Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l'horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l'abbé Laval Bolduc

11ème dimanche ordinaire – 17 juin 2018

pour retrouver les lectures, allez sur le site de l'Évangile au quotidien et sélectionnez la date. 

 

Pour faire pousser, ça prend une semence et de la bonne terre. La semence, c'est cette graine qui contient le germe de vie. Ce n'est pas nous qui le faisons. Des grands scientifiques n'ont pas encore été capables de faire le germe de la vie. La semence a beau contenir le germe de vie, si elle n'est pas déposée dans la bonne terre, ça ne poussera pas.

Ça prend de la bonne terre. Dès qu'une graine est jetée en terre, commence dans le secret une sorte de transformation, une série de merveilles invisibles, et ça donne la pousse verte, la tige, le grain.

Quand la semence est mise en terre, peu importe que l'homme se tracasse, veule tirer sur la tige, la vie ne dépend pas de lui dans son essentiel. Il peut l'aider en lui donnant les meilleures conditions, en cultivant, en arrosant, mais il ne remplacera jamais la nature qui fait son œuvre et qui nous donne la tige, le grain, la moisson. « Nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit ».

Nous avons ici de la part de Jésus une parabole d'espérance. Jésus nous fait la plus belle des invitations concernant le mystère du règne de Dieu. Pour que ce règne de Dieu s'établisse et grandisse dans notre vie, Dieu ne nous demande qu'une chose, non pas notre compétence, mais notre confiance.

Dans l'établissement du règne de Dieu, il y a comme deux phases de notre part.

Pendant que la semence germe et grandit, c'est une période d'inaction, une phase de confiance, l'ouvrier n'a rien à faire. Le règne de Dieu possède sa propre force, rien ne peut l'empêcher de grandir, ni de l'arrêter. Dieu n'a que faire de nos plans, de nos échéanciers. Il a son rythme à lui.

Il y a une 2e phase, une phase de plantation. Ce qui est important si on veut qu'il y ait la moisson, il faut que la semence du règne de Dieu soit bien plantée dans notre terre, c'est-à-dire dans la terre de notre cœur. C'est là, dans la terre de notre cœur, que tout commence. Là dans la terre de notre cœur, le royaume grandit dans le silence, il ne fait pas plus de bruit qu’un champ qui pousse.

En regardant notre société, notre monde, nous pouvons être portés à penser qu'il ne se passe rien, que Dieu a manqué son coup, que le royaume de Dieu est mort. C'est une illusion de penser qu'il ne se passe rien parce qu'on ne voit pas. L'essentiel est souvent invisible. Dans un grain de blé, il y a des milliards d'atomes qui travaillent... on ne les voit pas. C'est la même chose dans le monde du divin.

Alors, pour nous les croyants, tirons notre conclusion : Dieu agit dans le secret, c'est un Dieu caché. Lui, fait pousser, fait grandir. Nous, ce que nous avons à faire c'est de semer avec confiance dans la terre de notre cœur. Entreprends et sème... Quand la moisson sera arrivée, à nous de prendre la faucille pour la récolte.

Seigneur Jésus, devant notre monde, donne-nous la force, le courage de semer ta Parole, ton royaume dans la terre de nos cœurs. Donne la patience d'attendre, de te faire confiance pour voir apparaître la moisson que nous aurons à recueillir.

AMEN.

10ème dimanche ordinaire – 10 juin 2018

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1.Jésus entre dans une maison... Nous pouvons penser qu'il s'agit de la maison de Simon Pierre, à Capharnaüm. Jésus avait adopté cette maison un peu comme la sienne. Imaginons Jésus qui vient dans notre modeste maison.


2. Sa famille... vint pour se saisir de lui... Ce qu'on disait dans sa famille c'est qu'il était un peu exalté. Il a perdu la tête... En effet, Jésus depuis le début de sa prédication est mal vu des autorités. Sa famille a peur aux contrecoups. Il va nous attirer des histoires, se disaient-ils. Ils veulent le faire entrer dans l'ordre.

Les scribes, les docteurs de la loi, les grands prêtres disent qu'il est possédé, que c'est le démon qui agit en lui. Et Jésus leur dit : « Je suis bien plus fort que Satan ». Jésus est de notre côté quand nous luttons contre le mal.


3. Cependant dit-il, si quelqu'un blasphème contre l'Esprit, je ne peux rien pour lui, il n'obtiendra pas le pardon. En fait, ce que Jésus veut nous faire comprendre : ce n'est pas la nature ou la grandeur du péché que la miséricorde divine ne peut pardonner. Contre quoi Dieu ne peut rien : c'est cette obstination de quelqu'un à rester dans le mal. Dieu ne peut agir contre notre volonté.

