Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l’horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l’abbé Laval Bolduc

 pour retrouver les lectures, allez sur le site de l’Évangile au quotidien et sélectionnez la date.

Fête de la fidélité – 02 juin 2019 (Beauceville)

C’est la fête de la Fidélité.  Qu’est-ce que la fidélité ? 

Quand je pense à cet homme qui avait été dans les affaires toute sa vie… qui n’avait pas toujours été présent comme il aurait souhaité… qui à la fin de sa vie s’est occupé de son épouse malade, qui a cessé de voyager pour être auprès d’elle…

Quand je pense à cette femme qui pendant plus de 25 ans est allé faire manger son époux au foyer et qui après la mort de son époux, s’ennuyait qu’il ne soit plus là…

Quand je pense à cette femme qui a vécu pendant plus de 60 ans avec un mari alcoolique, qui est restée présente à ses enfants et à son époux malgré toutes les raisons de partir…

De tous ces exemples et je pourrais en citer des dizaines et des dizaines, de ces personnes qui sont restées fidèles malgré les épreuves, qui se faisaient dire par leur parenté, leurs amis… laisse-le, laisse-là…  De tous ces exemples, je découvre que la fidélité n’est pas d’être parfait, mais la fidélité est dans la durée et dans l’amour que j’ai pour l’autre.

C’est ce que Dieu fait avec nous.  Il demeure fidèle à chacun et chacune de nous, malgré nos fautes, nos éloignements, nos rejets.  Dieu est toujours là prêt à nous tendre la main, comme Jésus a fait pour Pierre qui l’avait renié à 3 reprises et qui lui demandait : « M‘aimes-tu » ?

Dans l’évangile, nous voyons que c’est seulement à Pâques que les disciples ont enfin compris ce que leur disait Jésus.  De même pour nous, ce ne sera qu’au jour de Dieu que nous découvrirons la beauté de nos vies vécues en union avec Jésus.  C’est à Pâques que les disciples ont compris le dessein de Dieu pour eux.

Ce jour de Pâques se continue encore aujourd’hui à travers cette fête de la fidélité.  Ce jour de Pâques nous invite à être à notre tour,  des témoins de l’amour de Jésus pour nous, en faisant ce qu’il nous a dit de faire : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

À nous d’être les témoins comme dit Jésus dans l’évangile.  « À vous d’en être les témoins », témoins de la résurrection, de la souffrance, du pardon, de la conversion.  Et ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie de pouvoir témoigner de la présence de Jésus.

Soyons des témoins joyeux de la présence de Jésus dans notre amour.

AMEN.

6ème dimanche de Pâques – 26 mai 2019

I- Nous sommes chanceux, privilégiés de pouvoir connaître Jésus et surtout de l’aimer.  Souvent nous prenons cela comme un acquis, alors que c’est une grâce extraordinaire de pouvoir être l’ami de Jésus.  Jésus dans cet évangile, répond à une question de l’apôtre Jude qui lui demande pourquoi te manifestes-tu juste à nous et non pas à tout le monde ? Et Jésus répond ceci : « Je viens me manifester à ceux qui m’aiment ».

II- Alors qui sont-ils ceux et celles qui aiment Jésus ?  Jésus de répondre : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma Parole ».  Et que nous disait Jésus dimanche dernier dans sa Parole : « Je vous donne un commandement nouveau, comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres ».  À ce moment-là, Jésus nous dit qu’il va venir habiter dans le cœur de ceux qui l’aiment. Chez lui nous nous ferons une demeure. Ainsi, Dieu va être reconnu comme présent par ceux qui l’aiment.

Il nous arrive de faire l’expérience d’une présence intime de l’être aimé alors qu’il est absent.  Les amoureux, les parents en pensant à leurs enfants font tous cette expérience.  Ils parlent dans leur cœur à l’être aimé.  Présence de l’absent, expérience donnée seulement à ceux qui aiment.

Alors ce que Jésus nous dit aujourd’hui, juste avant de mourir et de partir vers le Père, c’est qu’il ne sera plus présent comme avant.  Il sera présent d’une présence cachée.  Cette présence sera assurée par les chrétiens et chrétiennes qui l’aiment.

III- Nous avons tout à apprendre sur la méditation de la Parole.

« Si quelqu’un m’aime il restera fidèle à ma Parole ».  Quand 2 personnes s’aiment que font-elles ?  Elles se parlent, elles dialoguent, elles écoutent, elles communiquent.  C’est la même chose avec Jésus.  Il nous faut absolument apprendre à méditer la Parole de Jésus, à l’écouter.  Cette méditation de la Parole est le sacrement de la présence de Jésus.  Nous n’avons pas été habitué à cette présence. 

