue Langevin, 
Saint-Odilon (QC),
G0S 3A0
Téléphone : 418-464-2281
Télécopieur : 418-464-2282
courriel : fabstodilon@beaucesansfil.com
Sec.: Julie Roy mar: 9h-16h; Jeudi: 9h-16h;  

Érection canonique, le 15 février 1890

Le nom de la paroisse  

Pourquoi ce nom de Cranbourne donné à une paroisse où la population est en grande majorité canadienne fran­çaise? C’est que la paroisse de St-Odilon est située sur l’ancienne seigneurie de Watford et les premiers conces­sionnaires étaient des anciens combattants de l’armée anglaise, héros de la fameuse victoire de Waterloo. Ces irlandais venaient du comté de Cranbourne en Irlande.  

La mission  

Comme toutes nos paroisses, St-Odilon de Cranboume ne fut à l’origine qu’une simple mission. À partir de 1832, le canton de Cranbourne fut desservi, au point de vue reli­gieux, par des prêtres résidant à Frampton. Une maison du deuxième rang, celle de monsieur Patrick Hinds, ser­vait pour les offices religieux.  

La desserte  

En 1856, le Révérend Odilon Paradis fut nommé des­servant et la desserte prend le nom de Saint-Odilon, patron de l’abbé Paradis. La première chapelle construite en 1856 fut rasée par le feu des abattis peu de temps après la construction. Une deuxième chapelle fut cons­truite en 1859. Deux prêtres irlandais de Frampton ont tour à tour desservi Saint-Odilon jusqu’en 1883.  

La paroisse  

Saint-Odilon ne pouvait demeurer mission; la popula­tion augmentait, la colonisation prenait de l’ampleur. Au mois d’août 1883, Monseigneur Tachereau nomma l’abbé Georges Guy, premier prêtre résidant dans la paroisse. L’érection canonique cependant ne remonte qu’en 1890. Le 29 décembre 1892 était solennellement bénie l’église actuelle dont les travaux avaient débuté l’année précédente.  

Paroisse remarquable par sa foi et sa générosité, Saint-Odilon aura donné quatorze prêtres et quarante-cinq religieux et religieuses à l’Église et de nombreux leaders à l’ensemble de la société.  

Désireuse de vivre à fond les valeurs traditionnelles au cours de la modernité, cette population de quelque 1600 personnes veut être prête à relever les nouveaux défis. Qu’à l’exemple de saint Odilon, elle asocie sans cesse contemplation, travail et prière. C’est ce que lui ont toujours enseigné ses pasteurs, Messieurs les abbés Georges Guy, Isidore Deblois, Jean-Baptiste Dupuis, Elzéar Donaldson, François Gelly, Alphonse Legendre, Myles O’Farrall, Joseph Larochelle et Arsène Bourque.  

L’économie de la paroisse est grandement axée sur l’agriculture au point qu’elle est considérée comme une des paroisses les plus dynamiques de la région tant en nombre de producteurs agricoles qu’en superficie exploitée.  

Qui est saint Odilon  

Dominant l’ancien maître-autel, la statue de saint Odilon évoque ce cinquième abbé de Cluny (962-1049) dont la fête était célébrée autrefois le 2 janvier. Ce moine bénédic­tin, capable de rassembler tout un peuple autour de lui et de conseiller sagement les plus grands de l’Église et de la société, s’est fait remarquer par sa charité et sa prière. C’est à lui que l’on attribue l’institution de la Trêve de Dieu et la coutume de célébrer trois messes, le 2 novembre, pour tous les défunts. À la suite de saint Benoît, Odilon aura été un témoin privilégié de l’amour de Dieu. 

Saint-François-d’Assise (Beauceville)

Coordonnées

226, ave Lambert,
Beauceville (Québec), 
G5X 1S3

Téléphone : 418-774-3747
Télécopieur :418-774-3744
courriel : presbytere.beauceville@videotron.ca

Sec.: Nicole Boulet. lun-jeud: 8h30-12h; vend: 8h30-12h

Érection canonique, 9 octobre 1835

 Il faut remonter au 10 février 1784, avant que l’évêque de Québec con­firme saint François comme patron de la paroisse.

Depuis longtemps, la dénomina­tion de St-François s’appliquait aux gens de ce territoire. Peut-être en rai­son du seigneur François Rigaud-Vaudreuil ou encore, en l’honneur du premier missionnaire de la Nouvelle-Beauce, François Carpentier.

Les paroisses de St-Joseph et de Ste-Marie, fondées dans la même période, tiennent leur nom du prénom de leurs seigneurs respectifs. Cette façon de choisir le prénom du seigneur semblait être une coutume de l’épo­que. Se référant à cette coutume, la première hypothèse semble la plus plausible.

Les années passent et la population augmente. En 1904, St-François devient la première ville de la Beauce. C’est de là que lui vient son nom actuel, Beauceville. La paroisse de St-François regroupe aujourd’hui les municipalités de Beauceville, St-François est et St-François ouest.

Qui est François d’Assise?

