Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l’horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l’abbé Laval Bolduc

 pour retrouver les lectures, allez sur le site de l’Évangile au quotidien et sélectionnez la date.  

5ème dimanche du carême – 07 avril 2019

  1. Depuis le début du carême, nous avons vu que Dieu nous invite à choisir librement de le suivre ou non, sur les routes de la croix.  Nous avons vu Jésus nous montrer le but de notre chemin avec lui.  C’est la transfiguration, l’entrée dans la gloire.  Lors des 2 derniers dimanche, nous avons découvert comment Dieu est bon.  Ce n’est pas lui qui nous envoie des malheurs.  Il est patient avec les pécheurs que nous sommes et combien son amour miséricordieux est grand et sans limite.
  • Aujourd’hui dans notre marche avec Jésus, nous sommes invités à changer notre regard sur les évènements, sur les personnes.  Changer notre regard pour avoir le regard de Dieu, un regard qui fait surgir du neuf, qui pardonne, qui relève, et qui reflète l’amour de Dieu.  Plus nous avançons profondément dans cette marche avec Jésus, plus nous découvrons Dieu, son amour, et plus nous aurons ce regard d’amour sur le monde.
  • Dans notre marche avec Jésus, il nous faut aussi tenir bon et sentir sur nous malgré les difficultés, ce regard bienveillant de Jésus sur ce que nous faisons.  Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons les scribes et les pharisiens qui regarde la femme adultère comme une fautive, qui doit être lapidée.  Nous avons là un regard qui tue, agressif, rempli de violence. Puis nous avons Jésus qui a un regard qui aime, qui voit plus loin que les apparences, un regard qui veut redonner la vie.  Le regard de Jésus est un regard d’amour qui voit ce qu’il y a de beau en l’autre.
  • Si nous sentons ce regard d’amour de Jésus sur nous, qui ne nous condamne pas comme il n’a pas condamné la femme adultère, alors nous pouvons nous redresser, relever la tête et prendre vraiment le chemin de la conversion.  Nous avons là un appel à nous sentir bien en Église, à nous sentir chez nous et à ne pas avoir peur de faire du neuf pour s’adapter à la vie d’aujourd’hui.

         Oser faire du neuf, c’est concrètement enlever la peur d’être jugés, la peur     d’être blessés, d’être bousculés, d’être comparés, d’être ridiculisés, de    manquer son coup.  C’est aussi la peur de blesser, d’être blessés, de manquer de ressources financières et humaines.

  • Actuellement, il nous faut faire quelque chose de neuf en Église.  Prions l’Esprit de nous guider.  Prions Jésus à travers ses signes dans le sable pour qu’il enlève de notre cœur la peur, la crainte et qu’il nous permette de lire ces signes qui nous indiquent quoi faire.

Seigneur, que devons-nous faire et lui nous répond : « Jusqu’où me suivras-tu ? »  Parfois nous savons ce qu’il faut faire mais nous n’osons pas.  Seigneur enlève cette peur.

AMEN.

 

4ème dimanche du carême – 31 mars 2019

  1. Dimanche dernier dans l’évangile, Jésus nous disait que Dieu le Père ne punit pas, qu’il ne cherche pas à se venger, qu’il n’y a pas de lien entre nos malheurs et Dieu. De plus, il nous parlait de la grande patience de Dieu envers nous qui sommes pécheurs. Il veut toujours nous donner une autre chance pour que nous puissions produire du fruit.

2. Aujourd’hui Jésus nous présente l’amour de Dieu qui trouve son sommet dans la miséricorde. Cet amour miséricordieux nous dépasse et bien souvent nous sommes comme le fils ainé, qui ne comprend pas lui aussi, que son Père accueille son frère avec autant d’indulgence. Comment expliquer cet amour plein de miséricorde de la part de Dieu ? Laissez-moi vous raconter une petite parabole maison sur le pardon.

