Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l’horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l’abbé Laval Bolduc

 pour retrouver les lectures, allez sur le site de l’Évangile au quotidien et sélectionnez la date.

6ème dimanche après Pâques – 17 mai 2020

1. Bien des personnes aujourd’hui se questionnent sur Dieu. Est-ce que Dieu existe vraiment? Est-ce qu’il est aussi bon qu’on le dit? Alors s’il est bon pourquoi accepte-t-il qu’il y ait du mal? De plus est-ce que quelqu’un l’a vu? C’est cela que Philippe demandait à Jésus dans l’évangile de dimanche dernier : « Montre-nous Dieu le Père et cela nous suffit ». Et Jésus de répondre : « Philippe celui qui me voit, voit le Père ». Alors, il nous appartient de mieux connaitre Jésus, si nous voulons connaitre Dieu.

2. Jésus qui est Dieu, s’est fait homme, pour venir nous montrer jusqu’où va l’amour de Dieu pour nous. Il est venu donner sa vie par amour. Il est allé jusqu’au bout de l’amour. Et Jésus, en nous présentant cet amour, nous invite à notre tour à l’aimer : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ». Jésus nous avait demandé de croire en lui dans l’évangile de dimanche dernier. Aujourd’hui il va plus loin, il nous invite à l’aimer. Remarquons que l’amour est toujours lié à l’obéissance. Aimer Jésus, c’est observer ses commandements, c’est demeurer fidèle à ses paroles.

3. Ce monde moderne dissocie souvent l’obéissance de l’amour ou de l’amitié. Pourtant nous le savons et l’expérimentons, quand nous aimons vraiment quelqu’un de toute notre âme, on est prêt à tout, on sent ce que l’autre aime et désire. Sans aucune contrainte, on fait tout ce que nous pouvons pour donner à l’autre ce qu’il aime et désire. Le danger dans l’amour, c’est de s’aimer dans l’autre. En d’autres mots, ce n’est pas l’autre que j’aime, c’est moi que

j’aime en l’autre et je me sers de l’autre pour assouvir ma passion. Ceci explique bien des échecs dans l’amour, ainsi que l’athéisme.

4. Jésus est tourné vers son Père. Il lui obéit en tout et comme il sait que ce ne sera pas facile pour nous d’aimer Jésus, d’observer ses commandements, il nous dit qu’il prie le Père de nous envoyer l’Esprit-Saint, le défenseur, celui qui va nous aider à marcher dans la vérité de l’amour à la suite de Jésus, malgré les persécutions, malgré les moqueries et l’indifférence du monde. Il s’agit ici de l’Esprit de vérité, que le monde ne voit pas, mais qui va demeurer en nous et qui va nous permettre de découvrir que Jésus est vivant et que nous demeurons dans l’intimité avec Jésus et avec le Père.

5. C’est ainsi que Jésus, même s’il part vers le Père, ne nous laisse pas seul, ne nous abandonne pas, ne nous laisse pas orphelins : « Le don de l’Esprit défenseur, de l’Esprit de vérité devient la nouvelle présence de Jésus en nous ». Demandons aujourd’hui à Jésus de nous envoyer son Esprit Saint nous montrer à aimer comme lui-même nous aime.

AMEN.

5ème dimanche après Pâques – 10 mai 2020

1. Pour bien saisir toute la portée du message de Jésus dans cet évangile, il nous faut revoir le contexte dans lequel ces paroles de Jésus ont été dites. Jésus nous dit une parole qui fait du bien dans la situation ou nous sommes de la Covid-19. « Ne soyez pas bouleversés », vous qui avez peur, vous qui êtes inquiets pour vos parents et amis, vous qui êtes angoissés à cause de votre santé. Jésus le répète, « Ne soyez donc pas bouleversés ».

Cette parole de Jésus prend encore plus de force quand nous pensons au contexte dans lequel se trouvait Jésus quand il a parlé ainsi. C’était le soir du jeudi saint, après le repas. Jésus venait d’annoncer qu’il allait être trahi par Judas et que même Pierre allait le renier. Il allait être arrêté. Il fallait souffrir et mourir. Le climat était à la peur comme il arrive devant une maladie, devant le chômage, devant la pandémie, devant la pollution, la perte des valeurs. Que va-t-il arriver de nous, de l’humanité? C’est dans un contexte semblable que Jésus demeure plein d’optimisme et c’est lui qui remonte le moral de ses apôtres en les invitant à ne pas être bouleversés, à ne plus avoir peur de rien.

2. La principale raison que Jésus nous donne de ne pas avoir peur… tournez votre regard vers la foi. La paix profonde de Jésus ne s’appuie pas sur l’humain, elle s’appuie sur Dieu. « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ». Sa paix ne peut être détruite, elle vient de Dieu.

3. Et Jésus leur dit : « Cette confiance que vous donnez à Dieu, faites là aussi envers moi ». Nous sommes en face du mystère de l’incarnation ou Dieu se fait homme en Jésus. C’est là que Jésus nous parle du Père, nous tourne vers le Père ou il va retourner. Jésus nous amène à nous tourner vers le Père et il voit sa mort comme un retour à la maison.