François naquit à Assise en 1182. D’abord commerçant, il s’attira par ses largesses la réprobation de son père qui le déshérita. Quittant sa famille, François fonda l’Ordre des Frères Mineurs avec 12 compagnons, décidés comme lui à régler leur vie sur les Béatitudes: pauvreté et détachement abso­lus dans la joie. L’Église ressentait alors le besoin d’une réforme. Cette réforme, François allait la réaliser, non par la violence, mais par le retour à une vie plus simple et plus évangélique. À une période où la prédication ne s’adressait plus qu’aux classes privilégiées, il se consacra au peuple et voulut lui montrer combien le Christ s’était fait l’un de nous. François eut une influence considérable sur la vie de l’Église et la vie de la société du Moyen-Âge. Ce frère joyeux, qui avait pris la pauvreté pour épouse, cet ami de la nature qui considérait le soleil, la lune et les étoiles comme ses frères et soeurs et vers qui les petits oiseaux se dirigeaient, a été une inspiration pour l’Église. Il lui a fait prendre conscience de l’essentiel: l’amour d’un Dieu qui s’est fait si proche. Il est très intéressant d’avoir dans notre région un lieu de culte consacré à ce saint dont la spiritualité est encore si actuelle et si présente. 

Saint-Victor

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298, rue Principale, 
Saint-Victor (Québec),
G0M 2B0
Téléphone : 418-588-6816
Télécopieur : 418-588-7816
courriel : communaute@st-victor.qc.ca
Sec.: Annette Doyon. Lun, mar, merc: 8h30-15h30; jeudi: 8h30-12h.

Érection canonique le 24 février 1852

Comme tous nos pionniers de la Beauce, ceux de St-Victor ne font pas exception. Ce fut dans le travail, le courage et la Foi qu’ils ont bâti un patrimoine dont nous sommes tous très fiers.
C’est dans un rapport contenu dans les annales « Tring » que l’on retrace par écrit les premiers épisodes de la paroisse de St-Victor. Voici un extrait de ces annales « Tring » publiées en 1845.
Ce township renferme 75 familles canadiennes émigrées pour la plupart de St-François. On y a bâti l’année dernière, une chapelle qui est sous l’invocation de St-Victor et qui a 65 pieds de longueur et 28 de largeur. On y a établi deux écoles soutenues par la contri­bution des colons qui malgré leur peu de moyens, montrent beau­coup de zèle pour l’instruction de leurs enfants. Trois scieries et un moulin à farine construits dans le township attestent que sous le rapport matériel, l’on y marche dans la voie du progrès. St-Victor sera donc la première paroisse érigée en ce Canton.
Monsieur le curé Edouard Bois, curé de St-François fut chargé de la desserte de 1844 à 1848. Les colons viennent s’installer les uns après les autres. En 1848, St-Victor comptait 146 familles et 720 personnes. Devant cette progression si rapide de la population, Mgr Signay nomma l’abbé Provencher comme missionnaire résident en octobre 1848. On ne pourra jamais traduire la joie des colons à l’arri­vée de leur prêtre, même s’il n’avait pas encore le titre de curé.
C’est en 1852, le 24 février par un décret de Monseigneur Signay que St-Victor devient paroisse canonique et que l’abbé Louis Pro­vencher qui est déjà desservant depuis 1848 devient le premier curé de St-Victor.
D’où vient le nom de saint Victor? On a commencé à construire la première chapelle de St-Victor en 1844. Sur le chantier, des pay­sans auraient suggéré le nom de saint Pierre en l’honneur d’un pre­mier colon nommé Pierre Veilleux, mais, comme .d’autres colons étaient venus avec lui, monsieur le curé Bois proposa de donner le nom du saint du jour soit saint Victor, on était le 28 juillet. C’est le nom qui est proposé à monseigneur l’Archevêque qui a acquiescé et l’a consigné dans le décret de l’érection canonique.
Qui est saint Victor? Il fut le quatorzième pape élu vers l’an 185. Saint Victor fut un pape d’unité et de doctrine. Les historiens disent qu’il avait « le tempérament d’un vrai chef », un esprit combatif pour tout ce qui regardait la défense et la promotion des dogmes de l’Église. Il mourut plein d’années et de mérites le 28 juillet 197 en recevant la couronne du Martyr. Il fut enseveli dans la crypte de l’église de saint Pierre de Rome au Vatican tout près du corps de saint Pierre chef des apôtres.
Pressé par le nombre toujours croissant de paroissiens au nom­bre de 1 000 en 1853, le nouveau curé Clovis Roy sous le conseil de Mgr Turgeon délégué de l’archevêque, entreprit la construction d’une église. On fit une souscription: 430 donateurs répondent à l’invitation du curé. Les plus gros montants étaient de 10 $, forte somme pour le temps. En 1854, on engage l’architecte Félix Barbeau de Montréal. La construction commence en 1855 pour se terminer en 1860. Cette première église passe au feu en 1897.
L’église actuelle dessinée par l’architecte Emile Tanguay, est commencée en 1898, elle sera terminée et bénie par Mgr Ls-Nazaire Bégin le 22 novembre 1904.
St-Victor a connu des événements malheureux et aussi des réalisations glorieuses. Les événements malheureux, ce sont les incendies majeurs. Peu de paroisses ont été aussi éprouvées par le feu. En 1897, c’est l’église qui est détruite par le feu; en 1916, une partie du village est détruite par le feu; en 1931, une conflagration détruit 29 maisons, le couvent, et une cinquantaine de dépendances; en 1941,6 maisons sont rasées par le feu; en 1948, le 4 juin la plus grosse conflagration de toute l’histoire de la Beauce détruit 33 maisons, une soixantaine de dépendances, le couvent-pensionnat. Plus de 200 personnes sont jetées sur le pavé par ce désastre.
Une réalisation qui est tout à fait à l’honneur de St-Victor est la fondation du Séminaire du Sacré-Coeur de St-Victor par monsieur le Chanoine Joseph Bernier en 1910. Des milliers d’étudiants venus des États-Unis et des dix provinces canadiennes sont venus chercher leur formation classique. Depuis sa fondation, 625 prêtres ont étudié au Séminaire de St-Victor.
Comme toutes les paroisses, St-Victor a vécu des moments héroïques comme des moments de gloire, mais tous nous sommes fiers de nos ancêtres, fiers de nos réalisations enfin, fiers de notre paroisse.  