Dieu ne condamne personne. Dieu peut pardonner tous les péchés, si grands soient-ils, mais il peut exister des personnes qui se ferment résolument à Dieu, à son pardon, qui ne veulent rien savoir. Dieu ne peut rien contre cela. C'est peut-être cela l'enfer : ce refus obstiné d'aller vers Dieu. Voilà pourquoi il faut souvent se demander : non pas si je suis pécheur, nous le sommes tous, mais est-ce que j'accueille le pardon de Dieu, est-ce que j'accueille son amour ?


4. Alors arrivent sa mère et ses frères. Jésus est méconnu des autorités et aussi des membres de sa famille. Ils sont là, dehors. Remarquons que nous avons ceux qui sont assis autour de Jésus, qui l'écoutent, et ceux qui sont dehors. Ce que St-Marc veut nous faire comprendre c'est qu'il y a des personnes qui veulent suivre Jésus et des personnes qui ne veulent pas suivre Jésus, qui restent dehors.

Demandons-nous, même si nous sommes chrétiens, si nous sommes vraiment disciples de Jésus, cherchant à le connaître, à l'aimer, à vivre de sa Parole, ou si nous sommes dehors... peu ouverts à sa Parole. D'où l'importance de méditer sur notre foi. Où est-elle rendue ? Comment nous la faisons grandir ? Notre foi évolue. Le plus bel exemple c'est Marie. On voit dans ce passage d'évangile qu’elle n'avait pas encore compris qui était son Fils. Sa foi grandissait, évoluait...


5. Jésus parcourant du regard ceux assis auprès de lui... Pensons que Jésus nous regarde et nous dit que son plus grand désir, c'est de faire la volonté de son Père. Notre vraie grandeur, notre vraie mission c'est de tout faire pour connaître la volonté du Père, et de chercher à la faire dans notre vie de tous les jours.


6. L'image de notre communauté, l'objectif de notre communauté ne serait-elle pas d'être tous là, nous les membres de la communauté, être comme dans cet évangile, assis en cercle autour de Jésus, sous le regard de Jésus, cherchant à écouter et accueillir sa Parole. C'est un peu ce que nous faisons dans la première partie de la messe, avec beaucoup de difficulté.

Aide-nous Seigneur à écouter et à mettre en pratique ta Parole.

AMEN

Fête du Saint-Sacrement – 03 juin 2018

1. Aujourd'hui nous célébrons la fête du corps et du sang de Jésus.  Jésus a institué l'eucharistie le soir ou on célébrait chez les juifs, le repas pascal : la fête des pains sans levain.  Chez les juifs, ce repas pascal rappelait aux personnes qui le célébraient que leurs ancêtres avaient été des esclaves, que Dieu avait intervenu pour les rendre libres, les aidant à sortir de l'Égypte pour entrer dans la terre promise.


2. Jésus va donner à ce repas un nouveau sens : c'est lui Jésus qui est le libérateur.  La Pâque, la messe, un repas de fête, un repas de libération. Et nous souvent, nous avons fait de nos messes des messes plates, des rituels, et nous avons oublié la libération.  


Qui parmi nous n'a pas besoin d'être libéré, d'être sauvé de quelque chose ? Bien souvent nous sommes encore esclaves.  Prenons conscience de tout ce qui nous enchaine et nous fait peur.  Prenons quelques exemples : enchainé par les qu'en dira-t-on : qu'est-ce que les autres vont dire. Enchainé par les habitudes : moi je fais cela comme ça... je me suis toujours placé là.  Enchainé par les traditions, par les lois de toutes sortes.  Enchainé par mes peurs, mes angoisses... peur d'en manquer... peur de ne pas être aimé... peur de me tromper.  


Demandons à Jésus aujourd'hui de vivre cette messe, ce repas eucharistique, comme un repas de libération.  Seigneur Jésus vient nous libérer du péché, de la peur, de nos habitudes. Fais de nous des chrétiens amoureux et libres.


3. Nous voyons que Jésus a tout préparé de façon très méticuleuse au dernier repas.  Il a prévu les invités, la salle, les préparatifs du repas.  Il veut que ce soit réussi.  Aujourd'hui les organisateurs de la fête de la fidélité ont fait de même. Ils ont préparé de façon particulière la fête, la messe des jubilaires.  Ils ont fait les invitations, préparé un cadeau, un feuillet, des décorations.  Et nous, avons-nous préparé cette rencontre avec Jésus ?  Sommes-nous arrivés avant l'heure pour lire les textes ?  Est-ce que nous nous préparons le cœur ?  Est-ce que la messe du dimanche est un événement important dans la semaine qui vient orienter toute notre semaine, ou simplement une petite heure prise comme ça à la dérobade ?