En effet, dans sa Parole nous n’avons pas la présence physique de Jésus, mais nous avons sa pensée. Nous savons ce qu’il nous dit.  Il s’agit d’une Parole non pas intellectuelle mais amoureuse, d’une Parole à laquelle nous sommes fidèles.

La Parole de Jésus n’est pas une chose mais elle est quelqu’un. 

IV- C’est l’Esprit de Dieu qui prolonge la présence et l’action de Jésus et du Père dans le monde.

Les apôtres qui ont vécu 3 ans avec Jésus, avouent qu’ils n’ont saisi que plus tard ce que Jésus disait.  C’est ainsi que l’Esprit va aider l’Église à comprendre progressivement ce que Jésus avait dit.  C’est ainsi qu’au cours des âges, l’Église a compris progressivement. Le credo s’est bâti au cours des âges.  L’Église va comprendre encore mieux certaines choses.  C’est ainsi qu’elle est toujours appelée avec le temps à changer et à comprendre mieux le message de Jésus.

AMEN.

5ème dimanche après Pâques – 19 mai 2019

Quand Judas fut sorti pour accomplir son geste malfaisant de trahison, on disait que Jésus est libéré et qu’il peut parler en toute liberté.  Il ne sent plus ce poids de voir devant lui un traitre.  Il commence alors à faire à ses apôtres quelques confidences.

Ceci peut nous rappeler certaines situations vécues ou nous avons été aux prises avec certaines personnes qui nous bloquaient sur le plan psychologique ou moral.  Quand nous souffrons de conflits de personnes ou de groupes, disons-nous que Jésus aussi a vécu cela dans sa vie.

Avec le départ de Judes, Jésus sait que sa passion est déjà commencée et aussitôt il regarde le résultat qui sera sa résurrection et sa gloire.  Jésus est dans une grande paix parce qu’il sait que même s’il doit souffrir, son père sera là, présent pour le soutenir et voit même sa glorification.  St-Paul disait la même chose : « les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qu’il nous révèlera ».  C’est la même chose pour nous, qui pouvons goûter au sein même de nos souffrances ce qu’il adviendra de nous.

La 1ère chose que Jésus veut nous faire comprendre c’est que la croix, vue du point de vue de Jésus, n’est pas abominable, au contraire c’est sa gloire.  « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».  Jésus nous fait comprendre que celui qui aime sait, par expérience, que l’amour mène au sacrifice de soi pour l’être aimé.  Jésus en mourant sur la croix nous montre le sommet de l’amour de Dieu pour nous.  Voulez-vous savoir si vous aimez quelqu’un ?  Demandez-vous si vous pouvez vous sacrifier pour lui ?

La 2ème chose que Jésus vous dit c’est qu’il s’en va.  Il annonce son départ avec une grande tendresse : mes petits enfants.  Jésus s’en va mais il nous annonce en même temps qu’il ne nous laisse pas tomber.  Il sera présent d’une autre façon que de façon visible.  Il va être présent par l’amour que nous aurons les uns pour les autres.  « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous ».  L’amour véritable devient une présence réelle de Dieu.

La 3ème chose : Il nous invite à nous aimer comme il nous a aimé.  C’est là qu’il faut réfléchir sur aimer comme Jésus.  Aimer comme Jésus c’est se mettre aux pieds de ses disciples, c’est leur laver les pieds.  C’est donner sa vie pour l’autre.  C’est aimer avec humilité.  C’est aimer l’autre même s’il ne m’aime pas.  Et aimer comme cela, aller jusqu’à aimer ses ennemis, c’est ça le commandement nouveau.

Alors ce qui montrera au monde que nous sommes les disciles de Jésus, ce ne sera pas la messe, mais ce sera l’amour que vous aurez les uns pour les autres.

AMEN.

4ème dimanche de Pâques – 12 mai 2019

Jésus, en disant : « Je suis le bon berger », revendique ni plus ni moins la place de Dieu.  C’est pourquoi plusieurs disaient à propos de Jésus qu’il déraisonnait, qu’il perdait la raison.  Pourtant, Jésus se présente comme le bon berger dans le psaume 22.  « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».

Puis Jésus parle de nous comme étant ses brebis.  La brebis que nous sommes, n’est pas un mouton passif.  Au contraire, elle est très dynamique et active : elle écoute, elle connait, elle suit Jésus.

  • Savoir écouter : attitude essentielle dans l’amour.  Écouter Dieu c’est le début de la foi.  « Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le ».
  • Suivre c’est s’attacher à quelqu’un, c’est adhérer à sa personne, à ses paroles.
  • Connaitre : c’est l’amour qui fait connaître, il s’agit d’intimité, de compréhension.

