Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l’horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l’abbé Laval Bolduc

 pour retrouver les lectures, allez sur le site de l’Évangile au quotidien et sélectionnez la date.

7ème dimanche ordinaire – 23 février 2020

En ce dimanche, la Parole de Dieu nous invite à regarder comment nous aimons nos frères et nos sœurs.  Dimanche dernier, Jésus nous invitait à nous surpasser.  Aujourd’hui, il nous invite à la perfection de l’amour.

Une première chose qui me frappe et qui est très importante pour que nous puissions aimer vraiment comme Jésus nous demande de le faire, c’est de découvrir que chacun et chacune de nous, nous sommes le temple de Dieu, le sanctuaire de Dieu.  C’est ce que nous dit St-Paul dans la 2ème lecture : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu? »  Comme dit St-Paul : « Le Christ habite en vous ».  Si je blesse quelqu’un, si j’essaie de le détruire… comme nous le voyons, chacun et chacune de nous, nous sommes très grands et le Christ habite en nous.

C’est dans ce sens que Jésus nous parle aujourd’hui en nous invitant à reconnaitre notre grandeur et nous surpasser dans l’amour de nos frères et sœurs.  Dans l’ancien testament, dans la loi juive, c’est Dieu qui avait dit : « Œil pour œil… dent pour dent.  Tu aimeras ton prochain, tu haïras ton ennemi ».  Jésus arrive et va au-delà de ces préceptes.  Il nous dit pour arriver à la perfection de l’amour, il nous faudra aimer encore mieux.  Il nous donne 2 exemples concrets :

1er Jésus nous invite à ne pas nous venger de celui qui nous a fait du mal…  Tends-lui l’autre joue… donne-lui ton manteau… fais-en plus qu’il te demande… ne te détourne pas de lui.  Jésus ne nous invite pas à nous laisser faire et à se résigner devant le mal.  Il nous invite à vaincre en nous le désir de vengeance et à ne pas entrer dans le circuit de la violence.  Il nous invite à vaincre le mal par le bien.

2ème Aimez vos ennemis et priez pour eux.  Nous sommes toujours invités à détester le mal.  Jésus nous invite ici à nous élever au-dessus du niveau humain.  Aimez nos ennemis, ça dépasse nos possibilités humaines.  Aimer nos ennemis c’est vouloir aimer comme Dieu le fait.  Quand nous sommes devant un choix difficile, il nous faut nous placer devant un crucifix et dire : Toi Jésus tu es mort pour ceux qui te faisaient souffrir.  L’amour de l’ennemi ne peut venir que de Dieu.

Deux choses en terminant : vous allez dire :

  • Je n’ai pas d’ennemis : pensons à tous ceux qui nous énervent, ceux qui ne pensent pas comme nous, ceux qui nous font du mal… alors prions pour ces personnes.
  • Nous sommes invités par tout ce que nous venons de dire à imiter Dieu… c’est essayer chaque fois d’atteindre cette façon d’aimer que Dieu a envers nous.  Nous sommes les enfants de Dieu, le temple de Dieu.  Essayons d’aimer comme lui nous aime.

AMEN.

6ème dimanche ordinaire – 16 février 2020

Jésus aujourd’hui dans cet évangile, nous dit de quelle façon nous devons vivre les commandements et les lois, de quelle façon nous devons vivre sa venue au milieu de nous.

La première chose qu’il nous dit, il ne vient pas abolir quoi que ce soit.  En d’autres mots, il nous dit :  ce qui est ancien, ça ne veut pas dire que ce n’est pas bon.  Et en même temps ça ne veut pas dire qu’il faut le garder.  Ce qui est nouveau, ça ne veut pas dire que c’est bon ou que ce n’est pas bon.  Nous avons là tout le problème de l’évolution, du progrès de l’histoire.  Nous retrouvons ceux qui sont progressistes et ceux qui sont traditionnalistes.  Pour Jésus, il ne s’agit pas d’abolir le passé, ni de le conserver tel quel.  Jésus se sert du passé pour nous présenter de quelle façon nous avons à vivre notre relation à Dieu et aux autres.  Tout cela va plus loin que les écrits, que les lois.  Tout cela se situe au niveau du cœur.

Si votre justice ne surpasse pas celle des pharisiens…  Pour Jésus, la justice c’est : être seulement ce que Dieu veut que nous soyons.  Une personne juste c’est une personne en harmonie, en parfaite alliance avec ce que Dieu veut. C’est ainsi que Jésus dans cet évangile, nous propose une nouvelle façon d’être uni à lui, une nouvelle perfection à rechercher.  Il nous invite à nous surpasser.  Les 3 exemples de surpassement que Jésus nous propose sont essentiels à toute vie humaine qui veut grandir.