4. Que fait Jésus lors de à l'eucharistie ?


◦ Il prend le pain, un pain non levé, un pain lourd, un pain de misère.

◦ Il prononce la bénédiction : c'est une prière d'action de grâce.

◦ Il rompt le pain pour le distribuer à tout le monde pour éteindre toutes les tendances de l'égoïsme.  Personne n'est laissé de côté.

◦ Il le donne en disant : « Prenez et mangez... ceci est mon corps... ».


5. Le sacrement de l'eucharistie c'est le signe efficace de la présence de Jésus lui-même, qui a donné sa vie pour nous sauver.


Cette présence de Jésus ne se limite pas au pain et au vin, dit St-Thomas. Il est là au milieu de nous.  C'est là le grand mystère que nous avons à nous rappeler continuellement.  Cette alliance de Jésus avec nous.  Ceci est le sang de l'Alliance.  Dieu devient partie prenante de notre humanité, un membre de notre famille et cela est signifié par ce qu'il y a de plus intime en nous, le sang de l'alliance.


Voilà pourquoi l'eucharistie devient le sacrement par excellence de la présence de Jésus en nous.

AMEN.


Fête de la Trinité – 27 mai 2018

Lors d'une célébration de la confirmation, en rencontrant les jeunes qui allaient être confirmés, je leur ai demandé : « Parlez moi de Dieu.  Qu'est-ce que vous savez de Lui ? »  Ils cherchaient, mais ça ne venait pas.  Je leur demande : « Combien il y a de personnes en Dieu ».  Pas de réponse.  Et c'est là que je leur ai demandé  de faire leur signe de la croix.  Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.  Tout-à-coup ils ont compris qu'en Dieu il y a le Père, le Fils et l'Estprit Saint.  Trois personnes qui sont en étroite communion entre elles.  C'est ce que nous appelons la Sainte Trinité, c'est notre Dieu en qui nous croyons.


Aujourd'hui, Jésus nous dit que l'Église c'est celle de la Galilée.  Les disciples s'en allèrent en Galilée.  Nous le savons, la Galilée c'est notre monde, c'est notre vie ordinaire, c'est l'église des nations diverses, des croyances de toutes sortes.

La Galilée ou Jésus leur avait ordonné de se rendre.  Nous comme chrétien et chrétienne, nous sommes des gens appelés, convoqués par Jésus à remplir à travers notre vie de tous les jours, une mission.  Notre foi c'est avant tout une réponse à donner à Jésus qui m'appelle.


Jésus se présente aujourd'hui comme celui qui possède la plénitude universelle.  À quatre reprises, il emploi le mot « Tout ».  Toutes les nations, tous pouvoirs, tous les commandements, tous les jours... Jésus possède la plénitude, la totalité de l'action divine.  Dans la totalité de la terre pour transformer la totalité de l'agir humain.


Ce Jésus si grand, si bon, il nous envoie dans le monde pour l'annoncer, le faire connaître, le faire aimer, pour faire de toutes les personnes des disciples de Jésus.  Et comment allons-nous faire des disciples par notre témoignage, en agissant comme Jésus.  « Aimez-vous comme je vous ai aimé ».


Nous fêtons aujourd'hui la fête de la Sainte Trinité.  Qu'est-ce qui caractérise le plus, la Sainte Trinité ?  C'est la communion unitaire qui existe entre le Père, le Fils et le Saint Esprit.  Dimanche dernier Jésus nous disait ceci :  « Tout ce que possède le Père est à moi et l'Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître ».  Quelle unité dans la communion !  Comment allons-nous faire des disciples et témoigner de Jésus ?  Par la communion intime que nous aurons entre nous dans la famille, dans le couple et dans la communauté.  On disait des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s'aiment ».


Cette communion s'appellent souvent fidélité dans le couple, dans la famille et avec Dieu.  Fêter la fidélité d'un couple :


• C'est prendre conscience que le temps passe vite et que c'est heureux d'être ensemble ;

• C'est prendre conscience de la grâce d'avoir l'autre près de soi, à ses côtés ;

• C'est prendre le temps de redonner un peu d'air frais à sa vie de couple .  Prendre conscience qu'on peut améliorer certains aspects de notre amour ;

• C'est prendre le temps de redécouvrir la place de Dieu dans son couple, ou lui donner une meilleure place ;

• C'est prendre le temps de découvrir comment se caractérise votre amour : attentif, prévenant, humble, superficiel, joyeux, respectueux, profond...


Comme dit le pape François, c'est en agissant ainsi que nous marchons vers la sainteté.