Si on fait cela, nous aurons la vie éternelle, nous serons avec Jésus.  Nous sommes dans la main de Jésus, nous sommes dans la main du Père.  Jamais Dieu ne nous laissera tomber.  L’homme peut laisser tomber la main, mais Dieu ne lâchera jamais.  Et si l’homme lâche, Dieu essaiera de nouveau à faire le contact.  Pensons à la Parabole du bon pasteur qui part à la recherche de la brebis perdue, et au bonheur du Père de la retrouver.  Quelle image fausse que de penser que Dieu peut nous condamner.

Jésus est le bon pasteur.  Il veut que son action se continue dans son Église.  Cette action va se continuer par toutes celles et tous ceux qui font vivre les autres par leur attitude d’écoute, par leur engaemnent éclairé, par leurs gestes de soutien envers les petits et les pauvres.  Aujourd’hui nous fêtons la fête des mères.  Il nous faut reconnaître le rôle unique de la maman qui communique la vie, l’amour pour les autres et pour Jésus.

L’Église va toujours avoir besoin de prêtres, de religieux, de religieuses, de personnes qui décident de donner leur vie au service de l’évangile.  Le dimanche du bon pasteur, c’est le dimanche des vocations religieuses et sacerdotales.  Actuellement quand on regarde le portrait de ce  qui se passe dans les grands séminaires, dans les maisons de religieux et religieuses, ce n’est pas enthousiasmant.

Quand on parle de vocations, il faudrait se demander bien sincèrement si nous le désirons.  Qui parmi vous prie pour les vocations à tous les jours ?  De plus, bien souvent l’évêque offre un prêtre à des paroisses et on refuse sous prétexte qu’on a pas d’argent pour le payer.  Alors, est-ce qu’on veut une église sans prêtre, sans eucharistie, sans Jésus ?

Tout cela pour dire que la question des vocations doit préoccuper tout le monde, tous les baptisés engagés.  Parce que je crois que si nos communautés chrétiennes deviennent plus vivantes, certainement qu’il va se trouver des chrétiens et des chrétiennes prêts à s’engager à donner leur vie pour Jésus.  À nous de devenir les collaborateurs de Jésus bon berger.

AMEN.

3ème dimanche de Pâques – 05 mai 2019

Dans la première lecture, nous voyons Pierre et les apôtres qui sont arrêtés et qui comparaissent devant le grand conseil parce qu’ils n’ont pas peur de parler de Jésus, de faire connaître ce qu’il a fait de bien pour les malades, les petits et les pauvres.  Ce que les autorités juives veulent faire, c’est de les faire taire : ne plus parler de Jésus.  « Après avoir fait fouetter les apôtres, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus ».

Ces ennuis éprouvés par les apôtres se retrouvent encore aujourd’hui dans notre monde.  Je lisais un reportage sur les persécutions contre les chrétiens ou je découvrais que c’est de nos jours qu’il y a le plus de martyrs, de personnes tuées à cause de leur foi.  Nous n’avons qu’à penser à ce qui vient de se passer au Sri Lanka.  Dans le journal de lundi, je lisais : « La communauté chrétienne de Sri Lanka pleure ses morts : 253 victimes ».

Moi, j’ai pris conscience un jour que ce n’était pas facile de parler de Jésus.  Ça s’est passé quand je suis arrivé comme curé en paroisse et que j’ai spontanément demandé une subvention au gouvernement pour un projet pastoral qui était très beau.  Ce projet ne fût même pas examiné.  La réponse a été automatique : « Vous ne pouvez pas, ça parle de Dieu et de religion ».

C’est dans un tel climat que nous, comme croyant, comme chrétien, aimant Jésus nous avons à faire comme les apôtres, à ne pas avoir peur de parler de Jésus et surtout de le faire avec joie et grand honneur. « Ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus ».

De plus, il est important de le faire en se rappelant que le nom de Jésus est porteur de salut, il signifie Dieu sauve.  Ce nom, nous avons à l’utiliser souvent avec respect en étant conscient que nous l’avons reçu comme un don.

Il est important de parler de Jésus et aussi de pouvoir reconnaître sa présence à travers les évènements dans nos vies.  Regardons ce qui se passe dans l’évangile.  Pierre et ses compagnons, devant la mort de Jésus, reprennent leur ancien métier, celui de pêcheur.  Ils se retrouvent dans la vie ordinaire.  Ils sont à la pêche et ça ne va pas très bien.  Ils n’ont rien pris.  Ils voient un homme sur la rive qui leur parle… ils prennent une grande quantité de poisson.  Voilà un événement spécial.

Qui parmi les apôtres découvre que c’est Jésus qui est là dans cet événement ?  C’est Jean, l’apôtre qui aime Jésus, qui est le plus proche de Jésus.  Ce que nous dit cet évangile, c’est l’importance d’être proche de Jésus dans notre vie .  L’importance de prier, de l’adorer, de venir le rencontrer dans l’eucharistie, dans la Parole de Dieu, afin de pouvoir le reconnaître dans les évènements, les épreuves, les joies de notre vie de tous les jours.