Saint-Alfred

Coordonnées

335, rang Ste-Marie,
Saint-Alfred (Québec),
G0M 1L0
Téléphone : 418-774-2232
courriel :  communautestalfred@sogetel.net Sec.: Annette Doyon  jeudi: 12h30-15h30  

Érection canonique, le 10 avril 1928

La paroisse Saint-Alfred, fondée en 1926, fut formée d’un groupe de rangs qui faisaient pré­cédemment partie de Beauceville, de Saint-Victor et de Saint-Benoît.
C’est un centre agricole caractérisé par la richesse de ses sucreries et de ses nombreux boisés. Le village lui-même est situé sur l’ancien rang Sainte-Marie.
Durant ses premières années d’existence officielle, Saint-Alfred était desservi par voie de mission. Le premier curé résident, l’abbé Pam­phile Roy, dut se contenter d’une chapelle pour exercer son ministère.
Monsieur Alfred Veilleux (à Teddy) a donné le terrain nécessaire pour construire l’église et le presbytère. L’abbé Eusèbe Labbé fut le cons­tructeur de l’église érigée en 1931. Le presbytère se construisit trois ans plus tard. L’Église est une belle construction en pierre des champs et en béton: la sacristie est attenante et sous la nef, une grande salle fut construite pour des assem­blées diverses. Les gens de la paroisse construisirent l’église. Elle fut ouverte au culte le 14 août 1931 par son Éminence le cardinal J.M.R. Villeneuve.
Pourquoi le nom de Saint-Alfred fut-il choisi? Ce n’est pas en rapport avec le saint lui-même mais plutôt en raison du prénom que portait les personnes généreuses qui ont contribué à l’érection de la paroisse: Monsieur Alfred Veilleux et Monseigneur Alfred Langlois, évêque auxiliaire qui a accepté canoniquement la paroisse. Les res­ponsables du choix du patron et du nom de la paroisse ont ainsi voulu leur rendre hommage.
Les sources ne sont pas très sûres quant à l’histoire de Saint-Alfred lui-même. Nous retrouvons plusieurs Alfred aux livres des saints. Il s’agirait probablement de saint Alfred né en Angleterre en 1109. Jeune, il est nommé gouverneur du Palais du Roi d’Écosse.
À l’âge de 24 ans, il quitte les honneurs et devint disciple de saint Bernard. Élu Abbé du monastère de Revesby, il lui fut offert plusieurs évêchés qu’il refusa. Paix, douceur, humilité sont les grandes ver­tus qui le caractérisent. Il mourut en 1166 à l’âge de 57 ans.
On le fête le 4 janvier.  

L’Enfant-Jésus (Vallée-Jonction)

Coordonnées

 253, Rue Principale,
Vallée Jonction (QC),
G0S 3J0

Téléphone : 418-253-5355
Télécopieur : 418-253-6699
courriel : valleejonction@globetrotter.net

Sec.: Sylvie Lachance lun-mar-merc: 8h30-11h30

Érection canonique, le 10 novembre 1898

 La colonisation dans le comté de Beauce débute vers les années 1700. Peuplé d’abénaquis, ce territoire a vu arriver les premiers blancs en la personne des jésuites. Avec le Père Gabriel Druillette, ils établissent une mis­sion à Beauceville. Quelques années plus tard, des ter­res sont concédées à des colons blancs.

Vers 1737, à la demande du Sieur Joseph-Fleury de la Gorgendière, des missionnaires récollets font leur apparition dans la Beauce. Une grande part de l’évan­gélisation des paroisses beauceronnes est l’oeuvre de ces missionnaires. Leur foi, leur courage et leur déter­mination ont contribué largement à convertir au chris­tianisme de ces peuplades dites à demi-civilisées.

L’initiative de quelques seigneurs amena la création des paroisses de St-Joseph et de Ste-Marie d’où, à la fin du siècle dernier, naissait une nouvelle paroisse. Il était tout naturel d’appeler cette paroisse l’Enfant-Jésus puisqu’elle était entourée de St-Joseph et de Ste-Marie. À ce moment, notre paroisse était une immense forêt qui, comme le reste du territoire beauceron, servait à l’ori­gine de rempart naturel contre l’ennemi.

La paroisse de l’Enfant-Jésus est l’une des dernières paroisses nées sur les bords de la rivière Chaudière.