4. C’est alors que Jésus nous dit que nous aussi nous sommes invités avec lui à retourner à la maison et que nous avons une place dans cette demeure de Dieu. Philippe qui nous représente lui dit : « Montre-nous le Père… », et Jésus de répondre : « Celui qui me voit, voit le Père ». D’où l’importance pour nous d’apprendre à connaitre et à aimer Jésus, pour découvrir de plus en plus comment le Père est bon, miséricordieux, prêt à nous tendre la main et à nous faire une place chez lui.

5. Voilà l’essentiel de notre mission, connaitre Jésus, vouloir devenir comme lui. Être des pierres vivantes à l’image de Jésus comme dit St-Pierre : « Lui pierre vivante, approchez vous de Lui, Lui rejeté par les humains, mais choisi par Dieu ». C’est ainsi que nous bâtissons la demeure spirituelle qui convient à Dieu. C’est ainsi qu’à l’occasion de la fête des mères, une famille peut devenir pierre vivante en intégrant le message de Jésus dans leur quotidien. Vivre en imitant Jésus et en sachant qu’il est là présent avec nous au quotidien.

AMEN.

3ème dimanche après Pâques – 26 avril 2020

  1. De nos jours, les archéologues n’ont pas encore réussi à situer l’endroit exact où se situait Emmaüs.  Alors on a dit : tracez un cercle de deux heures de marche de Jérusalem.  Emmaüs est à quelque part là.  Tout cela est significatif : n’importe où dans le monde, toute personne peut se trouver à Emmaüs… là on peut faire la rencontre de Jésus vivant.  Nous sommes nous aussi sur cette route qui conduit à Jésus.
  • Ils discutaient de ce qui s’était passé.  Depuis un mois, tout le monde sur la planète parle du virus.  Cette pandémie… on ne sait pas trop quoi faire… qui frappe partout, qui fait mourir bien des personnes.  La situation semble parfois sans issue, nous cherchons des solutions.  C’est une situation lourde et Jésus lui-même s’approche de nous et marche avec nous.  Et ils ne le reconnaissaient, comme nous encore aujourd’hui nous ne le reconnaissions pas.
  • De quoi discutiez-vous en chemin?  Jésus connait nos problèmes, nos peines, nos désespoirs et c’est bon de penser qu’il n’ignore pas ce qui nous arrive.  Voilà pourquoi aujourd’hui laissons-nous regarder par Jésus.  Laissons-nous interroger par Jésus.  Là, ils commencent à tout raconter à Jésus… comment celui qu’ils aimaient est mort… ce que les femmes ont vu…  Ils racontent leur déception, leur désarroi.  Ils avaient espéré en Jésus.  Ils sont déçus, ils se sentent abandonnés.  Jésus les laisse s’exprimer et vider leur sac de reproches, de déceptions.  Jésus les écoute longuement et patiemment.
  • Qu’est-ce que les disciples avaient vu de Jésus?  On peut penser qu’ils ne l’avaient vu que de l’extérieur, par des miracles, par ses discours.  Ils le voyaient comme un prophète et surtout ils attendaient la libération, ils attendaient un prophète puissant.  Ils n’ont vu de Jésus que de l’extérieur : ses succès, sa prédication, sa passion et sa mort.  Ils n’avaient pas vu le vrai Jésus.
  • Nous avons été bouleversés par quelques femmes, mais lui nous ne l’avons pas vu.  Ils ne sont pas prêts à vivre un évènement comme la résurrection et pourtant le tombeau est vide mais ça ne suffit pas.  Leurs yeux sont aveuglés comme bien des fois ça nous arrive de ne pas voir parce que nous ne sommes pas prêts.
  • Alors Jésus va leur proposer de voir tous ces évènements avec la foi, avec une autre lumière, pour leur montrer que peut-être à travers tous ces évènements tristes.  Dieu était présent, nous montrant son amour par la croix qui devient glorieuse.  Jésus leur montre d’une certaine façon que sa venue était prévue pour montrer la grande miséricorde de Dieu.
  • Qu’est-ce qui les amène à voir : c’est leur ouverture de cœur : « Reste avec nous… viens manger avec nous ».  C’est là qu’ils le reconnurent à la fraction du pain.  Jésus disparait à leurs yeux.  Jésus nous dit que dorénavant tout contact avec lui se fera dans la foi.  Ainsi Jésus vivant va demeurer toujours surprenant pour nous qui marchons avec lui.

AMEN

2ème dimanche de Pâques – 19 avril 2020

Le soir venu, le dimanche après la mort de Jésus, Jésus vient rencontrer ses disciples qui ont peur, renfermés, embarrés dans le cénacle.  Ce n’est pas par hasard que Jésus vient à ce moment-là.  Nous savons que les disciples au début de l’Église se réunissaient le dimanche, et c’est au moment de leur rencontre du dimanche, que Jésus vient.  Et c’est encore ainsi que Jésus vient, au milieu de nous.  Notre foi n’est pas une affaire personnelle.  La présence de Jésus ressuscité est surtout ressentie lors d’une rencontre communautaire.  L’importance de notre rencontre du dimanche nous est montrée par cet évangile.

Huit jours après la résurrection, encore un dimanche ou les disciples sont rassemblés, Jésus vient au milieu d’eux.  Par sa Parole, par son pain, il vient encore au milieu de nous aujourd’hui.  Jésus nous redit encore : « La paix soit avec vous ».  Cette paix fait naitre en nous la joie de Pâques!