C’est ainsi que les apôtres reconnaissent et se retrouvent auprès de Jésus sur la rive.  Aucun des disciples n’osait lui demander « Qui es-tu ? »  Ils savaient que c’était le Seigneur.  Nous voyons alors Jésus qui leur offre le pain… tout comme Jésus s’offre à chacun et chacune de nous dans l’eucharistie sous la forme de pain.  Prions pour arriver à découvrir encore mieux sa présence dans l’eucharistie et dans les évènements de nos vies.

AMEN.

Dimanche de la miséricorde – 28 avril 2019

  • Jésus se manifeste le dimanche, le jour où les premiers chrétiens se réunissaient.  Ce n’est pas par hasard que ce soit le dimanche.  Ça arrive dans le cadre d’une rencontre communautaire.
  • Ça arrive après la mort de Jésus.  Ce fut un temps de persécution, de peur. Les disciples ont vraiment peur.  Ils verrouillent les portes.
  • Cette apparition de Jésus, deux dimanches de suite, nous fait saisir que Jésus, mystérieusement, se glisse au milieu de notre assemblée encore aujourd’hui.  À chaque dimanche c’est Pâques.  C’est Jésus que nous rencontrons dans la foi.  Comme nous le voyons, c’est important le dimanche.  On ne le comprend pas suffisamment.  C’est pour cette raison que pendant longtemps, dans l’Église il y a eu l’obligation de la messe dominicale. Mais on ne peut pas obliger l’amour.
  • Les disciples avaient verrouillé… nous aussi nous sommes portés à verrouiller nos cœurs.  Jésus veut nous libérer de nos fermetures, de nos peurs, de nos agressivités : telle maladie, telle séparation, telle chicane, telle difficulté familiale… Déverrouillons
  • La paix soit avec vous.  Jésus vient nous rencontrer pour nous donner la paix.  Cette paix c’est la joie profonde, spontanée.  Celle qui vient nous soulever quand la santé est bonne mais qui va plus loin que cela.  C’est la joie qui vient de la résurrection, c’est la joie qui vient de la foi en Jésus. C’est se donner la paix en reconnaissant que le Christ est dans l’autre.  La paix du Christ, c’est être le Christ pour son voisin.
  • Jésus a été envoyé par le Père pour nous montrer l’amour de Père.  Il nous l’a montré de façon extraordinaire en mourant sur la croix, en donnant sa vie pour nous.  Il nous a montré l’immense miséricorde de Dieu.  On le dira jamais assez, il n’y a pas de limite à la miséricorde divine.  Il n’y a jamais de mais… cette miséricorde est sans fin, sans borne, infinie.  Nous ne pouvons pas l’épuiser.
  • Aujourd’hui, en ce dimanche de la miséricorde, il nous invite à en prendre conscience pour être capable nous aussi d’aller vers les autres pour la faire connaître : Jésus nous envoie montrer au monde cette miséricorde infinie. Nous avons la mission d’aller révéler l’amour du Père pour nous.
  • Pour ce faire, pour remplir notre mission, Jésus nous donne l’Esprit Saint. Sans lui nous ne pouvons remplir cette mission.  Cet Esprit, c’est l’Esprit de Dieu :

                   -qui a ressuscité Jésus ;

                   -qui vient avec ses dons nous rendre capable d’amour, de donner, de remettre les péchés, de guérir, de donner de la force et du courage pour marcher avec Jésus.

Heureux ceux qui croient sans avoir vu.  Voilà la dernière béatitude de Jésus.  Seule la foi peut nous introduire dans le monde de Dieu.

AMEN.

Résurrection – Pâques ! – 21 avril 2019

Le jour de Pâques, de la résurrection de Jésus, l’évangile nous présente la réaction de 3 personnages proches de Jésus.

  • La première qui arrive au tombeau c’est Marie Madeleine.  Elle voit et tout de suite elle se dit : « On a enlevé Jésus .   Il faut voir à ce qu’on le retrouve.  Il faut le dire aux apôtres ».  Elle ne voit pas qu’il y a là quelque chose d’inattendue.  Ça nous ressemble parfois devant la mort d’un être cher ou l’arrivée d’une maladie.  On est tellement pris, occupé par ce qui arrive, que nous ne voyons pas l’inattendue de Dieu au delà de l’épreuve.
  • La deuxième personne qui arrive c’est Pierre qui entre dans le tombeau, qui voit les linges pliés.  Il se dit : « Les voleurs ne peuvent pas avoir laissé cela comme ça ».  Alors devant cela, Pierre demeure perplexe et retourne chez lui en se posant des questions.  Parfois certaines choses qui arrivent nous étonnent, comme par exemple les scandales que portent l’Église, les problèmes environnementaux, l’exclusion de Dieu dans nos sociétés. Comment réagissons-nous devant tous ces évènements ?
  • La troisième qui arrive c’est Jean, le disciple que Jésus aimait.  Lui, il a une toute autre réaction.  En voyant les linges de la manière qu’ils sont posés, il sait que Jésus est ressuscité.  Pourquoi arrive-t-il à cet évidence ? C’est parce qu’il était très proche de Jésus.  Il croyait si fort à ses paroles qu’il s’est rappelé que Jésus avait dit qu’il ressusciterait.  De même, nous aussi nous sommes appelés à être proche de Jésus, à miser sur sa Parole pour avoir cette foi inébranlable qui va nous permettre de découvrir à travers les évènements, les épreuves, l’inattendue de Dieu.  C’est ce que nous pouvons appeler la grâce de l’illumination intérieure, voir avec les yeux et le cœur de Jésus.