Le 1er août 1897, une première requête est envoyée à Mgr Bégin, archevêque de Québec, le suppliant de permettre la construction d’une chapelle afin que les résidents puissent avoir la messe chez eux de temps en temps, « si Monseigneur ne jugeait pas à propos de leur donner un curé immédiatement! » Les requérants déclarent dans leur demande que le village compte sept cultivateurs et 43 « emplacitaires » et locataires, que la population peut facile­ment s’augmenter, et que dîmes, capitations et suppléments méritent qu’ils soient servis dans leur village. Ils ont soin d’ajouter que l’église la plus proche, St-Joseph, où ils ont été desservis jusqu’à présent est à six milles. Leurs motifs sont sérieux: le manque de chevaux et de voitures pour un grand nombre de résidents, les difficultés que leur présentent les chemins au printemps et à l’automne par les inondations, la quasi impossibilité d’envoyer leurs enfants à la messe, le transport des bébés pour les baptêmes, les sépultures… pour toutes ces raisons, plusieurs se voyaient empêchés d’accom­plir leurs devoirs religieux.

Le 23 décembre 1897, Mgr Bégin donnait l’autorisation de construire une chapelle. Le 13 janvier 1898, il annonce la nomination de l’abbé Cléophas Piché, vicaire de St-Romuald, comme desservant à la jonction de la Beauce. Sa lettre de nomination indique que la nouvelle paroisse sera sous le vocable de l’Enfant-Jésus. Par le fait même, le desservant s’engageait à construire une chapelle et subvenir à ses besoins propres afin de n’être pas à la charge de ses nouveaux paroissiens. Pendant la cons­truction l’abbé Piché, devenu curé, s’installe temporairement chez les familles Bilodeau et Giguère. Avant que l’église ne soit construite, les offices religieux avaient lieu dans la boutique de M. Denis Jacob. C’est peut-être en souvenir de son rôle religieux et de la grandeur de la bâtisse qu’on la bap­tisa l’arche. Elle a sûrement représenté l’arche de salut, c’était notre première église et la première grand-messe y fut célébrée le 30 janvier 1898.

Les plans de l’église furent soumis à l’évêque qui les accepta et l’on confia la construction à M. St-Hilaire de St-Romuald. Les travaux débutent au printemps 1898 sur les terrains généreusement offerts par les familles Ernest Jacob, Nérée Cloutier et Joseph Poulin.

L’érection canonique de la paroisse eut lieu le 10 novembre 1898. Le 18 décembre 1898, Mgr Bégin bénit l’église et célèbre la première messe. M. le curé pouvait maintenant songer à se loger. Le presby­tère, le même qui existe aujourd’hui, est construit par M. Jos Lévesque et le curé l’occupa dans le cours de l’hiver 1899.

Le 19 septembre 1899, soit moins d’un an après la bénédiction de l’église, le curé Piché rend l’âme des suites d’une maladie mortelle qu’il contracta durant l’hiver. Son corps repose dans notre église, sous le choeur, côté de l’Évangile.

À cause d’un incendie, nous ne pouvons donner de détails sur les démarches qui ont précédé l’érection civile. Nous savons qu’elle a eu lieu officiellement le 9 mars 1900. Quand les limites de la paroisse furent déterminées, la population était de 450 âmes. Dès ses débuts, la municipalité pos­sède une activité économique prospère avec l’arrivée d’un marchand, la construction des scieries B.C. Howard qui fournissaient du travail à un très grand nombre de personnes, sans oublier une acti­vité intense du chemin de fer Québec Central. En 1909, pour faciliter les communications avec les cultivateurs de l’autre côté de la rivière et rendre plus accessible le centre commercial aux résidents de St-Sévérin, St-Elzéar et de St-Frédéric, on fit construire un pont de bois lequel fut emporté par la débâcle en 1917. Ce pont a contribué énormément à l’essor économique de notre municipalité.

Saints-Anges

Coordonnées

504, Rue Principale,
Saints-Anges (QC),
G0S 3E0
Téléphone : 418-253-5577
Télécopieur : 418-253-5759
courriel : fabstanges@live.ca
Sec.: Sr Madeleine Bédard Lun-Vend: présence quotidienne  