Cette année, à cause de la pandémie, nous n’avons pas cette grâce de pouvoir être réunis ensemble dans l’église pour pouvoir partager avec Jésus sa Parole et son pain.  Mais nous pouvons le faire quand même par le désir d’être ensemble.  Par le désir de communion à Jésus et aussi par cette écoute de sa Parole grâce à la télé ou l’internet.  C’est ainsi que nous pouvons participer à cette joie de Pâques en disant avec St-Pierre dans la 2ème lecture : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ, dans sa grande miséricorde.  Il nous a fait renaitre pour une vivante espérance, grâce à sa résurrection d’entre les morts ».  C’est ainsi qu’il nous fait participer à son héritage.

C’est ainsi que Jésus, en leur offrant sa paix, fait passer ses disciples de la peur à la joie, parce que les portes étaient verrouillées par peur des juifs.  Et Jésus leur donne une mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ».  Aujourd’hui cette mission liée à la joie de Pâques nous est confiée à notre tour.  Nous sommes appelés à être des disciples missionnaires pour porter au monde la joie de l’évangile.

Cette mission se fera non pas par des grands discours, mais comme Jésus a su le faire tout au long de sa vie par des rencontres.  Jésus est un être de rencontre.  Jésus est rempli de miséricorde et de tendresse.  Il regarde les gens.  Il ne leur parle pas de haut.  Il les guérit.  Il les accueille.  Il pardonne les péchés.

Cette mission que nous avons, en est une de rencontre et d’accueil des personnes.  Cette mission, c’est une mission de miséricorde.  Comme Jésus l’a dit : « Recevez l’Esprit Saint, à qui vous remettrez ses péchés ».  Guidés par l’Esprit Saint, nous sommes porteurs et porteuses de miséricorde.

AMEN.

5ème dimanche du carême – 29 mars 2020

Jésus demeura pourtant 2 jours à l’endroit où il se trouvait, et cela après qu’il eut appris que son ami était malade.  Pourquoi avoir attendu 48 heures avant de se mettre en marche?  Avait-il peur des juifs qui voulaient le faire mourir?  En réalité Jésus a attendu tout ce temps pour que la gloire de Dieu se manifeste et pour nous aider à croire.  « Je me réjouis de ne pas avoir été là, pour que vous croyez! »

Ce long délai de 48 heures, à première vue inexplicable, ressemble beaucoup à nos attentes interminables face à Dieu qui n’intervient pas toujours au moment où nous lui demandons une faveur. Jésus ne semble pas avoir les mêmes priorités que nous.  Nous n’avons qu’à penser à la tempête apaisée, où Jésus dort dans la barque pendant que la tempête fait rage et que les apôtres s’affolent.

Jésus a tardé volontairement à rejoindre Lazare et ses 2 sœurs qui sont ses amis.  Même s’il les aime, Jésus ne se laisse jamais conduire par ses seuls sentiments.  Mais il cherche d’abord et avant tout à faire la volonté du Père, à remplir sa mission.  Jésus le sait, sa mission ce n’est pas de nous épargner la souffrance et le deuil mais plutôt  de transformer nos souffrances et notre mort par sa résurrection.  Jésus sait qu’il n’échappera pas à la mort.

C’est en pensant à sa résurrection et aussi à la nôtre qui suivra la sienne que Jésus parle toujours de la mort comme d’un sommeil.  « Lazare, notre ami s’est endormi, mais je vais le tirer de ce sommeil ».  Pour Jésus la mort est un simple sommeil et le tombeau devient un lieu où on se repose en attendant le réveil.  Tout cela tient à cause de la résurrection de Jésus qui va venir après sa mort et à laquelle nous participerons tous.

Le véritable but de cette page d’évangile n’est pas le réveil de la mort physique de Lazare mais le fait de faire progresser la foi de tous ceux et celles qui entourent Jésus.  Jésus demande à Marthe : « Moi je suis la résurrection et la vie, crois-tu cela?  Oui Seigneur je le crois ».  Ainsi mettre sa foi en Jésus le Christ c’est cela : croire qu’il est la résurrection et la vie.  Peu importe le moment, même au cœur de nos pires souffrances et de notre nuit.

L’action de grâce de Jésus, remarquons-le, ne porte pas sur le miracle de la résurrection de Lazare, mais sur le fait que le miracle va aider les gens à grandir dans la foi.  « Père, je te rends grâce, afin que ceux-ci croient que tu m’as envoyé ».  Ainsi fort de cette promesse qu’un jour nous ressusciterons à la suite de Jésus, nous sommes invités à grandir dans la foi et à ne plus avoir peur, ni être anxieux ou inquiet.

Bien souvent la mort semble se trouver au bout de notre route, et pourtant nous avons toute notre vie pour nous préparer à la vie éternelle.

AMEN.

4ème dimanche du carême – 22 mars 2020

Il y a 2 semaines, après une messe, un monsieur vient me voir et me dit : « Comment se fait-il qu’il y ait tant d’incohérence dans l’Église entre ce que Jésus a dit et ce que les représentants de l’église font »?  Il me dit : « Ma conjointe devient enragée en voyant cela ».  C’est vrai que nous pouvons nous poser bien des questions sur notre Église, sur ses représentants, face à tous les scandales que nous découvrons.