AMEN.


Pentecôte – 20 mai 2018

  

Quand viendra le défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père... Jésus sait qu'il y a au milieu de nous ces forces du mal, que nous serons souvent attaqués et menacés. Jésus nous dit que Dieu prendra toujours notre défense. Jésus connait très bien ces forces du mal, du démon, du péché, de la haine, de la maladie. Il a eu souvent à sauver des personnes de ces forces et c'est pourquoi il nous envoie, étant arrivé auprès du Père, un autre défenseur qui est l'Esprit de Dieu. Nous sommes invités à ne pas oublier cet aspect de notre vie chrétienne : la réalité des forces du mal du démon. Jésus nous invite à rester alerte, vigilant pour lutter contre toute espèce de mal. Le Pape François nous le rappelle dans sa dernière lettre.

L'Esprit de vérité... c'est le nom que Jésus donne à l'Esprit Saint. C'est la vérité qui libère, c'est la vérité, la seule force, qui peut contrecarrer le mal. Il nous faut devenir de plus en plus affamé de vérité, pour être de plus en plus témoin de Jésus, ce qui signifie martyr en grec. Le martyr, c'est celui qui n'a pas peur de donner sa vie pour que la vérité éclate.

L'Esprit Saint va venir témoigner de Jésus. Nous aussi, nous sommes invités à la suite de l'Esprit à témoigner de Jésus parce que  nous sommes avec lui. Je remercie toujours en moi-même les nombreux journalistes, qui de nos jours, cherchent constamment à faire ressortir la vérité que bien des gouvernants cherchent à cacher. Nous voyons là, les forces du mal à l'œuvre dans notre monde.

J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire. Ça ressemble à nous qui parfois, nous avons bien des choses à dire, que nous aimerions partager, et nous n'y arrivons pas. Il ne s'agit pas ici simplement d'une difficulté à s'exprimer, mais c'est plutôt parce que nous entrons avec Jésus dans le mystère même de Dieu. Cette entrée va se faire de façon lente, après bien des dépouillements. Nous allons grandir dans la foi. Ceci va se faire de façon progressive.

Dans la foi, dans notre marche avec Jésus, nous découvrons toujours des choses nouvelles. Notre foi ne doit jamais être statique, arrêtée. Elle doit toujours être vivante, en recherche et à l'écoute de Jésus.

Quand viendra l'Esprit de vérité, il nous guidera. Pour Jésus, l'Esprit va être pour nous un véritable guide, quelqu'un qui connait le bon chemin, celui qui marche devant, celui qui nous invite à le suivre, celui qui nous évite les obstacles.

L'Esprit Saint, l'Esprit de vérité va nous guider dans la découverte même du mystère de Dieu. L'Esprit Saint est lui-même une personne qui connait de l'intérieur le mystère intime de Dieu.

Quand Jésus nous dit que l'Esprit nous fera connaître la vérité tout entière... Il ne s'agit pas ici d'un acte intellectuel de connaissance. Ce que Jésus nous dit c'est que l'Esprit va nous faire entrer en relation avec Dieu. Connaitre quelqu'un c'est être en relation avec lui.

Ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même. L'Esprit Saint ne dit rien d'autre que Jésus. La seule vérité sur Dieu c'est Jésus. Voilà pourquoi l'Esprit est là pour mieux nous faire connaître Jésus qui est la seule vraie image de Dieu qui est le Père, Fils et Esprit. Tout ce que possède le Père est à moi et l'Esprit reçoit ce qui vient de moi.

L'Esprit renvoie à Jésus et Jésus renvoie au Père et nous avons là la merveilleuse image de Dieu, trois personnes qui communient ensemble dans l'amour.

L'Esprit Saint est là pour nous conduire vers le Père en empruntant les chemins de Jésus. En un mot, l'Esprit Saint c'est cette force qui nous permet de vivre en fils et filles de Dieu que nous sommes.

AMEN.

Ascension de Jésus et fête des mères – 13 mai 2018

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1. Jésus au début de cet évangile, invite ses apôtres à proclamer par leur joie, leur courage, la Bonne Nouvelle.  En effet, juste avant ce passage dans l'évangile de Marc, Jésus reproche à ses apôtres leur dureté de cœur, leur peur, leur doute, leur incrédulité.  Et aussitôt Jésus les invite à laisser cela derrière eux, et à aller partout dans le monde dire la Bonne Nouvelle de la résurrection.