Érection canonique, 30 septembre 1880

En 1846, le territoire de la paroisse de Saints-Anges était divisé en deux: une partie appar­tenant à Saint-Joseph et l’autre à Sainte-Marie. Dans les faits, c’était le curé de Sainte-Marie qui desservait ce territoire. Cette année-là, une pétition fut envoyée à Monseigneur Signay, alors archevêque de Québec, pour demander que ce territoire soit érigé en paroisse. Com­mença alors une série de missives entre les gens dudit territoire, le curé de Sainte-Marie et l’archevêque de Québec, qui durera jusqu’en 1875 alors que l’archevêque de Québec, Mon­seigneur Taschereau, acceptera la construc­tion d’une chapelle et l’établissement d’une mission. Il semble que du côté de la cure de Saint-Joseph, on ne se soit pas intéressé sérieusement au projet de paroisse.
Le curé Proulx de Sainte-Marie s’est opposé fortement à ce projet. Il soutient qu’ils sont trop peu nombreux et trop pauvres. Entre temps, les gens du canton ont commencé à bâtir une chapelle. L’archevêché donne raison à l’abbé Proulx: « Il faut censurer publiquement et avertir les intéressés que leur bâtisse ne sera jamais une chapelle, qu’elle ne sera autre chose au milieu d’eux que comme un monu­ment à leur désobéissance et à leur orgueil. » Et le curé Proulx de répondre: « J’ai reçu la let­tre de Monseigneur, condamnant la conduite de mes gens qui bâtissent une chapelle, quoiqu’ils ne soient pas capables de faire vivre le cheval de celui qui les desservirait. Les chefs de cette entreprise toujours dictés par l’orgueil sont de Saint-Joseph. Ils sont une poignée de demi-mendiants, vrais jarrets noirs qui croient véritablement qu’ils auront la victoire. » On peut voir un peu le style de tous ces échanges entre les intéressés.
En 1871, tout semble prêt, les curés de Saint-Joseph et de Sainte-Marie ont changé. C’est Monseigneur Taschereau qui est archevêque de Québec. Il semble qu’a partir de ce moment, c’est plutôt le curé de Saint-Joseph, Monsieur Martel, qui va faire bouger les choses. Il choisira avec l’accord de l’archevêque le site de la nouvelle chapelle et il donnera à ce ter­ritoire le nom de Mission de Saints-Anges de Beauce. C’est la première fois que nous voyons le nom de Saints-Anges proposé pour la Mission.
En 1875, l’abbé Darie Lemieux est nommé responsable de la Mission avec tous les pou­voirs d’un curé. Et c’est en 1880, que sera faite l’érection canonique.
La fête patronale est celle des Saints-Anges Gardiens célébrée le 2 octobre. Un peu plus tard, la paroisse de l’Enfant-Jésus verra le jour et nous nous retrouverons avec Sainte-Marie, Saint-Joseph, l’Enfant-Jésus et en haut les Saints-Anges.
La paroisse s’est développée jusqu’à atteindre les 1100 de population. Actuellement, elle est de 850 environ.
Une première église a été bâtie en 1914 mais elle brûla, le 20 février 1918, avec le presby­tère, frappés par la foudre. Dès le 1er mars, on retient les services d’un architecte, mon­sieur Lorenzo Auger. C’est le même qui a fait les plans pour la première église. Pour éco­nomiser, il reprend les plans de la première église en les modifiant légèrement. Le 19 mars 1919, le contrat est signé. L’église sera bâtie au coût de 71 000$. L’intérêt de cette église réside principalement dans son ameublement et dans son ornementation en tôle. La paroisse a raison d’être fière de son église dont l’architecture ne manque pas de qualité.
« Extrait d’un prône ancien »
La foi nous enseigne que Dieu donne à chacun de nous un ange pour le garder durant le cours de son pèlerinage sur cette terre. Aimons ardemment nos bons Anges: nous leur devons le triple hommage du respect, de la dévotion et de la confiance. Du respect, pour leur présence à notre côté; de la dévotion, pour la charité qu’ils exercent en notre faveur; de la confiance, en retour de la vigilance dont nous sommes l’objet.  

Saint-Édouard (Frampton)

Coordonnées

152,  Rue Principale,
Frampton (QC),
G0R 1M0
Téléphone : 418-479-2075
Télécopieur : 418-479-5588
courriel : fabframpton@globetrotter.net
Sec.: Chantal Ouellet: mar: 9h-12h15, mer: 12h-16h15 