Qu’a fait Marie Madeleine ?  Elle est restée au tombeau.  Elle a continué à chercher.  Elle est demeurée le cœur ouvert.  C’est là que Jésus apparaît, que l’ange vient lui annoncer que Jésus est ressuscité.

N’oublions pas que Jésus vient vers nous à travers les évènements, à travers nos moments de peine, de ténèbres, de désespoir et il se revèle à nous.  Il vient nous illuminer.  Gardons notre regard fixé sur Jésus ressuscité et laissons nous remplir de son Esprit afin que notre vie ressemble à celle de Jésus.  Une vie tournée vers les autres, une vie à faire le bien avec générosité.  En agissant ainsi, nous annonçons par nos actes le Christ ressuscité et nous contribuons à bâtir le royaume.

AMEN.

 

Dimanche des rameaux – 14 avril 2019

Remarquons la grande sérénité de Jésus la veille de sa mort.  « J’ai ardemment désirer… avant de mourir ».

Jésus a voulu vivre sa mort intérieurement avant qu’elle arrive physiquement.

Jésus vit consciemment sa mort et la présente comme une nourriture pour ceux qui s’en  nourrissent.

Jésus a une grande maitrise de soi.  Il désire ardemment et il rend grâce.

C’est une façon merveilleuse d’envisager la mort.  Tous nos actes ont un sens en eux-mêmes, excepté la mort qui pour avoir un sens, a besoin de Dieu.

Jésus a fait de sa mort un passage vers le Père.  Il vit sa mort avec amour et sa mort devient son heure de gloire parce qu’elle lui permet de briser la mort par la résurrection.

La révolution de l’amour serviteur pour faire un monde plus juste = Servir.

C’est là dans la prière que Jésus puise toutes ses certitudes et la sérénité dont il va faire preuve.

Le péché de Pierre est déjà pardonné afin qu’il soit fait.  Jésus pose son regard de miséricorde sur Pierre.  « Quand je pèche Jésus ne me condamne pas.

  • Jugement religieux.  3 titres accoles à Jésus.  Messie… Fils de l’homme et Fils de Dieu que Jésus préfère.  Il s’agit là du procès de Dieu.  Souvent les hommes pensent pouvoir condamner Dieu.
  • Jugement croix.  L’évangile souligne que Jésus est innocent à 3 reprises. C’est un innocent qu’on a torturé.

Le peuple suivait en grande foule.  Les femmes se lamentaient.  Devant le fait « Jésus », nous ne pouvons rester neutres, ni s’apitoyer sur les tortures de Jésus : « Pleurez sur vous et vos enfants ».  Est-ce que je porte la croix de Jésus avec Simon ?

Une mort passible.  Jésus termine sa vie dans une prière incessante avec son Père.  Le Père : pardonne leur… le paradis… ce soir tu seras avec moi.  Le pardon… le salut éternel offert à tous et toutes, y compris aux malfaiteurs.  C’est le triomphe de l’amour… le triomphe de Dieu.

Tous s’en retournaient en se frappant la poitrine.  La passion porte ses fruits.

AMEN.