3. Dieu nous regarde et nous aime comme ses enfants et non comme des pécheurs. Ce qu’il désire le plus, c’est « qu’il ne perde aucun de ses enfants ». On le dit dans l’évangile, le père espère le retour de son fils qui a été ingrat, qui a tout dépensé, qui ne s’est pas préoccupé de son père. Malgré tout cela le père l’attend, il espère son retour. On dit dans l’évangile : « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fût saisi de compassion ». Son père court vers son fils et se jette à son cou et le couvre de baisers. Quel grand amour de la part du père. De plus, le père ne lui demande aucun compte. Il ne lui fait aucun reproche. Il ne pose aucune condition à son enfant. Il fait la fête, l’habille de beaux vêtements. Il est heureux parce qu’il vient de retrouver son fils qui était perdu. Pendant ce temps le fils aîné a de la difficulté à comprendre l’amour du Père et ne voit pas l’amour que son père lui porte.

Ici dans cet évangile, c’est le père qu’il nous faut regarder. Nous avons là la plus belle image de Dieu. La plus belle histoire d’amour. Il arrive dans plusieurs familles que cette histoire se vit. Le père ou la mère qui attendent leurs fils ou leurs filles partis, qui ne veulent pas revenir. C’est le drame de Dieu que ces parents vivent. Il nous faut toujours espérer en la grande miséricorde.

Regardons maintenant les 3 principaux personnages de cet évangile :

• Le fils cadet, c’est un vrai pécheur, un athée qui ne veut rien entendre de

Dieu, qui n’a aucune moralité, qui ne pense qu’à lui et qui revient parce

qu’il n’a plus rien à manger…

• Le fils ainé, c’est celui qui est avec le père mais qui ne voit pas l’amour de son père pour lui. « Toi mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi, est à toi ».

• Le père qui pardonne tout sans condition, nous montre par son grand amour gratuit, ce que c’est qu’être fils ou fille… ce n’est pas d’être digne ou non, c’est d’être aimé de ce père et de cette mère quelle que soit notre dignité.

Alors jusqu’où pouvons-nous être humbles, être miséricordieux, à la manière de Dieu le Père, pour aller à la rencontre des personnes qui nous ont blessés, pour les accueillir avec tout notre cœur ?

AMEN.

3ème dimanche du carême – 24 mars 2019

1. Nous sommes dans notre montée vers Dieu, vers Pâques.  Au début, nous avons été invités à choisir de suivre Jésus.  « Jusqu’où me suivras-tu ? » Puis Jésus nous a fait connaître Dieu dans sa transfiguration, en nous disant que nous sommes ses choisis nous aussi par le baptême et que nous pouvons espérer notre propre transfiguration.  Sommes-nous endormis comme les apôtres, ou si nous espérons entrer dans cette vie avec Dieu ?

2. Aujourd’hui Jésus nous présente un aspect extraordinaire de Dieu que nous avons bien de la difficulté à accepter et à croire.  Dieu n’est pas là pour se venger, pour tenir rancune, pour garder des comptes.  Dieu ne punit pas les personnes pécheresses.  Dans cette évangile nous sommes invités à regarder Dieu avec des yeux neufs, avec un regard nouveau.

3. Tout d’abord, Dieu se révèle à Moïse dans le buisson ardent.  Il se révèle comme l’éternel.  Le buisson ne se consume pas et il se révèle comme un Dieu plein d’amour et de fidélité.  « Dieu est un feu dévorant »,  De plus, il se révèle comme un Dieu qui connait nos souffrances, qui entend nos cris, nos peurs.  Il est là, présent auprès de nous.  Il est le « Je suis ».

4. Dans l’évangile, Jésus essaie de nous faire comprendre qu’il n’y a pas de lien entre le malheur qui arrive et le péché.  Dieu ne punit pas.  Il n’y a pas de recherche de coupable.  Au contraire, Jésus nous invite à nous tourner vers nous-même, à regarder notre cœur, à le changer, à nous convertir.  Il ne s’agit pas de changer les structures.  Si les cœurs demeurent mauvais, violents, la société va rester violente.  Il est important de changer nos cœurs pour les ajuster de plus en plus à l’esprit de l’évangile.