Érection canonique de la paroisse en 1858

Le « township de Frampton » est proclamé le 10 juillet 1806.Toutefois, le plan partiel du township apparaît pour la première fois en 1795 sur la carte de Gale et Duberger. Le township comprenait 11 rangs de 28 lots chacun pour une superficie totale d’environ 100 miles carrés.
Le nom de Frampton commémore une ville anglaise probablement celle du West Dorset, parce qu`elle est située à proximité de Dorchester qui fut le nom du comté d`appartenance de Frampton.
            Frampton comptait quatre paroisses, dans l’ouest :  la paroisse catholique de Saint-Edouard (1826) et la paroisse anglicane de Christ Church (1836).  Dans l’est :  la paroisse anglicane de Saint-Paul (1839) et  la paroisse catholique de Saint-Malachie (1845).
Les premières concessions, de 11 029 acres, faites par la Couronne sont en faveur de Pierre-Édouard Desbarats.  Il embauche sur le territoire du township les premiers travailleurs en 1809 et les premiers colons irlandais suivront quelques années plus tard. Les Irlandais arrivant en grand nombre seront à l`origine de l`établissement de la première chapelle catholique dès 1826 et la première école en 1828. Les Anglais et les Écossais de confessions anglicanes créeront deux paroisses, soit :Chirst- Church en 1832 et St- Paul en 1839.
            En 1826, la mission St-Edouard de Frampton est créée canoniquement par Mgr Joseph-Octave Plessis.   La chapelle sera construite dans le rang 2.  Cet emplacement n’est pas commode pour bon nombre de paroissiens.  Avec l’approbation de l’évêque, le 15 mars 1858, la construction d’une église accupera le site actuel et deviendra « Paroisse St-Edouard de Frampton », à la demande du curé Odilon Paradis.  La chapelle au 2e Rang, sera détruite en 1860.
Le 11 octobre 1829, l’abbé Bernard Madden est nommé le premier curé-résident.  L’abbé Victor Bernier est notre 20e curé.
En 1860, la nouvelle église est construite et sera bénie le 3 mai 1863 par l’abbé Cyprien Tanguay, curé de Ste-Hénédine et ne sera complétée, selon les plans, qu’en 1865.
St-Edouard  le confesseur :
Mort le 5 janvier 1066 : le 13 octobre est l’anniversaire de sa translation à l’abbaye de Westminster. Canonisé en 1161, fêté en 1680.
Édouard surnommé le Confesseur, était petit-fils de Saint Édouard, roi et Martyr, et fut le dernier souverain des Anglo-Saxons.  Le Seigneur fit voir dans une extase, à un homme de très grande sainteté nommé Brithuald, qu’Édouard serait roi. Il n’avait que dix ans lorsque les Danois, qui alors dévastaient l’Angleterre le cherchant pour le faire mourir, il fut contraint de s’exiler, et se réfugia chez son oncle, le duc de Normandie.
Là, au milieu des séductions du vice, il fit paraître une telle intégrité de vie et une si grande innocence de mœurs, qu’il fut un sujet d’admiration pour tous. On vit même alors éclater en lui une piété admirable envers Dieu et pour les choses divines. Il était d’un caractère très doux et sans aucune ambition du pouvoir ; on rapporte de lui cette parole, qu’il aimait mieux se passer de la royauté, s’il ne pouvait l’obtenir sans carnage et effusion de sang. 
            Après la mort des tyrans qui avaient enlevé à ses frères la vie avec la couronne, il fut rappelé dans sa patrie et mis en possession du trône, d’après les vœux et aux applaudissements de tous. Il s’appliqua tout entier à faire disparaître les traces de ressentiments et d’inimitiés. Commençant par les choses saintes et par les églises, dont il réédifia ou restaura les unes, enrichit les autres de revenus et de faveurs, il mit ses plus grands soins à relever et faire refleurir la religion. Poussé par les grands du royaume à se marier, il conserva avec son épouse la virginité dans l’état du mariage : les écrivains sont d’accord pour l’affirmer. Il avait tant de foi et d’amour envers Jésus-Christ que plusieurs fois, pendant la célébration des saints Mystères, il mérita de le voir apparaître, le visage empreint de douceur divine. Partout on l’appelait le père des orphelins et des indigents, et jamais il n’était plus joyeux que lorsqu’il avait épuisé les trésors royaux à soulager les pauvres. 
Doué du don de prophétie, il prévit surnaturellement plusieurs faits à venir concernant l’état de l’Angleterre, et, chose remarquable entre toutes, il connut par inspiration divine, au moment même où elle arrivait, la mort de Suénon, roi des Danois, qui fut submergé en s’embarquant pour aller faire invasion en Angleterre. Édouard eut pour saint Jean l’Évangéliste un culte particulier, et il avait coutume de ne rien refuser de ce qu’on sollicitait de lui en son nom.
Saint Jean, sous les haillons d’un pauvre, lui ayant un jour demandé l’aumône, le roi, dépourvu d’argent, prit l’anneau qu’il portait au doigt et le lui donna ; mais peu de temps après, le saint Apôtre le lui rendit en l’avertissant de sa fin prochaine. Le roi demanda donc aussitôt des prières, et le jour des nones de janvier, jour qu’avait prédit l’Évangéliste, il mourut très saintement, l’an du Seigneur mil soixante-six. Des miracles ayant jeté sur lui de l’éclat, le Pape Alexandre III, au cours du siècle suivant, le mit au nombre des Saints. Innocent XI ordonna d’honorer sa mémoire dans toute l’Église par un Office public, et cela, au jour même où, trente-six ans après sa mort, son corps, dans la translation qu’on en fit, fut trouvé exempt de corruption et exhalant une suave odeur.                    (réf. :  Google 13-10-St-Edouard-roi-et-confesseur)
May the road rise up to meet you. May the wind be always at your back,
the sun shine warm upon your face, the rain fall soft upon your fields,
and until we meet again may God hold you in the hollow of His hand.

Saint-Frédéric

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Érection canonique, 7 juillet 1851

 En 1845, la première requête de fonda­tion de cette nouvelle paroisse n’était pas sous le vocable de St-Frédéric mais bien de Ste-Philomène. Peut-être parce que l’abbé Frédéric Caron, curé de St-Joseph et desservant de cette partie de territoire avait une grande dévotion envers cette sainte.*

En 1851, c’est le décret d’érection de la paroisse sous le vocable de St-Frédéric. C’était une façon pour les paroissiens de rendre hommage à leur premier curé, l’abbé Frédéric Caron.

La paroisse de St-Frédéric est un déta­chement de St-Joseph et est située sur une partie de la Seigneurie de Fleury et sur une partie du Township de Broughton.

L’église actuelle, ‘construite en 1857, fait la fierté des paroissiens. C’est en effet leur première église et elle est très intéres­sante à visiter. Des démarches sont entre­prises pour qu’elle soit reconnue monu­ment historique. St-Frédéric est aussi le vil­lage natal de notre archevêque, le cardinal Louis-Albert Vachon.

Connaissez-vous la vie de saint Frédéric?

Il vécut au 9e siècle… On ne sait pas exactement l’année de sa naissance. Sa mort est datée de 838 dans les archives de l’église d’Utrecht. Descendant d’une famille parmi les Frisons, avant que les Francs en eussent fait la conquête sous le règne de Louis le Débonnaire. Dès son jeune âge, il montrait déjà des qualités d’apôtre et d’amour de ses semblables.

Il fut confié à l’évêque Ricfrid, évêque d’Utrecht qui remarqua en ce jeune homme de grandes qualités d’humilité, de dévouement et de zèle pastoral. Après avoir été ordonné prêtre, son évêque, lui confia les plus grandes responsabilités de son dio­cèse. Frédéric, continua à se mortifier avec grande sévérité pour lui-même.