5ème dimanche du carême – 07 avril 2019

  1. Depuis le début du carême, nous avons vu que Dieu nous invite à choisir librement de le suivre ou non, sur les routes de la croix.  Nous avons vu Jésus nous montrer le but de notre chemin avec lui.  C’est la transfiguration, l’entrée dans la gloire.  Lors des 2 derniers dimanche, nous avons découvert comment Dieu est bon.  Ce n’est pas lui qui nous envoie des malheurs.  Il est patient avec les pécheurs que nous sommes et combien son amour miséricordieux est grand et sans limite.
  • Aujourd’hui dans notre marche avec Jésus, nous sommes invités à changer notre regard sur les évènements, sur les personnes.  Changer notre regard pour avoir le regard de Dieu, un regard qui fait surgir du neuf, qui pardonne, qui relève, et qui reflète l’amour de Dieu.  Plus nous avançons profondément dans cette marche avec Jésus, plus nous découvrons Dieu, son amour, et plus nous aurons ce regard d’amour sur le monde.
  • Dans notre marche avec Jésus, il nous faut aussi tenir bon et sentir sur nous malgré les difficultés, ce regard bienveillant de Jésus sur ce que nous faisons.  Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons les scribes et les pharisiens qui regarde la femme adultère comme une fautive, qui doit être lapidée.  Nous avons là un regard qui tue, agressif, rempli de violence. Puis nous avons Jésus qui a un regard qui aime, qui voit plus loin que les apparences, un regard qui veut redonner la vie.  Le regard de Jésus est un regard d’amour qui voit ce qu’il y a de beau en l’autre.
  • Si nous sentons ce regard d’amour de Jésus sur nous, qui ne nous condamne pas comme il n’a pas condamné la femme adultère, alors nous pouvons nous redresser, relever la tête et prendre vraiment le chemin de la conversion.  Nous avons là un appel à nous sentir bien en Église, à nous sentir chez nous et à ne pas avoir peur de faire du neuf pour s’adapter à la vie d’aujourd’hui.

         Oser faire du neuf, c’est concrètement enlever la peur d’être jugés, la peur     d’être blessés, d’être bousculés, d’être comparés, d’être ridiculisés, de    manquer son coup.  C’est aussi la peur de blesser, d’être blessés, de manquer de ressources financières et humaines.

  • Actuellement, il nous faut faire quelque chose de neuf en Église.  Prions l’Esprit de nous guider.  Prions Jésus à travers ses signes dans le sable pour qu’il enlève de notre cœur la peur, la crainte et qu’il nous permette de lire ces signes qui nous indiquent quoi faire.

Seigneur, que devons-nous faire et lui nous répond : « Jusqu’où me suivras-tu ? »  Parfois nous savons ce qu’il faut faire mais nous n’osons pas.  Seigneur enlève cette peur.

AMEN.

 

4ème dimanche du carême – 31 mars 2019

  1. Dimanche dernier dans l’évangile, Jésus nous disait que Dieu le Père ne punit pas, qu’il ne cherche pas à se venger, qu’il n’y a pas de lien entre nos malheurs et Dieu. De plus, il nous parlait de la grande patience de Dieu envers nous qui sommes pécheurs. Il veut toujours nous donner une autre chance pour que nous puissions produire du fruit.

2. Aujourd’hui Jésus nous présente l’amour de Dieu qui trouve son sommet dans la miséricorde. Cet amour miséricordieux nous dépasse et bien souvent nous sommes comme le fils ainé, qui ne comprend pas lui aussi, que son Père accueille son frère avec autant d’indulgence. Comment expliquer cet amour plein de miséricorde de la part de Dieu ? Laissez-moi vous raconter une petite parabole maison sur le pardon.

3. Dieu nous regarde et nous aime comme ses enfants et non comme des pécheurs. Ce qu’il désire le plus, c’est « qu’il ne perde aucun de ses enfants ». On le dit dans l’évangile, le père espère le retour de son fils qui a été ingrat, qui a tout dépensé, qui ne s’est pas préoccupé de son père. Malgré tout cela le père l’attend, il espère son retour. On dit dans l’évangile : « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fût saisi de compassion ». Son père court vers son fils et se jette à son cou et le couvre de baisers. Quel grand amour de la part du père. De plus, le père ne lui demande aucun compte. Il ne lui fait aucun reproche. Il ne pose aucune condition à son enfant. Il fait la fête, l’habille de beaux vêtements. Il est heureux parce qu’il vient de retrouver son fils qui était perdu. Pendant ce temps le fils aîné a de la difficulté à comprendre l’amour du Père et ne voit pas l’amour que son père lui porte.

Ici dans cet évangile, c’est le père qu’il nous faut regarder. Nous avons là la plus belle image de Dieu. La plus belle histoire d’amour. Il arrive dans plusieurs familles que cette histoire se vit. Le père ou la mère qui attendent leurs fils ou leurs filles partis, qui ne veulent pas revenir. C’est le drame de Dieu que ces parents vivent. Il nous faut toujours espérer en la grande miséricorde.

Regardons maintenant les 3 principaux personnages de cet évangile :

• Le fils cadet, c’est un vrai pécheur, un athée qui ne veut rien entendre de

Dieu, qui n’a aucune moralité, qui ne pense qu’à lui et qui revient parce

qu’il n’a plus rien à manger…

• Le fils ainé, c’est celui qui est avec le père mais qui ne voit pas l’amour de son père pour lui. « Toi mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi, est à toi ».

• Le père qui pardonne tout sans condition, nous montre par son grand amour gratuit, ce que c’est qu’être fils ou fille… ce n’est pas d’être digne ou non, c’est d’être aimé de ce père et de cette mère quelle que soit notre dignité.