C’est ce que nous voyons dans cet évangile : plein de questions.  En fait il y a 16 questions de posées : « Qui est Jésus?  D’où vient le mal?  Qui a péché?  Est-il bien aveugle?  En effet ce sont toutes ces questions formulées par lui-même ou par d’autres qui permettent à l’aveugle d’avancer jusqu’à la pleine découverte de Jésus.

Voilà pourquoi un chrétien ne doit pas dire que s’il a la foi, il ne se pose pas de questions.  Au contraire, loin d’être des obstacles, toutes les questions que nous pouvons avoir devraient nous stimuler, comme l’aveugle-né, à découvrir la vraie personne de Jésus, le Christ.

Regardons le chemin parcouru par l’aveugle dans cet évangile.  Il est long, il fait face à 4 procès de la part des voisins, des pharisiens à 2 reprises et de la part de ses parents.  Il est assailli de questions.  Il est rejeté par ses parents et par les pharisiens de sa communauté, il perd le Christ et par après, il le retrouve pour se prosterner à la fin devant lui.  Un long cheminement l’a conduit en la foi au Christ.

Ainsi en est-il pour nous.  Le thème du carême est bien approprié : grandir dans la foi.  Si nous pensons que nous avons la foi et que tout est correct nous nous faisons illusion.  Notre foi est incomplète, elle grandit lentement au gré des questions, des scandales et des doutes.  Je suis assuré que le monsieur qui m’a parlé il y a 2 semaines, que sa foi continue à grandir parce qu’il continue à aimer Dieu et à le prier.  En fait dans notre foi, nous sommes en marche vers notre accomplissement total, c’est-à-dire, arriver jusqu’à Jésus et le rencontrer.

L’aveugle-né, par sa guérison, est appelé à être témoin : il a rencontré le Christ, il se fait questionner.  Il essaie de répondre et de dire ce qu’il a vécu.  Au début il a peur… il le fait avec courage, il ne sait pas trop comment dire.  Plus le récit avance, plus il a de l’audace au point de dire aux pharisiens : Voulez-vous, vous aussi être ses disciples?  En fait, plus il témoigne, plus son témoignage s’affermit.

Nous sommes comme chrétiens et chrétiennes appelés à témoigner.  Arrêtons de dire que nous ne sommes pas capables.  C’est comme pour l’aveugle-né, c’est en nous risquant à témoigner, malgré notre petitesse, nos limites, que peu à peu nous deviendrons de véritables témoins.  En envoyant l’aveugle se laver à la piscine, Jésus veut nous inviter à exprimer notre foi souvent par un geste tout simple et c’est ainsi que nous témoignerons et que nous grandirons dans la foi.

AMEN.

3ème dimanche du carême – 15 mars 2020

  1. Nous voici déjà arrivé au 3ème dimanche du carême.  Durant ce carême notre objectif demeure : grandir dans la foi en offrant à Jésus notre vie, en cherchant à marcher à la suite de Jésus.  En fait ce que nous voulons c’est de nous approcher de Jésus, mieux le connaitre, l’aimer encore plus.
  • Lors du 1er dimanche du carême, nous avons vu Jésus mis à l’épreuve par cette tentation d’être un messie puissant au lieu d’être un messie souffrant.  Jésus accepte de vivre sa mission avec sa condition humaine.  Il le fait humblement.

Lors du 2ème dimanche jésus nous montre sa divinité.  Il n’est pas un homme ordinaire.  Il est habité par la présence de Dieu.  «… Celui-ci est mon Fils bien aimé.  Écoutez-le ».  Nous sommes invités à le regarder, à l’adorer et à l’écouter.

  • Aujourd’hui en ce 3ème dimanche, Jésus rencontre près d’un puits une femme qui vient chercher de l,eau.  Cette femme a besoin d’eau pour étancher sa soif.  Cette femme nous représente chacun et chacune qui avons des soifs… qui avons besoin de cette eau que Jésus va nous donner pour étancher nos soifs d’aimer, de bonheur, de Dieu.

En regardant Jésus avec la Samaritaine que retenons-nous :

  1. Jésus nous demande à boire. Jésus a besoin de nous, de notre aide, de notre amour.  En demandant un service à la Samaritaine, Jésus brise les tabous, il agit comme un homme libre et éveille en cette femme une attente et une soif qui changeront sa vie.  À nous de découvrir que nous avons quelque chose à donner à Jésus.
  • Seigneur donne-la-moi, cette eau vive, que je n’aie plus soif.  Jésus se présente comme étant la source… de son coté est sortie de l’eau.  Nous avons été baptisées dans l’eau et l’Esprit.  Jésus veut nous attirer à lui pour étancher nos soifs profondes.
  • Seigneur, je le vois, tu es un prophète.  C’est lui Jésus qui dit à la femme ce qu’elle est.  Il lui dit que sa soif d’aimer peut devenir une source, il lui indique comment adorer Dieu en Esprit et en vérité.
  • La femme laissant sa cruche… revint à la ville.  Cette rencontre avec Jésus transforme cette femme.  Elle laisse là sa cruche, c’est-à-dire : toute sa vie passée.  Elle coure communiquer sa joie aux autres.  Elle devient missionnaire.
  • Nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde.

Demandons en ce dimanche la grâce de faire cette rencontre avec Jésus.  Il se présente de biens des façons à nous. Il s’agit d’ouvrir notre cœur lors de nos rencontres.  Il se présente ce matin dans cette eucharistie.  Il est cette source d’eau vive.  À nous de nous abreuvoir, pour devenir source à notre tour.