2. Cette Bonne Nouvelle, c'est très important de l'annoncer afin que tout le monde sache que Dieu les invite à aller avec lui.  Dieu ne veut pas obliger personne.  Mais il est important que le monde sache que Dieu nous aime et que Jésus est venu pour nous apporter le salut.  C'est à chacun et chacune de nous de l'accueillir.  Nous sommes libres de ne pas accueillir ce salut de Jésus et en faisant cela, c'est nous même qui nous condamnons et non Jésus.


3. Aujourd'hui nous célébrons la fête des mères.  Célébrons ensemble la fête des mères croyantes, chrétiennes qui prennent le temps d'annoncer par leur foi par leur amour de Jésus, par des gestes ordinaires la Bonne Nouvelle de Jésus ressuscité.


Le Pape François dans sa dernière lettre qui est une exhortation à croire que nous sommes tous et toutes invités à la sainteté nous dit des belles choses sur ce que nos mamans ont fait et font pour leurs familles.  Il dit :  « Je tiens à évoquer tant de femmes inconnues ou oubliées qui, chacune à sa manière, ont soutenu ou transformé des familles et des communautés par la puissance de leur témoignage ».  


4. Le Pape dit que la sainteté fait partie de nos occupations ordinaires et que cette sainteté peut grandir par une foule de petits gestes.  Le Pape donne l'exemple d'une dame qui va au marché, qui le fait avec joie pour pouvoir nourrir les siens. Ensuite elle arrive à la maison, son enfant a besoin de parler, elle prend le temps de l'écouter, même si elle est fatiguée. Si elle connait un moment d'angoisse face à l'avenir, elle renouvelle sa confiance en Marie et à Dieu dans la prière.  Quand elle rencontre un pauvre elle prend le temps d'aider.  Voilà une foule de petits gestes que bien de nos mères font et qui les amènent à annoncer la Bonne Nouvelle du salut à travers l’ordinaire de la vie.


5. Quand Jésus dit voici les signes qui accompagneront ceux qui deviennent croyants et qui annoncent la Bonne Nouvelle.  Je trouvais que ça correspondait à bien des gestes que nos mamans faisaient qui savaient par leur amour, par leur façon de souffler sur un bobo ou de nous mettre un plasters, chasser toutes ces idées noires, guérir les maladies, redonner de la confiance à leurs enfants.  Jésus dit : « Ils imposeront les mains aux malades et ils s'en trouveront bien ».  C'est un peu ce que les mamans font au cœur de leur famille, nous aider à se trouver bien.  Par leur foi confiante en Jésus ce sont elles qui font connaître et aimer Jésus à leurs enfants.


Aujourd'hui n'hésitons pas à prier pour toutes nos mamans et à prier pour elles, qu’elles continuent par leur amour, leurs petits gestes quotidiens à annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est vivant.


AMEN.


6ème dimanche après Pâques – 06 mai 2018

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1. Dans ces dimanches après Pâques nous méditons sur les confidences que Jésus a faites à ses apôtres avant de mourir le jeudi saint au soir.

Rappelons-nous ce que Jésus disait dimanche dernier : « Je suis la vraie vigne...Mon Père est le vigneron, vous êtes les sarments de la vigne, vous faites partie de la vigne.  Vous avez à porter du fruit... pour le faire, vous devez rester attachés à la vigne.  Nous faisons partie de Jésus, nous sommes en Jésus».  Quelle belle nouvelle, nous faisons partie de Jésus, mais ne soyons pas surpris.  Comme Jésus l'a été, nous aussi, nous aurons à être émondés, nous aurons à souffrir à la suite de Jésus afin de porter de bons fruits.


2. Aujourd'hui Jésus dans l'évangile nous parle de l'amour.  C'est un véritable hymne à l'amour.  À 11 reprises Jésus emploie le mot amour et le mot aimer.  « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour ».  Jésus nous dit que l'amour part de Dieu. Il l'a reçu, il nous le donne à notre tour.  Nous devons nous aimer les uns les autres et retourner cet amour à Jésus qui le redonne au Père.  Nous avons là, le cercle de l'amour qui part du Père et qui revient au Père.


3. Parfois nous nous demandons : D'où vient l'amour, comment ça que nous sommes capables d'aimer ?  Jésus nous le dit l'amour commence en Dieu. « Comme mon Père m'a aimé ».  En Dieu il n'y a pas de solitude, ni de tristesse, mais la joie d'un amour vécu entre 3 personnes qui ne cessent de s'aimer.  Cet amour présent en Dieu, Jésus nous le transmet en nous aimant : « Comnme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ».


4. En nous donnant son amour, Jésus ne manque pas de nous dire de le donner à notre tour.  Nous n'avons pas à le recevoir égoïstement, nous devons à notre tour le donner aux autres.  « Mon commandement le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime ».