Alors jusqu’où pouvons-nous être humbles, être miséricordieux, à la manière de Dieu le Père, pour aller à la rencontre des personnes qui nous ont blessés, pour les accueillir avec tout notre cœur ?

AMEN.

3ème dimanche du carême – 24 mars 2019

1. Nous sommes dans notre montée vers Dieu, vers Pâques.  Au début, nous avons été invités à choisir de suivre Jésus.  « Jusqu’où me suivras-tu ? » Puis Jésus nous a fait connaître Dieu dans sa transfiguration, en nous disant que nous sommes ses choisis nous aussi par le baptême et que nous pouvons espérer notre propre transfiguration.  Sommes-nous endormis comme les apôtres, ou si nous espérons entrer dans cette vie avec Dieu ?

2. Aujourd’hui Jésus nous présente un aspect extraordinaire de Dieu que nous avons bien de la difficulté à accepter et à croire.  Dieu n’est pas là pour se venger, pour tenir rancune, pour garder des comptes.  Dieu ne punit pas les personnes pécheresses.  Dans cette évangile nous sommes invités à regarder Dieu avec des yeux neufs, avec un regard nouveau.

3. Tout d’abord, Dieu se révèle à Moïse dans le buisson ardent.  Il se révèle comme l’éternel.  Le buisson ne se consume pas et il se révèle comme un Dieu plein d’amour et de fidélité.  « Dieu est un feu dévorant »,  De plus, il se révèle comme un Dieu qui connait nos souffrances, qui entend nos cris, nos peurs.  Il est là, présent auprès de nous.  Il est le « Je suis ».

4. Dans l’évangile, Jésus essaie de nous faire comprendre qu’il n’y a pas de lien entre le malheur qui arrive et le péché.  Dieu ne punit pas.  Il n’y a pas de recherche de coupable.  Au contraire, Jésus nous invite à nous tourner vers nous-même, à regarder notre cœur, à le changer, à nous convertir.  Il ne s’agit pas de changer les structures.  Si les cœurs demeurent mauvais, violents, la société va rester violente.  Il est important de changer nos cœurs pour les ajuster de plus en plus à l’esprit de l’évangile.

Cet appel à la conversion devient notre responsabilité.  Mais Jésus par la parabole du vigneron, nous montre une autre facette de Dieu.  Il est patient, miséricorde et pardon.  Il ne se résigne pas à abattre le figuier.  Au contraire, il bêche, met de l’engrais pour lui donner une chance de porter des fruits.

5. En ce dimanche, Jésus nous invite à regarder notre cœur, à le voir tel qu’il est, à y apporter les correctifs nécessaires.  Il sait Jésus que ça ne peut pas se faire tout d’un coup cette conversion.  Alors il nous présente Dieu qui est patient et qui nous donne du temps pour le faire.

C’est ainsi que nous avons ce temps de carême durant lequel on peut se tourner davantage vers la Parole de Dieu, vers plus de prière, plus de silence, quelques remerciements, une retraite spirituelle…  Tous ces gestes peuvent devenir des moyens de conversion qui vont nous aider à découvrir encore mieux ce visage de bonté et de miséricorde de Dieu. Dieu est amour.  Dieu est fidélité.  Dieu est miséricorde…

AMEN.

2ème dimanche du carême – 17 mars 2019

Nous sommes en carême. Nous avons décidé de marcher avec Jésus. Jésus la semaine dernière, nous invitait à choisir de le suivre sur le chemin de la croix. Aujourd’hui il nous répète encore: « Jusqu’où me suivras-tu » ?

Nous pouvons être prêts à suivre Jésus, mais à l’exemple d’Abraham dans la 1ère lecture, qu’est-ce qui nous dit que nous sommes dans le bon chemin ? Comment savoir que nos projets personnels ou nos projets d’Église vont porter fruits ? C’est faire comme Abraham c’est renouveler notre alliance avec Jésus.

Renouveler notre alliance : c’est écouter la Parole et regarder Dieu. Dans tout ce que nous vivons, Jésus nous invite toujours à regarder Dieu parce que le vrai but de notre vie, c’est d’aller vers Dieu.

2. C’est ce qu’il fait dans la transfiguration. Quelques jours avant la transfiguration de Jésus. Jésus avait annoncé à ses apôtres qu’il aurait bientôt à souffrir et à mourir. Les apôtres ne l’avaient pas pris et ne voulaient pas que ça arrive. Aujourd’hui Jésus monte avec 3 de ses apôtres sur la montagne. Il veut justement leur montrer vers quoi il s’en va. Il s’en va vers son heure de gloire avec le Père.