AMEN.

2ème dimanche du carême – 08 mars 2020

  1. En ce temps du carême, cette année nous avons comme objectif de grandir dans la foi tout en nous demandant si nous voulons toujours suivre Jésus, en lui faisant confiance et en lui offrant notre vie.  En somme, ce que nous désirons c’est de nous rapprocher de Jésus, mieux le connaitre et l’aimer en tournant notre regard vers lui.
  • Lors du 1er dimanche du carême, nous avons contemplé Jésus aux prises  avec les tentations.  Jésus qui refusait ces tentations de profiter de sa divinité pour régler ses problèmes de faim, de souffrances et de pouvoir.  Jésus se fait humble et accepte de vivre comme nous sa condition humaine.

Aujourd’hui en ce 2ème dimanche du carême, nous contemplons sa divinité cachée.  Pourquoi Jésus se montre-t-il ainsi à ses apôtres?  C’est parce qu’il veut leur faire comprendre que la gloire va venir mais après les souffrances et la mort.

  • De cet épisode de la Transfiguration retenons certaines choses évidentes que parfois nous sommes portés à oublier.
  1. Jésus monte à l’écart… sur la montagne, loin des foules, dans le silence.  Jésus nous fait comprendre qu’on ne rencontre bien Dieu que dans le silence.  C’est ainsi que Jésus nous invite en ce temps du carême à trouver des temps de silence et de solitude pour regarder Jésus, pour le rencontrer, pour le prier.
  • Jésus est transfiguré… son visage devient brillant… Il y a quelque chose de mystérieux en lui.  Il n’est pas un homme ordinaire.  La présence de Dieu l’habite : la blancheur, la nuée, la voix céleste…  Jésus est le nouveau Moïse.  Il apporte une loi nouvelle.  Sa Parole est sure.  Nous devons l’écouter, le regarder, le contempler.  Apprendre à découvrir la beauté des personnes en regardant leur visage.  Le visage révèle en profondeur ce que nous sommes.  Apprendre à présenter un visage accueillant et miséricordieux.
  • Jésus monte sur la montagne, puis il invite ses apôtres à descendre.  Par cette façon de faire Jésus nous montre que notre vie de foi ne sera pas un chemin facile.  Il va nous falloir monter, traverser des obstacles et il va falloir descendre.  Il va y avoir des hauts et des bas dans notre cheminement, rien n’est droit et stable.
  • Pierre dit à Jésus : « Il est bon que nous soyons ici, je vais dresser 3 tentes ».  Pierre a ce désir de vouloir garder Jésus pour lui, de s’installer dans sa foi et dans la compagnie de Jésus.  Jésus l’invite à descendre… Nous ne pouvons pas garder Dieu pour nous.  Nous ne pouvons pas nous installer dans notre foi… il nous faut descendre et aller vers les autres.
  • À la fin les apôtres tombent la face contre la terre.  C’est l’adoration, c’est l’acte suprême de l’homme.  Aimer, adorer, s’ouvrir à l’autre par l’amour.  En ce 2ème dimanche du carême, regardons Jésus, prenons le temps de l’adorer en lui disant tout notre amour.  C’est ainsi que l’eucharistie est une halte rafraichissante avec Jésus.  Puis il faut repartir vers nos tâches.

AMEN.

1er dimanche du carême – 1er mars 2020

Au début de son ministère Jésus a reçu le baptême, puis avant de commencer ce ministère, Jésus fait une sorte de retraite de solitude, de silence ou il se retourne face à lui-même, face à sa mission.  La tentation fait partie du projet de Dieu.  La tentation signifie : mise à l’épreuve.  La tentation c’est positif.  Elle vérifie notre amour.  Jésus va être mis à l’épreuve tout comme nous.  Ainsi nous pouvons considérer nos épreuves de façon positive, en pensant que Jésus à travers ses épreuves, a trouvé l’exaltation de son amour et de sa fidélité envers son Père.

Dans ce texte de l’évangile, nous avons un résumé, une mise en scène de toutes les tentations que Jésus a eu à vivre au cours de son ministère.  Constamment Jésus a dû se défendre d’utiliser sa divinité pour s’épargner des soucis humains.

Dans ces 3 tentations, le diable sème le doute sur l’identité de Jésus.  « Si tu es le Fils de Dieu… ».  De plus, dans ces 3 tentations le diable essaie de pousser Jésus à sortir de son humanité et à se servir seulement de sa divinité.

La 1ère tentation : la tentation contre l’espérance : on demande à Dieu d’enlever tout ce qui nous fait souffrir.  On se cache contre la souffrance. Nos sens ont faim et nous cherchons à assouvir cette faim de bien des façons matérielles.  Alors, de quoi avons-nous le plus faim : de la Parole de Dieu, ou de toutes les séductions de la terre?

La 2ème tentation: l’épreuve de la foi : tentation typique du peuple de Dieu et de nous.  On demande des signes à Dieu.  Jésus a été tenté toute sa vie de jouer au Dieu puissant et ce fut difficile d’accepter d’être le Messie pauvre et souffrant.

Tout chrétien a cette tentation contre la foi, du vide, de l’absence de Dieu.