5. Si nous agissons ainsi, Jésus nous dit qu'il abolit la distinction entre maître et serviteur, entre Dieu et l'homme et nous devenons tous des amis qui vivent du même amour qui partagent tout.  L'amour refuse de dominer, l'amour tend au respect et à se faire l'égal de l'autre.  C'est là que l'amour véritable devient communion.  Pour Jésus la mesure de l'amour c'est la croix, la mesure de l'amour c'est l'Eucharistie où il se donne à nous comme à des amis, à des frères et sœurs.  Demeurez dans mon amour. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

C'est alors que nous découvrons dans la communion que l'amour nous vient de Dieu.  « C'est moi qui vous ai choisis ».  L'amour est fait pour retourner à Dieu.  D'où l'importance d'aimer Jésus, de le louer et de le remercier.


6. En agissant ainsi, c'est alors que nous devenons une communauté de croyants, d'amoureux de Dieu, de disciples qui marchent avec Jésus. Notre caractéristique devient la joie, la joie de se savoir aimés de Dieu. « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie ».  Nous sommes invités à être des chrétiens joyeux qui mettent en pratique le commandement de Jésus « Voilà ce que je vous commande : c'est de vous aimer les uns les autres ».


AMEN.


5ème dimanche de Pâques – 29 avril 2018

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Jésus dit : « Moi, Je suis ». Quand Jésus dit cela, écoutons-le parce qu'à ce moment, il utilise le nom de Dieu et il nous dit qu'il est Dieu.


Moi je suis la vraie vigne... Dans le peuple d'Israël on disait que la vigne était le peuple. Jésus prétend prendre la place du peuple. Il dit c'est moi la vraie vigne. Jésus nous annonce le nouveau peuple, c'est l'Église, c'est Jésus en personne, nous sommes le corps du Christ, dit St-Paul.


Mon Père est le vigneron... Jésus a constamment appelé Dieu « Abba », qui signifie papa. Comme il nous a montré à le faire en disant le « Notre Père ».


Tout sarment qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève... Cette comparaison du vigneron est très réaliste quand on sait ce que fait le vigneron l'hiver. Il enlève, il coupe, il émonde, il travaille la vigne. Pourquoi couper tout ? Comme on peut dire, pourquoi tant de souffrances ? Pourquoi faire saigner la vigne ?


Jésus la vraie vigne du Père, a été émondé lui-même. Pensons à l'arbre de la croix... mais qui porte du fruit : le salut du monde.


Mais vous, grâce à sa Parole, vous voici prêts : Celui qui écoute la Parole, découvre le pourquoi de cet émondage, de cette purification. Il peut trouver un sens à ses épreuves, à la suite de Jésus.


Demeurez-en moi : Voilà la Parole qui rend net et pur. Le croyant découvre que sa souffrance l'unit à Jésus et le fait demeurer en lui.


Ce verbe « demeurer » est prononcé 8 fois par Jésus. Ce verbe « demeurer » ne veut pas dire seulement rester, séjourner, habiter mais ça va plus loin, c'est vivre avec. Nous pouvons demeurer en Jésus. Jésus demeure en nous, nous sommes unis, nous sommes les branches de la vigne. Du Christ à nous, de la vigne aux branches, une même sève circule. Il s'agit ici d'une habitation avec Jésus, l'un chez l'autre. Il s'agit ici d'un rapport identitaire. Vous serez mon peuple, Je serai votre Dieu. Ça va encore plus loin, vous n'habiterez pas l'un loin de l'autre. Nous avons là le mystère de l'eucharistie, sous le symbolisme du pain. Jésus demeure au plus profond de notre être.


En dehors de moi vous ne pouvez rien faire. L'homme est libre de vivre sans Dieu, mais une vie sans Dieu devient une toute petite vie remplie de souffrance, de joies éphémères et qui se termine dans le néant sans aucune espérance. Dieu ne nous a jamais fait pour une telle vie où c'est la mort qui triomphe. Dieu nous a fait pour la vie divine, la vie éternelle.


Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits. Jésus dans cette comparaison avec la vigne, ne se voit pas comme le tronc seulement et nous comme les branches. Il se voit comme toute la vigne dont nous faisons partie et c'est aussi ce que St-Paul nous dit, que nous devenons les membres du Christ, les membres du corps du Christ.


Nous sommes donc une parcelle de Jésus, un morceau de Dieu, nous sommes fils dans le Fils, vivant dans le Vivant. Alors étant une partie de Dieu, pensons comment nous pouvons donner du fruit dans notre monde.