  • 1er La violence, les rapports de force entre les personnes.  « Tu ne commettras pas de meurtre – si quelqu’un insulte son frère – Accorde-toi vite avec ton adversaire ».  Voilà le premier lieu où il faut se surpasser : celui de nos relations humaines, de nos conflits, de notre agressivité.  Jésus connait bien le cœur de l’homme.  La haine, le mépris, le désir de dominer, la violence, pourrissent le cœur de l’homme.  Voilà pourquoi Jésus nous invite à nous réconcilier avant de prier.
  • 2ème La sexualité, les rapports entre les hommes et les femmes sont le 2ème lieu ou Jésus nous invite à nous surpasser.  Jésus nous invite au niveau du couple, au niveau du célibat, à nous surpasser dans la fidélité, dans l’engagement que nous avons pris, dans le respect de l’autre dans ce qu’il est.  Ce surpassement ne peut être vécu que dans l’amour.
  • 3ème La vérité : quand vous dites « oui »… que ce soit « oui »… quand vous dites « non »… que ce soit « non ».  Nous avons là tout le problème de la communication entre les personnes.  Nous sommes invités à éviter les combines, les magouillages, les mensonges, les faux fuyants, les faux semblants.  Jésus nous invite à nous surpasser dans la vérité.

Ainsi Jésus ne vient pas nous donner une morale nouvelle, il n’abolit rien.  Il vient juste achever de l’intérieur, au niveau du cœur.  Il vient nous inviter à nous surpasser pour aller vers l’idéal, vers Dieu.

AMEN.

3ème dimanche ordinaire – 26 janvier 2020

Dans cet évangile, nous assistons au début du ministère de Jésus.  Regardons comment il a fait.

  1. L’arrestation de Jean-Baptiste par Hérode devient l’élément déclencheur pour Jésus.  Il sort de Nazareth, son village.  Il sort de son anonymat et il commence sa prédication.  Où va-t-il?  Il aurait pu commencer à Jérusalem avec les grands prêtres dans le temple.  Non, il commence dans une région délaissée, mal vue au carrefour des nations.  Jésus va vers les plus délaissés… dans les territoires de Zabulon et Nephtali… route de la mer.

Ça prend du courage pour Jésus de prendre la relève de Jean-Baptiste.  Jésus s’engage dans une aventure qui va le conduire à son tour à être livré à la mort, comme pour Jean.  Parfois nous trouvons que notre vie est difficile, qu’il y a plein de conflits.  Nos conflits ne pourraient-ils pas être vécus en communion avec Jésus qui ne l’a pas eu facile?

  • Il vient habiter à Capharnaüm.  Il vient habiter en ville, à travers toutes sortes de gens.  C’était une ville de passage.  Il quitte la tranquillité.  Il arrive dans le brouhaha.  Il doit apprendre à connaitre les gens.  Jésus doit s’adapter aux changements pour commencer sa prédication du royaume. Et nous devant les changements, quelle est notre réaction?  Acceptons-nous de sortir de notre confort pour aller annoncer le royaume?  Est-ce que j’ose aller dans le pays de l’ombre et de la mort pour y faire pénétrer la lumière de Jésus?  Ou est-ce que je me tiens avec les gens qui pensent comme moi?
  • Jésus annonce le même message que celui de Jean : « Convertissez-vous ».  Quand Jésus va être tué, Pierre qui prend la relève, va répéter le même message : « Convertissez-vous ».  La question que nous devons nous poser : Est-ce que nous sommes convaincus que nous devons nous convertir, faire ce retournement… changer?  Pourquoi est-il si difficile de se convertir?  C’est parce que naturellement nous sommes tournés vers nous.  Alors quel est le retournement que Jésus me demande?
  • Jésus leur dit : « Venez derrière moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes ».  Le premier acte de Jésus, ce n’est pas un miracle c’est un appel, un appel qui se fait en plein cœur de la vie ordinaire, de la vie professionnelle.  N’oublions pas que c’est Jésus lui-même qui prend l’initiative d’appeler.  De plus les personnes qu’il appelle, ce sont de simples personnes, ordinaire, sans diplôme, mais avec du cœur au ventre, des personnes qui cherchent Dieu.  Elles étaient des disciples de Jean-Baptiste.

Soyons assurés que Jésus continue à appeler.  Il appelle aujourd’hui bien des catholiques à s’engager à être catéchètes, à être responsables de communautés.  Il y a bien des sortes d’appel.

C’est ainsi que Jésus commence son ministère, et il continue à le faire en enseignant et en guérissant. Il annonce la Bonne Nouvelle.  Jésus est cet homme plein de tendresse qui se laisse émouvoir par toutes les sortes de souffrances et qui guérit.

AMEN.

2ème dimanche ordinaire – 19 janvier 2020

Aujourd’hui, dans cette rencontre de Jean-Baptiste avec Jésus, c’est un monde nouveau qui commence, un monde d’amour.

Jean nous dit : « Je ne le connaissais pas », pourtant c’était son cousin.  Jean découvre que Jésus vient d’ailleurs, il est plus qu’un homme.  Nous ne connaissons pas Jésus, tant que nous en restons à l’humain au niveau de Jésus.  C’est ce à quoi nous invite Jean-Baptiste aujourd’hui : apprendre à connaitre Jésus.  Ne pas en rester au niveau superficiel, mais approfondir ce qu’il nous dit au sujet de Jésus.  Bien des gens du temps de Jésus l’ont vu, l’on côtoyé mais ne l’ont pas connu.  Ils n’ont pas saisi qui il était.

Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.  Voici indique une révélation.  Voici Moïse.  Voici la Vierge.  Voici le Messie.  Voici l’agneau de Dieu…qui enlève le péché…  Pour l’homme moderne, l’agneau, le péché, ça ne dit pas grand-chose, mais pour les juifs du temps, c’était toute une révélation.

  • L’agneau, c’était l’agneau égorgé dans le temple, c’était l’agneau pascal.  C’était l’agneau qu’on immolait, innocent.  C’était le bélier qui venait libérer des injustices.  C’était la venue du salut.
  • Le péché, c’est le mal inhérent en nous. Jésus vient libérer le mal du monde.  Jésus devient notre sauveur.  Il est celui qui prend sur lui notre péché, le mal.  Et c’est lui qui vient nous apporter la paix.

Ainsi à la messe quand tu tends la main pour recevoir l’agneau de Dieu, c’est à tout cela qu’il faut penser : celui qui apporte la vraie réconciliation, la vraie fraternité, l’amour dans ton couple, la compréhension.  C’est un don de Dieu que tu reçois.

Derrière l’apparence humaine de Jésus, c’est tout un mystère qui se cache.  « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu ».  Alors nous qui prétendons parfois connaitre Jésus, être proche de lui, nous n’aurons jamais fini de le connaitre, de le saisir, de le découvrir.  Voilà pourquoi devant Jésus il nous faut nous faire tout petit, tout pauvre et ouvert à sa Parole.

Oui j’ai vu et je rends ce témoignage, c’est lui le Fils de Dieu.  Il nous appartient de prendre le temps de côtoyer Jésus.  De le rencontrer dans la prière, l’adoration, dans la lecture de sa Parole afin de nous laisser transformer par lui, de nous laisser recréer.  Acceptons de revivre notre baptême, notre entrée dans l’Esprit- Saint, de nous laisser renouveler de l’intérieur pour entrer dans ce monde d’amour que Jésus vient instaurer.

C’est ainsi que nous pourrons témoigner de Jésus en l’aimant et en vivant les béatitudes dans notre relation avec les autres.

AMEN.

Le baptême de Jésus – 12 janvier 2020

  1. Jésus commence aujourd’hui sa mission de se présenter au monde pour faire connaitre Dieu.  Il arrive d’une région souvent méprisée, méconnue.  Qu’est-ce qu’il peut sortir de bon de Nazareth, de Galilée?

Arrivant de Galilée, parait Jésus.  On ne sait rien de lui.  Il parait sur les bords du Jourdain appelé le Descendeur.  Il a sa source à 520 mètres d’altitude et il descend dans la mer morte à 400 mètres au-dessous du niveau de la mer.  Quelle est cette descente, si ce n’est la descente de Dieu vers nous.

  • Jésus vient s’intégrer dans la ligne des pécheurs qui attendent pour recevoir ce baptême de conversion.  Jésus se fait solidaire de tous les pécheurs.  Jésus nous rejoint dans notre désir de conversion.  C’est un évènement historique, rapporté par les 4 évangélistes…

Le fait qu’il se joigne à la filée des pécheurs et qu’il veuille se faire baptiser, ça change compètement la vision que se faisait Jean Baptiste du Messie.  Un messie juge qui allait abattre tous les pécheurs qui ne veulent pas se convertir.  C’est pour cela que Jean ne veut pas baptiser Jésus…

Jésus lui dit : « Pour le moment laisse faire, en faisant cela on va accomplir la volonté de Dieu : C’est de cette façon que nous devons accomplir ce qui est juste ».

  • C’est ainsi que Jésus manifeste sa vraie mission : agir de façon à accomplir ce que Dieu le Père attend de lui.  Jésus respecte la tradition et en même temps il vient complètement changer notre façon de voir Dieu.  Jésus n’est pas un révolutionnaire mais il change tout.

Jean n’a pas compris mais il le laisse faire.  Jésus descend dans le Jourdain, puis il remonte de l’eau.  Ce double mouvement vient symboliser ce que fait Dieu pour nous.  En Jésus Dieu descend à la rencontre de l’humanité pécheresse : Jésus né, crucifié, mort, descendu aux enfers, puis il remonte, il ressuscite, il monte aux cieux.

  • Les cieux s’ouvrirent, les cieux avec cette venue de Jésus ne sont plus fermés.  Pour tous ceux et celles qui croient en Jésus le ciel est ouvert au-dessus de leur tête. L’Esprit de Dieu est là qui donne la vie.

Des cieux une voix : « Celui-ci est mon Fils bien aimé ».  Nous avons là l’expression même de la Sainte Trinité :

  • Un Fils qui est envoyé et oint;
  • Un Père qui nous le présente;
  • L’Esprit qui donne vie qui l’oint.
  • St-Pierre dans la 2ème lecture nous montre l’action de l’Esprit dans la vie de Jésus.  « Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.  Là ou il passait, il faisait le bien et guérissait, car Dieu était avec lui ».

Ainsi notre baptême nous incite à faire la volonté du Père et à laisser l’Esprit agir en noces pour faire le bien et à nous revêtir de bonté.

AMEN.

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