La 3ème tentation : l’épreuve contre l’amour.  Abandonner Dieu pour se tourner vers les idoles.  Nous sommes tentés de diviniser toutes sortes d’idoles : l’argent, le pouvoir, le plaisir…

Quand on regarde les tentations de Jésus au désert, nous sommes invités à approfondir notre situation de fils de Dieu en tant que baptisésRéaffirmer notre dignité de fils de DieuRéaffirmer l’importance de la Parole de Dieu pour bien découvrir qui nous sommes : les fils de Dieu.

Remarquons dans ces tentations, le diable essaie d’amener Jésus à sortir de son humanité. Remarquons que de tout temps, les humains ont eu cette tentation de vouloir être des dieux.  Nous n’avons qu’à penser à bien des films qui sont fait en ce sens.  À nous aujourd’hui de réaffirmer notre foi et d’accueillir notre condition de fils de Dieu.

AMEN.

7ème dimanche ordinaire – 23 février 2020

En ce dimanche, la Parole de Dieu nous invite à regarder comment nous aimons nos frères et nos sœurs.  Dimanche dernier, Jésus nous invitait à nous surpasser.  Aujourd’hui, il nous invite à la perfection de l’amour.

Une première chose qui me frappe et qui est très importante pour que nous puissions aimer vraiment comme Jésus nous demande de le faire, c’est de découvrir que chacun et chacune de nous, nous sommes le temple de Dieu, le sanctuaire de Dieu.  C’est ce que nous dit St-Paul dans la 2ème lecture : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu? »  Comme dit St-Paul : « Le Christ habite en vous ».  Si je blesse quelqu’un, si j’essaie de le détruire… comme nous le voyons, chacun et chacune de nous, nous sommes très grands et le Christ habite en nous.

C’est dans ce sens que Jésus nous parle aujourd’hui en nous invitant à reconnaitre notre grandeur et nous surpasser dans l’amour de nos frères et sœurs.  Dans l’ancien testament, dans la loi juive, c’est Dieu qui avait dit : « Œil pour œil… dent pour dent.  Tu aimeras ton prochain, tu haïras ton ennemi ».  Jésus arrive et va au-delà de ces préceptes.  Il nous dit pour arriver à la perfection de l’amour, il nous faudra aimer encore mieux.  Il nous donne 2 exemples concrets :

1er Jésus nous invite à ne pas nous venger de celui qui nous a fait du mal…  Tends-lui l’autre joue… donne-lui ton manteau… fais-en plus qu’il te demande… ne te détourne pas de lui.  Jésus ne nous invite pas à nous laisser faire et à se résigner devant le mal.  Il nous invite à vaincre en nous le désir de vengeance et à ne pas entrer dans le circuit de la violence.  Il nous invite à vaincre le mal par le bien.

2ème Aimez vos ennemis et priez pour eux.  Nous sommes toujours invités à détester le mal.  Jésus nous invite ici à nous élever au-dessus du niveau humain.  Aimez nos ennemis, ça dépasse nos possibilités humaines.  Aimer nos ennemis c’est vouloir aimer comme Dieu le fait.  Quand nous sommes devant un choix difficile, il nous faut nous placer devant un crucifix et dire : Toi Jésus tu es mort pour ceux qui te faisaient souffrir.  L’amour de l’ennemi ne peut venir que de Dieu.

Deux choses en terminant : vous allez dire :

  • Je n’ai pas d’ennemis : pensons à tous ceux qui nous énervent, ceux qui ne pensent pas comme nous, ceux qui nous font du mal… alors prions pour ces personnes.
  • Nous sommes invités par tout ce que nous venons de dire à imiter Dieu… c’est essayer chaque fois d’atteindre cette façon d’aimer que Dieu a envers nous.  Nous sommes les enfants de Dieu, le temple de Dieu.  Essayons d’aimer comme lui nous aime.

AMEN.

6ème dimanche ordinaire – 16 février 2020

Jésus aujourd’hui dans cet évangile, nous dit de quelle façon nous devons vivre les commandements et les lois, de quelle façon nous devons vivre sa venue au milieu de nous.

La première chose qu’il nous dit, il ne vient pas abolir quoi que ce soit.  En d’autres mots, il nous dit :  ce qui est ancien, ça ne veut pas dire que ce n’est pas bon.  Et en même temps ça ne veut pas dire qu’il faut le garder.  Ce qui est nouveau, ça ne veut pas dire que c’est bon ou que ce n’est pas bon.  Nous avons là tout le problème de l’évolution, du progrès de l’histoire.  Nous retrouvons ceux qui sont progressistes et ceux qui sont traditionnalistes.  Pour Jésus, il ne s’agit pas d’abolir le passé, ni de le conserver tel quel.  Jésus se sert du passé pour nous présenter de quelle façon nous avons à vivre notre relation à Dieu et aux autres.  Tout cela va plus loin que les écrits, que les lois.  Tout cela se situe au niveau du cœur.

Si votre justice ne surpasse pas celle des pharisiens…  Pour Jésus, la justice c’est : être seulement ce que Dieu veut que nous soyons.  Une personne juste c’est une personne en harmonie, en parfaite alliance avec ce que Dieu veut. C’est ainsi que Jésus dans cet évangile, nous propose une nouvelle façon d’être uni à lui, une nouvelle perfection à rechercher.  Il nous invite à nous surpasser.  Les 3 exemples de surpassement que Jésus nous propose sont essentiels à toute vie humaine qui veut grandir.