Son visage est transfiguré pendant qu’il priait, son vêtement devint blanc et fulgurant, signe des êtres célestes. Jésus apparaît vraiment comme le fils de Dieu : « Celui-ci est mon fils », dit la voix du Père. Jésus parle avec Moïse et Élie. C’est lui Jésus qui vient accomplir la loi et les prophètes et les 3 parlent de son départ vers Jérusalem ou Jésus va connaître la souffrance et la mort. Jésus sait que son destin sur la terre c’est d’être humilié et souffrir avant d’entrer dans la gloire du Père. C’est de montrer que l’amour de Dieu peut aller jusqu’à donner sa vie.

3. C’est exactement ce que nous aurons tous et toutes à vivre : passer par la mort pour arriver au Père. C’est cela que les apôtres endormis n’ont pas compris. « Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ». Ils se sont mis à dire n’importe quoi. Ils ne savaient pas ce qu’ils disaient. Ils ne comprenaient pas, tout comme ils n’ont pas compris au Jardin des Oliviers. Ils furent saisis de frayeur. Les disciples gardent le silence. C’est mieux ainsi parce qu’ils n’avaient rien compris. Peut-être nous aussi sommes endormis ?

4. Et pour nous ? Que nous dit cet événement dans notre vie de chrétien et chrétienne? Sommes-nous endormis ? Elle nous interpelle profondément. Elle met devant nos yeux 2 choses :

* Un Jésus transfiguré qui nous annonce notre propre transfiguration.

* Un Jésus élu du Père, qui nous rappelle par notre baptême que nous sommes les élus de Dieu.

À nous aujourd’hui de remercier Dieu d’être ses élus et remercions-le pour la transfiguration qu’il nous promet.

AMEN.

1er Dimanche du carême – 10 mars 2019

1er Dimanche du carême – 10 mars 2019

1. Pourquoi, vous qui venez à la messe à presque tous les dimanches, qui connaissez la liturgie, vous n’êtes pas surpris d’entendre parler du temps du carême dans lequel nous entrons aujourd’hui.  C’est comme la fête de Noël, la fête de Pâques, ça revient à chaque année.

2. C’est quoi le carême ?  C’est un temps de 6 semaines, 40 jours que nous prenons pour préparer la grande fête de Pâques… la résurrection de Jésus qui donne sens à notre foi chrétienne.  À chaque année, lors du 1er dimanche du carême, nous écoutons la lecture de l’évangile où Jésus va au désert passer 40 jours et où à la fin de son séjour, il est tenté par le démon.

3. À chaque année, pour mieux vivre le temps du carême, nous proposons un thème et un visuel pour nous aider à vivre encore plus profondément ce temps du carême.  Cette année le thème proposé est celui-ci : « Jusqu’où me suivras-tu »?  Il s’adresse à chacun, chacune de nous.  Le visuel nous présente le chemin que nous aurons à prendre et les obstacles qui seront présents dans ce chemin pour suivre Jésus.

4. En ce 1er dimanche du carême, Jésus rencontre le démon, les forces du mal.  La première chose dont il nous faut prendre conscience, c’est que les forces du mal sont toujours présentes dans notre monde, dans notre vie.  Jésus était allé au désert pour mieux découvrir quel chemin, quelle mission son Père lui proposait de suivre.  Il rencontre à la fin de son séjour les forces du mal qui veulent le détourner de son chemin.

Si l’Église nous présente cela, c’est parce qu’elle sait que chacun et chacune de nous dans notre existence, avons nous aussi à rencontrer ces forces du mal qui veulent nous détourner de notre mission de baptisé. L’Église à travers la Parole de Dieu vient nous dire aujourd’hui que nous avons à choisir.

5. Nous sommes pécheurs.  Les tentations vécues par Jésus représentent bien toutes les formes de tentation auxquelles nous sommes exposés durant notre vie.  Le mal sait se donner belles apparences et les tentations sont une occasion pour nous de faire un choix et d’exercer notre liberté.

• Changer les pierres en pain, c’est vouloir obtenir le plus possible de biens terrestres…

• Offrir tous les royaumes de la terre, c’est désirer être Dieu, comme maître du monde, maître de notre monde à nous.

• Se jeter dans le vide, c’est rechercher le merveilleux, c’est vouloir mettre Dieu à notre service, lui demander des miracles.

6. Tout cela, si Jésus avait succombé, lui aurait évité de prendre le chemin de la croix et du salut du monde.  Succombé à ces tentations, nous évite nous aussi de suivre Jésus sur le chemin de la croix.

Qu’a fait Jésus… il s’est tourné vers la Parole de Dieu, laquelle lui a fait prendre conscience de sa mission : changer les cœurs, adorer Dieu, faire confiance au Père.

7. Aujourd’hui nous avons à faire un choix : soit se laisser prendre par la tentation de posséder, d’avoir notre petit royaume, soit de suivre Jésus en regardant le cœur des gens, en les aimant, en faisant confiance à Dieu et en le mettant premier dans notre vie.  À nous de choisir.  « Jusqu’où me suivras-tu » ?

AMEN.