Ainsi vous serez pour moi des disciples. Un disciple c'est quelqu'un qui aime Jésus, qui marche avec lui, qui vit de sa vie, qui fait les œuvres de Dieu, qui partage avec les autres les œuvres bonnes, qui devient miséricorde comme Dieu est miséricorde.


AMEN.

4ème dimanche de Pâques – 22 avril 2018

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Jésus en disant « Je suis », Je suis le bon Pasteur... Je suis la Vigne... Je suis le pain de vie... Jésus vient nous dire qu'il est Dieu. Dans la Bible, chez le peuple juif, le nom de Dieu c'est Yahvé, ce qui veut dire « Je suis ». « Je suis celui qui suis ».


2. Jésus aujourd'hui nous dit qu'il est pour nous un bon pasteur. Le vrai berger, celui qui conduit son peuple. En disant cela, Jésus nous dit qu'il est le Messie, celui qui est envoyé par Dieu. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance ».

Dans la 1ère lecture, St-Pierre nous présente Jésus comme celui sur qui repose toute l'Église. Il est la pierre d'angle, le fondement « En nul autre que lui il n'y a de salut ».


3. Le bon pasteur, le bon berger nous est présenté par Jésus en opposition avec le mercenaire, tous ces gourous, ces gens qui se présentent comme sauveurs, qui ne pensent qu'à eux, qu'à l'argent, et qui ne sont pas prêts à risquer leur vie pour leurs brebis.

Le vrai berger est celui qui donne sa vie pour ses brebis. Jésus nous dit que par sa mort, il va nous sauver. Jésus n'a pas été pris par surprise. Sa vie, il la donne librement pour nous par amour. Un amour qui va jusqu'au bout. « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime ».


4. Le bon pasteur est celui qui connait ses brebis, et ses brebis le connaissent. Il ne s'agit pas ici d'une connaissance intellectuelle, mais de la connaissance du cœur, de celui qui aime tellement un autre, de sorte qu'il s'engage avec lui et pour lui. On voit souvent des couples qui sont pasteurs l'un pour l'autre, qui sont prêts à donner leur vie pour l’autre.

Cette intimité que nous retrouvons dans ces couples, Jésus la veut aussi pour nous avec lui. Il veut nous appeler par notre prénom. C'est lui qui dit à Marie-Madeleine « Marie ». C'est ainsi que nous sommes connus par notre propre prénom par Jésus.


5. Cet amour de Jésus, comme bon pasteur, s'étend à toutes les personnes de l’univers connu. « Celles-là aussi il faut que je les conduise, il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Je suis le disciple d'un saint pasteur qui a de grands yeux et dont le regard atteint partout », disait Abercius au 2ème siècle.


6. En ce dimanche nous sommes invités à prier pour que des hommes, des femmes se consacrent à Jésus, pour donner leur vie afin de faire connaître Jésus au monde. Prions pour les vocations religieuses, missionnaires et à la prêtrise. Notre Église, l'Église de Jésus, a besoin de pasteur à l'image de Jésus. Elle n'a pas besoin de mercenaires, de personnes qui veulent faire carrière. Elle a besoin de pasteurs qui sont prêts à tout donner, à donner leur vie par amour.

Prions aujourd'hui pour François, séminariste au milieu de nous. Il est dans sa huitième année de formation. Il a tout laissé pour devenir pasteur. On ne s'improvise pas pasteur, comme on ne s'improvise pas ingénieur, ni médecin, ni thérapeute. On le devient par le cœur, la prière, les études et l'amour des gens.


7. Demandons aussi d'être pasteur dans nos familles. Que les époux soient pasteurs l'un pour l'autre, pour leurs enfants, leurs petits-enfants. Demandons à apprendre de plus en plus à connaître Jésus, à lire, et à méditer les Écritures pour mieux entrer dans la connaissance de Jésus, bon pasteur. Que nous prenions exemple sur lui. Soyons bon pasteur avec Jésus bon pasteur.


AMEN.




3ème dimanche après Pâques – 15 avril 2018

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Nous sommes en ce soir de Pâques.  Les apôtres sont tous perturbés.  Depuis trois jours, il en est arrivé des évènements.  Jésus est arrêté, condamné, mis à mort.  Judas s'est suicidé... le matin on retrouve le tombeau vide.  Deux disciples sur le chemin d'Emmaus disent qu'ils ont vu Jésus.  Ils sont justement entrain de raconter cela à leurs amis quand Jésus leur apparaît.  Il est là au milieu d'eux.  Les apôtres sont bouleversés.  Ils pensent voir un esprit, et Jésus leur dit : « La paix soit avec vous ».