Cet appel à la conversion devient notre responsabilité.  Mais Jésus par la parabole du vigneron, nous montre une autre facette de Dieu.  Il est patient, miséricorde et pardon.  Il ne se résigne pas à abattre le figuier.  Au contraire, il bêche, met de l’engrais pour lui donner une chance de porter des fruits.

5. En ce dimanche, Jésus nous invite à regarder notre cœur, à le voir tel qu’il est, à y apporter les correctifs nécessaires.  Il sait Jésus que ça ne peut pas se faire tout d’un coup cette conversion.  Alors il nous présente Dieu qui est patient et qui nous donne du temps pour le faire.

C’est ainsi que nous avons ce temps de carême durant lequel on peut se tourner davantage vers la Parole de Dieu, vers plus de prière, plus de silence, quelques remerciements, une retraite spirituelle…  Tous ces gestes peuvent devenir des moyens de conversion qui vont nous aider à découvrir encore mieux ce visage de bonté et de miséricorde de Dieu. Dieu est amour.  Dieu est fidélité.  Dieu est miséricorde…

AMEN.

2ème dimanche du carême – 17 mars 2019

Nous sommes en carême. Nous avons décidé de marcher avec Jésus. Jésus la semaine dernière, nous invitait à choisir de le suivre sur le chemin de la croix. Aujourd’hui il nous répète encore: « Jusqu’où me suivras-tu » ?

Nous pouvons être prêts à suivre Jésus, mais à l’exemple d’Abraham dans la 1ère lecture, qu’est-ce qui nous dit que nous sommes dans le bon chemin ? Comment savoir que nos projets personnels ou nos projets d’Église vont porter fruits ? C’est faire comme Abraham c’est renouveler notre alliance avec Jésus.

Renouveler notre alliance : c’est écouter la Parole et regarder Dieu. Dans tout ce que nous vivons, Jésus nous invite toujours à regarder Dieu parce que le vrai but de notre vie, c’est d’aller vers Dieu.

2. C’est ce qu’il fait dans la transfiguration. Quelques jours avant la transfiguration de Jésus. Jésus avait annoncé à ses apôtres qu’il aurait bientôt à souffrir et à mourir. Les apôtres ne l’avaient pas pris et ne voulaient pas que ça arrive. Aujourd’hui Jésus monte avec 3 de ses apôtres sur la montagne. Il veut justement leur montrer vers quoi il s’en va. Il s’en va vers son heure de gloire avec le Père.

Son visage est transfiguré pendant qu’il priait, son vêtement devint blanc et fulgurant, signe des êtres célestes. Jésus apparaît vraiment comme le fils de Dieu : « Celui-ci est mon fils », dit la voix du Père. Jésus parle avec Moïse et Élie. C’est lui Jésus qui vient accomplir la loi et les prophètes et les 3 parlent de son départ vers Jérusalem ou Jésus va connaître la souffrance et la mort. Jésus sait que son destin sur la terre c’est d’être humilié et souffrir avant d’entrer dans la gloire du Père. C’est de montrer que l’amour de Dieu peut aller jusqu’à donner sa vie.

3. C’est exactement ce que nous aurons tous et toutes à vivre : passer par la mort pour arriver au Père. C’est cela que les apôtres endormis n’ont pas compris. « Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ». Ils se sont mis à dire n’importe quoi. Ils ne savaient pas ce qu’ils disaient. Ils ne comprenaient pas, tout comme ils n’ont pas compris au Jardin des Oliviers. Ils furent saisis de frayeur. Les disciples gardent le silence. C’est mieux ainsi parce qu’ils n’avaient rien compris. Peut-être nous aussi sommes endormis ?