À la mort de l’Évêque d’Utrecht, le clergé et les fidèles, tous unanimes proclamè­rent qu’ils ne voulaient pas d’autre évêque que Frédéric. Seul Frédéric s’y opposa et ne négligea rien pour démonter qu’il en était incapable. Malgré toutes ses protes­tations, l’empereur Louis le Débonnaire le fit venir auprès de lui et le fit sacrer évê­que en sa présence. Il fit preuve d’un dévouement admirable auprès des plus dému­nis et d’un zèle infatigable pour combattre les moeurs du temps.

Son martyr

La seconde épouse de l’empereur, l’impératrice Judith, conçut une haine mor­telle contre Frédéric, parce qu’il lui avait reproché ses scandales et ses intrigues. Elle envoya deux assassins qui se présentèrent à l’église pendant qu’il célébrait la messe. Frédéric leur fit savoir d’attendre, qu’il les recevrait après la messe au cours de laquelle, il eut le pressentiment de son assassinat. Après la messe, il se retira dans la Chapelle St-Jean-Baptiste où il avait fait faire son tombeau. C’est là qu’il fit entrer ses meurtriers qui le frappèrent à coup de poignard. Les annales du temps racontent de nombreux miracles survenus suite aux prières et à la vénération des fidèles envers ce saint évêque.

* Il y avait auparavant une statue de cette sainte dans l’église de St-Joseph, mais nous n’avons rien trouvé qui permette d’établir un lien. 


Sainte-Famille (Tring-Jonction)

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Sec.: Marie-Andrée Gagné. Lun: 13h-17h; Mer: 13h-17h.

Érection canonique, le 24 septembre 1962

LE LIEU:
La localité de Tring-Jonction, deve­nue municipalité indépendante dès 1918, est formée de deux petits rangs, géographiquement un peu élevés et for­mant un angle droit, à l’intérieur des­quels le village est accroupi au creux d’un plateau situé entre Saint-Frédéric et East-Broughton, d’une part; entre Saint-Sévérin et Saint-Jules, d’autre part.
LE NOM:
Pourquoi Sainte-Famille? Sur les bords de la rivière Chaudière, quelques kilomètres séparent l’Enfant-Jésus (Vallée-Jonction) de Sainte-Marie et de Saint-Joseph. Il semble que les gens de Tring aient voulu les rapprocher!
Pourquoi Tring? C’est le nom du canton, dont font également par­tie Saint-Victor et Saint-Ephrem.
Pourquoi Jonction? Parce que le chemin de fer venant de Québec bifurque à la Station de Tring, pour se diriger à Sherbrooke et à Lac­Mégantic. Notons que la branche de Tring-Lac-Mégantic est maintenant fermée, et que l’autre craint de subir le même sort.
L’ÉCONOMIE:
La Station du chemin de fer, avec son entrepôt, a été pendant long­temps la plaque tournante de l’activité économique de Tring et des envi­rons. En 1955, la Mine Carey commence l’extraction de l’amiante sur le territoire de la municipalité de Tring. Elle emploiera jusqu’à 450 hommes, puis déclinera jusqu’à sa fermeture en 1987.
Il reste cependant quelques moyennes industries: usines de con­treplaqué, de fibre de verre, de chaussures, de textile.
LA RELIGION:
Peu après avoir obtenu sa Commission Scolaire autonome en 1962, la communauté chrétienne de Sainte-Famille accueille son premier pas­teur en la personne de l’abbé Charles-Eugène Houde en octobre de la même année.
Les cérémonies religieuses se déroulent d’abord dans la salle muni­cipale, puis dans la nouvelle école, l’école actuelle, puis, enfin, dans l’ancienne école, construite en 1951. Cette dernière, agrandie, s’est méta­morphosée en la modeste et sympathique église actuelle, avec son clo­cher à l’allure moderne et à la voix électronisée.
La Fabrique de Sainte-Famille a été constituée le 2 juillet 1966, et son premier Conseil a siégé pour la première fois le premier août de la même année. Il était composé du pasteur et de trois marguilliers, dont une femme.
La caractéristique dominante de la communauté de Sainte-Famille a été, surtout dans les années de fondation, et est encore le dévouement bénévole, la générosité, l’esprit de collaboration.
* Pour plus de renseignements et de détails, on peut lire le volume intitulé ‘’Tring-Jonction 65 ans plus tard’’ et rédigé en 1983.

Saint-Jules

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390B, Rue Principale,
Saint-Jules (QC),
G0N 1R0
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Télécopieur : 418-426-3377
courriel : ghislainedoyon@axion.ca
Sec.: Ghislaine Doyon: lun: 8h30-16h; Jeudi: 9h-17h 