  • 1er La violence, les rapports de force entre les personnes.  « Tu ne commettras pas de meurtre – si quelqu’un insulte son frère – Accorde-toi vite avec ton adversaire ».  Voilà le premier lieu où il faut se surpasser : celui de nos relations humaines, de nos conflits, de notre agressivité.  Jésus connait bien le cœur de l’homme.  La haine, le mépris, le désir de dominer, la violence, pourrissent le cœur de l’homme.  Voilà pourquoi Jésus nous invite à nous réconcilier avant de prier.
  • 2ème La sexualité, les rapports entre les hommes et les femmes sont le 2ème lieu ou Jésus nous invite à nous surpasser.  Jésus nous invite au niveau du couple, au niveau du célibat, à nous surpasser dans la fidélité, dans l’engagement que nous avons pris, dans le respect de l’autre dans ce qu’il est.  Ce surpassement ne peut être vécu que dans l’amour.
  • 3ème La vérité : quand vous dites « oui »… que ce soit « oui »… quand vous dites « non »… que ce soit « non ».  Nous avons là tout le problème de la communication entre les personnes.  Nous sommes invités à éviter les combines, les magouillages, les mensonges, les faux fuyants, les faux semblants.  Jésus nous invite à nous surpasser dans la vérité.

Ainsi Jésus ne vient pas nous donner une morale nouvelle, il n’abolit rien.  Il vient juste achever de l’intérieur, au niveau du cœur.  Il vient nous inviter à nous surpasser pour aller vers l’idéal, vers Dieu.

AMEN.

3ème dimanche ordinaire – 26 janvier 2020

Dans cet évangile, nous assistons au début du ministère de Jésus.  Regardons comment il a fait.

  1. L’arrestation de Jean-Baptiste par Hérode devient l’élément déclencheur pour Jésus.  Il sort de Nazareth, son village.  Il sort de son anonymat et il commence sa prédication.  Où va-t-il?  Il aurait pu commencer à Jérusalem avec les grands prêtres dans le temple.  Non, il commence dans une région délaissée, mal vue au carrefour des nations.  Jésus va vers les plus délaissés… dans les territoires de Zabulon et Nephtali… route de la mer.

Ça prend du courage pour Jésus de prendre la relève de Jean-Baptiste.  Jésus s’engage dans une aventure qui va le conduire à son tour à être livré à la mort, comme pour Jean.  Parfois nous trouvons que notre vie est difficile, qu’il y a plein de conflits.  Nos conflits ne pourraient-ils pas être vécus en communion avec Jésus qui ne l’a pas eu facile?

  • Il vient habiter à Capharnaüm.  Il vient habiter en ville, à travers toutes sortes de gens.  C’était une ville de passage.  Il quitte la tranquillité.  Il arrive dans le brouhaha.  Il doit apprendre à connaitre les gens.  Jésus doit s’adapter aux changements pour commencer sa prédication du royaume. Et nous devant les changements, quelle est notre réaction?  Acceptons-nous de sortir de notre confort pour aller annoncer le royaume?  Est-ce que j’ose aller dans le pays de l’ombre et de la mort pour y faire pénétrer la lumière de Jésus?  Ou est-ce que je me tiens avec les gens qui pensent comme moi?
  • Jésus annonce le même message que celui de Jean : « Convertissez-vous ».  Quand Jésus va être tué, Pierre qui prend la relève, va répéter le même message : « Convertissez-vous ».  La question que nous devons nous poser : Est-ce que nous sommes convaincus que nous devons nous convertir, faire ce retournement… changer?  Pourquoi est-il si difficile de se convertir?  C’est parce que naturellement nous sommes tournés vers nous.  Alors quel est le retournement que Jésus me demande?
  • Jésus leur dit : « Venez derrière moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes ».  Le premier acte de Jésus, ce n’est pas un miracle c’est un appel, un appel qui se fait en plein cœur de la vie ordinaire, de la vie professionnelle.  N’oublions pas que c’est Jésus lui-même qui prend l’initiative d’appeler.  De plus les personnes qu’il appelle, ce sont de simples personnes, ordinaire, sans diplôme, mais avec du cœur au ventre, des personnes qui cherchent Dieu.  Elles étaient des disciples de Jean-Baptiste.

Soyons assurés que Jésus continue à appeler.  Il appelle aujourd’hui bien des catholiques à s’engager à être catéchètes, à être responsables de communautés.  Il y a bien des sortes d’appel.

C’est ainsi que Jésus commence son ministère, et il continue à le faire en enseignant et en guérissant. Il annonce la Bonne Nouvelle.  Jésus est cet homme plein de tendresse qui se laisse émouvoir par toutes les sortes de souffrances et qui guérit.

AMEN.

2ème dimanche ordinaire – 19 janvier 2020

Aujourd’hui, dans cette rencontre de Jean-Baptiste avec Jésus, c’est un monde nouveau qui commence, un monde d’amour.

Jean nous dit : « Je ne le connaissais pas », pourtant c’était son cousin.  Jean découvre que Jésus vient d’ailleurs, il est plus qu’un homme.  Nous ne connaissons pas Jésus, tant que nous en restons à l’humain au niveau de Jésus.  C’est ce à quoi nous invite Jean-Baptiste aujourd’hui : apprendre à connaitre Jésus.  Ne pas en rester au niveau superficiel, mais approfondir ce qu’il nous dit au sujet de Jésus.  Bien des gens du temps de Jésus l’ont vu, l’on côtoyé mais ne l’ont pas connu.  Ils n’ont pas saisi qui il était.

Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.  Voici indique une révélation.  Voici Moïse.  Voici la Vierge.  Voici le Messie.  Voici l’agneau de Dieu…qui enlève le péché…  Pour l’homme moderne, l’agneau, le péché, ça ne dit pas grand-chose, mais pour les juifs du temps, c’était toute une révélation.

  • L’agneau, c’était l’agneau égorgé dans le temple, c’était l’agneau pascal.  C’était l’agneau qu’on immolait, innocent.  C’était le bélier qui venait libérer des injustices.  C’était la venue du salut.
  • Le péché, c’est le mal inhérent en nous. Jésus vient libérer le mal du monde.  Jésus devient notre sauveur.  Il est celui qui prend sur lui notre péché, le mal.  Et c’est lui qui vient nous apporter la paix.

Ainsi à la messe quand tu tends la main pour recevoir l’agneau de Dieu, c’est à tout cela qu’il faut penser : celui qui apporte la vraie réconciliation, la vraie fraternité, l’amour dans ton couple, la compréhension.  C’est un don de Dieu que tu reçois.

Derrière l’apparence humaine de Jésus, c’est tout un mystère qui se cache.  « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu ».  Alors nous qui prétendons parfois connaitre Jésus, être proche de lui, nous n’aurons jamais fini de le connaitre, de le saisir, de le découvrir.  Voilà pourquoi devant Jésus il nous faut nous faire tout petit, tout pauvre et ouvert à sa Parole.

Oui j’ai vu et je rends ce témoignage, c’est lui le Fils de Dieu.  Il nous appartient de prendre le temps de côtoyer Jésus.  De le rencontrer dans la prière, l’adoration, dans la lecture de sa Parole afin de nous laisser transformer par lui, de nous laisser recréer.  Acceptons de revivre notre baptême, notre entrée dans l’Esprit- Saint, de nous laisser renouveler de l’intérieur pour entrer dans ce monde d’amour que Jésus vient instaurer.

C’est ainsi que nous pourrons témoigner de Jésus en l’aimant et en vivant les béatitudes dans notre relation avec les autres.

AMEN.

Le baptême de Jésus – 12 janvier 2020

  1. Jésus commence aujourd’hui sa mission de se présenter au monde pour faire connaitre Dieu.  Il arrive d’une région souvent méprisée, méconnue.  Qu’est-ce qu’il peut sortir de bon de Nazareth, de Galilée?

Arrivant de Galilée, parait Jésus.  On ne sait rien de lui.  Il parait sur les bords du Jourdain appelé le Descendeur.  Il a sa source à 520 mètres d’altitude et il descend dans la mer morte à 400 mètres au-dessous du niveau de la mer.  Quelle est cette descente, si ce n’est la descente de Dieu vers nous.

  • Jésus vient s’intégrer dans la ligne des pécheurs qui attendent pour recevoir ce baptême de conversion.  Jésus se fait solidaire de tous les pécheurs.  Jésus nous rejoint dans notre désir de conversion.  C’est un évènement historique, rapporté par les 4 évangélistes…

Le fait qu’il se joigne à la filée des pécheurs et qu’il veuille se faire baptiser, ça change compètement la vision que se faisait Jean Baptiste du Messie.  Un messie juge qui allait abattre tous les pécheurs qui ne veulent pas se convertir.  C’est pour cela que Jean ne veut pas baptiser Jésus…

Jésus lui dit : « Pour le moment laisse faire, en faisant cela on va accomplir la volonté de Dieu : C’est de cette façon que nous devons accomplir ce qui est juste ».

  • C’est ainsi que Jésus manifeste sa vraie mission : agir de façon à accomplir ce que Dieu le Père attend de lui.  Jésus respecte la tradition et en même temps il vient complètement changer notre façon de voir Dieu.  Jésus n’est pas un révolutionnaire mais il change tout.

Jean n’a pas compris mais il le laisse faire.  Jésus descend dans le Jourdain, puis il remonte de l’eau.  Ce double mouvement vient symboliser ce que fait Dieu pour nous.  En Jésus Dieu descend à la rencontre de l’humanité pécheresse : Jésus né, crucifié, mort, descendu aux enfers, puis il remonte, il ressuscite, il monte aux cieux.

  • Les cieux s’ouvrirent, les cieux avec cette venue de Jésus ne sont plus fermés.  Pour tous ceux et celles qui croient en Jésus le ciel est ouvert au-dessus de leur tête. L’Esprit de Dieu est là qui donne la vie.

Des cieux une voix : « Celui-ci est mon Fils bien aimé ».  Nous avons là l’expression même de la Sainte Trinité :

  • Un Fils qui est envoyé et oint;
  • Un Père qui nous le présente;
  • L’Esprit qui donne vie qui l’oint.
  • St-Pierre dans la 2ème lecture nous montre l’action de l’Esprit dans la vie de Jésus.  « Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.  Là ou il passait, il faisait le bien et guérissait, car Dieu était avec lui ».

Ainsi notre baptême nous incite à faire la volonté du Père et à laisser l’Esprit agir en noces pour faire le bien et à nous revêtir de bonté.

AMEN.

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