4. Et pour nous ? Que nous dit cet événement dans notre vie de chrétien et chrétienne? Sommes-nous endormis ? Elle nous interpelle profondément. Elle met devant nos yeux 2 choses :

* Un Jésus transfiguré qui nous annonce notre propre transfiguration.

* Un Jésus élu du Père, qui nous rappelle par notre baptême que nous sommes les élus de Dieu.

À nous aujourd’hui de remercier Dieu d’être ses élus et remercions-le pour la transfiguration qu’il nous promet.

AMEN.

1er Dimanche du carême – 10 mars 2019

1er Dimanche du carême – 10 mars 2019

1. Pourquoi, vous qui venez à la messe à presque tous les dimanches, qui connaissez la liturgie, vous n’êtes pas surpris d’entendre parler du temps du carême dans lequel nous entrons aujourd’hui.  C’est comme la fête de Noël, la fête de Pâques, ça revient à chaque année.

2. C’est quoi le carême ?  C’est un temps de 6 semaines, 40 jours que nous prenons pour préparer la grande fête de Pâques… la résurrection de Jésus qui donne sens à notre foi chrétienne.  À chaque année, lors du 1er dimanche du carême, nous écoutons la lecture de l’évangile où Jésus va au désert passer 40 jours et où à la fin de son séjour, il est tenté par le démon.

3. À chaque année, pour mieux vivre le temps du carême, nous proposons un thème et un visuel pour nous aider à vivre encore plus profondément ce temps du carême.  Cette année le thème proposé est celui-ci : « Jusqu’où me suivras-tu »?  Il s’adresse à chacun, chacune de nous.  Le visuel nous présente le chemin que nous aurons à prendre et les obstacles qui seront présents dans ce chemin pour suivre Jésus.

4. En ce 1er dimanche du carême, Jésus rencontre le démon, les forces du mal.  La première chose dont il nous faut prendre conscience, c’est que les forces du mal sont toujours présentes dans notre monde, dans notre vie.  Jésus était allé au désert pour mieux découvrir quel chemin, quelle mission son Père lui proposait de suivre.  Il rencontre à la fin de son séjour les forces du mal qui veulent le détourner de son chemin.

Si l’Église nous présente cela, c’est parce qu’elle sait que chacun et chacune de nous dans notre existence, avons nous aussi à rencontrer ces forces du mal qui veulent nous détourner de notre mission de baptisé. L’Église à travers la Parole de Dieu vient nous dire aujourd’hui que nous avons à choisir.

5. Nous sommes pécheurs.  Les tentations vécues par Jésus représentent bien toutes les formes de tentation auxquelles nous sommes exposés durant notre vie.  Le mal sait se donner belles apparences et les tentations sont une occasion pour nous de faire un choix et d’exercer notre liberté.

• Changer les pierres en pain, c’est vouloir obtenir le plus possible de biens terrestres…

• Offrir tous les royaumes de la terre, c’est désirer être Dieu, comme maître du monde, maître de notre monde à nous.

• Se jeter dans le vide, c’est rechercher le merveilleux, c’est vouloir mettre Dieu à notre service, lui demander des miracles.

6. Tout cela, si Jésus avait succombé, lui aurait évité de prendre le chemin de la croix et du salut du monde.  Succombé à ces tentations, nous évite nous aussi de suivre Jésus sur le chemin de la croix.

Qu’a fait Jésus… il s’est tourné vers la Parole de Dieu, laquelle lui a fait prendre conscience de sa mission : changer les cœurs, adorer Dieu, faire confiance au Père.

7. Aujourd’hui nous avons à faire un choix : soit se laisser prendre par la tentation de posséder, d’avoir notre petit royaume, soit de suivre Jésus en regardant le cœur des gens, en les aimant, en faisant confiance à Dieu et en le mettant premier dans notre vie.  À nous de choisir.  « Jusqu’où me suivras-tu » ?

AMEN.