Érection canonique, le 5 novembre 1918

La paroisse de Saint-Jules a été formée à partir de détachements de quatre paroisses déjà existantes, soit les parties contiguës aux paroisses de Saint-Joseph, de Saint-François (Beauceville), de Saint-Victor et de Saint-Frédéric. La lettre d’érection canonique du Cardinal Bégin laisse voir> d’ailleurs que le tout ne s’est pas fait dans l’unanimité totale; cependant, « après avoir pris avis », le Cardinal Bégin, le 5 novembre 1918, érigea ce territoire « en titre de cure et de paroisse amovible sous l’invocation de saint Jules, pape et confesseur, dont la’ fête se célèbre le 12 avril ».
Le premier curé, M. l’abbé Ovide Cliche. arriva dans la paroisse le 7 décembre 1918 et à Noël de la même année, il célébra la première messe dans la chapelle nouvelle­ment bâtie. Avant la construction de la chapelle, la messe fut célébrée dans la maison qui se trouvait sur l’emplacement actuel de la maison de M. Dieudonné Jacques. Cette chapelle fut à son tour remplacée par la présente église, et le 13 septembre 1925, le curé Ovide Cliche l’inaugura par la célébration de la première messe et la bénédiction solennelle des trois cloches « qui chantent en sol dièse, si et mi »!
Pourquoi le nom de Saint-Jules? Selon des sources loca­les, on a choisi le nom de Saint-Jules à partir du nom d’un des contestataires de l’érection de la nouvelle paroisse! Qui était saint Jules? La vie privée de ce saint nous est pra­tiquement inconnu; nous savons que Jules 1er fut un pape au IVe siècle, élu le 6 février 337. Il eut fort à faire pendant tout son pontificat, qui dura quinze ans, pour défendre la doctrine de l’Église contre l’hérésie de l’arianisme. C’est lui qui, entre autres choses, défendit le grand saint Athanase, patriarche d’Alexandrie, et champion de l’intégrité de la foi, qui était alors en butte à la persécution des ariens qui répandaient contre lui toutes sortes de calomnies. Jules 1er n’eut pas la tâche facile. Pendant tout son pontificat, il proclama fermement la vérité, ce qui lui valut le titre de confesseur de la foi, ne se laissant intimider par aucune menée sournoise, affirmant clai­rement l’autorité suprême du siège de Rome en Orient comme en Occident. Il mourut le 12 avril 352.  

Saint-Séverin

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Sec.: Marie-Andrée Gagné. Le bureau est situé à Tring-Jonction (cliquez ici pour l’adresse et les heures de bureau)

Érection canonique, le 20 septembre 1872

ORIGINES
Les paroisses de St-Frédéric, de St-Sylvestre, de St-Elzéar et de Broughton sont en pleine expansion. Leurs populations augmen­tent sans cesse. À un moment donné, les rangs de ces paroisses se sont rejoints et une soli­darité s’est créée entre les gens. Ensemble, ils ont voulu fonder une nouvelle paroisse. En 1860, ils demandent à l’Archevêché la permis­sion de construire une chapelle. Cette demande est refusée.
Quatre ans plus tard, soit le 12 mars 1864, M. Séverin Fafard, curé de St-Sylvestre, dit une première messe dans la maison privée de M. Jean Lessard. M. Fafard est devenu, en 1868, le premier desservant officiel de la mission. C’est avec lui que la paroisse s’est vraiment fondée.
Homme très dévoué pour ses paroissiens, l’abbé Fafard a trouvé difficile son double rôle de curé et de desservant comme en témoigne cette lettre qu’il a écrite à son évêque:
 » … l’obéissance seule put alors me décider à accepter une semblable position de même que l’obéissance seule m’y retient encore aujourd’hui … »
L’église
Les cultivateurs qui épierraient leurs champs choisissaient les plus belles pierres et les mettaient de côté. Durant l’hiver, ils les charroyaient pour qu’à l’été, la construction de l’église se continue. Tous les gens se sont mis à l’oeuvre, et ensemble ils ont bâti leur église.
Les gens de St-Sévérin sont fiers de leur église; une belle église, témoin de la foi, du courage et de l’unité des pionniers.
Choix du patron
Le nom de saint Séverin fut choisi parce que les gens voulaient exprimer leur reconnais­sance et souligner le dévouement du premier desservant, M. Séverin Fafard.
Fait intéressant, c’est l’abbé Fafard lui-même qui en a fait la demande à son évêque. Voici un extrait de la lettre qu’il lui a adressée.
« … Il s’agit actuellement de donner un patron à la nouvelle mission. Or, je prie Votre Gran­deur, de l’agrément des fidèles, de vouloir bien décréter qu’elle soit sous le patronage de saint Séverin abbé, apôtre de la Mauritanie, dont la fête se célèbre le 8 janvier. En parcou­rant la vie de ce saint, je vois son amour pour la pauvreté, l’humilité et son zèle pour la conversion des pécheurs. L’exemple de tant de vertus sera sans doute un puissant encou­ragement à ceux qui seront chargés de cultiver cette partie obscure de la vigne du Seigneur. . . »
Mgr Baillargeon acquiesce à la demande et entrevoit la création d’une nouvelle paroisse. Ce qui fut fait le 20 septembre 1872.
Qui est saint Séverin?
Après avoir vécu parmi les solitaires de l’Orient, saint Séverin introduisit la vie monasti­que dans la Norique, aujourd’hui l’Autriche. Il y fonda plusieurs monastères. Avec les inva­sions des barbares, ce fut une époque de grands changements sociaux, culturels et politi­ques. Séverin y a exercé une forte influence sur ses contemporains à cause de son atti­tude et de son zèle. Malgré les guerres, Séverin a continué d’annoncer l’Évangile sans être inquiété par ces menaces.
Ce grand apôtre a quelque chose de mystérieux. Personne n’a jamais su d’ôu il venait, ni qui il était. Souvent on lui a demandé de devenir évêque mais il a toujours refusé. Les gens de son temps disaient qu’il était certainement d’une famille noble car il parlait bien le latin, il était savant et il avait un air distingué.
Saint Séverin est décédé, au milieu de ses moines de Favianes, le 8 janvier 482.