Ils oublient ce que Jésus leur avait dit le jeudi saint au soir : « Soyez plein d'assurance, j'ai vaincu le monde.  Je suis avec vous ».  Ils ont peur et Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ?  Voyez mes mains, mes pieds, c'est bien moi ».  Jésus essaie de leur montrer que ce n'est pas un fantôme.  Il ajoute : « Avez-vous de quoi à manger » ?  Il mange avec eux.  Cette allusion au repas, rejoint ce que les disciples d'Emmaus ont vécu avec Jésus, et ça rejoint à ce que nous vivons avec Jésus dans le repas de l'eucharistie.


Ce que Jésus veut nous faire comprendre et faire comprendre à ses apôtres, c'est que la résurrection ce n'est pas un acte isolé.  C'est l'avant résurrection, c'est la passion, la mort.  C'est la résurrection elle-même et c'est l'après.  Il y a une continuité entre le Jésus historique qui est mort et ressuscité et le Jésus de la foi qui se continue avec nous.  Jésus c'est le même et pas le même.  C'est là qu'il ouvrit leur intelligence à la compréhension des écritures.  Jésus leur montre comment tout ce que disent la loi, les prophètes... c'est pour annoncer sa venue :  Jésus qui vient annoncer au monde la miséricorde divine, le pardon des péchés.


Accueillons ce message de la résurrection.  On pourrait se demander : À quoi sert la résurrection ?  Ça sert à proclamer le changement, à changer de vie, à ressusciter, à vivre.  La résurrection c'est un dynamisme de vie.  Elle nous met en mouvement.  « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu'il ressusciterait et que la conversion serait proclamée pour le pardon des péchés, à toutes les nations ».


À vous d'en être témoin.  C'est là après la résurrection, que commence la mission de l'Église et la mission de tout chrétien de chacun et chacune de nous.    Pour être témoin il nous faut d'abord connaître le Christ, celui dont on va être témoin.  Le connaissons-nous vraiment ?  St-Jean nous dit : « Voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements ».


Tout cela pour dire qu'on ne connait pas Jésus par notre tête, notre intelligence, notre raisonnement.  Nous le connaissons par notre cœur, par nos pieds et nos mains.  En mettant en pratique le seul et unique commandement de dieu : « Aimez-vous comme je vous ai aimés ».


L'amour est étonnant, tout comme Dieu.  Il nous invite à toujours nous convertir, à nous tourner vers le visage de celui ou celle qui a besoin.  Et St-Jean de dire : « Celui qui agit ainsi, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection ».  C'est cela être le témoin de Jésus ressuscité.


AMEN.


2ème dimanche de Pâques – 08 avril 2018

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Les premiers chrétiens se réunissaient comme nous, le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le dimanche pour célébrer la résurrection de Jésus.  Jésus vient ici dans cet évangile, le dimanche, dans le cadre de leur rencontre communautaire.  Ils sont ensemble, réunis dans la maison pour prier.


Retenons que les premiers chrétiens vivaient dans un climat de peur et de persécution, de sorte qu'ils se réunissaient en cachette et barraient les portes du lieu où ils se trouvaient.  Mystérieusement, Jésus se glisse au milieu d'eux. Demandons-nous :  est-ce qu'il nous arrive nous aussi de verrouiller les portes de notre cœur ?  Alors de quelle situation de peur, voudrions-nous que Jésus vienne nous délivrer.


Jésus leur dit : « La paix soit avec vous ».  Les disciples sont remplis de joie et Jésus leur redit : « La paix soit avec vous ».  La paix et la joie que Jésus leur souhaite, ce n'est pas une joie facile que l'on éprouve parce qu'on a gagné, qu'on a fait un bon voyage, qu'on a fait un bon marché avec quelqu'un.  Non, c'est la paix et la joie que nous éprouvons après avoir eu peur.  


Les premiers chrétiens avaient peur d'être arrêtés.  Ils pensaient que Jésus était disparu, mort pour toujours.  Et là, ils éprouvaient la joie et la paix de voir qu'il est vivant, qu'il est là, près d'eux.  C'est exactement ce que le prêtre dit à la messe : « La paix soit avec vous ».  Échangez la paix entre vous.  Ce n'est pas banal, c'est réellement accepter d'être le Christ pour l'autre.  Jésus le dit : « Je suis là, au milieu de vous quand vous êtes réunis pour prier ».  


C'est après cela que Jésus donne à chacun et chacune de nous notre mission.  C'est la mission de l'église. Nous sommes envoyés par Jésus, comme Jésus est envoyé par le Père pour remplir cette mission de la miséricorde divine.  Nous sommes désormais porteurs de la miséricorde divine comme Jésus.  Nous comme chrétiens et chrétiennes, nous sommes investis de la mission même de Jésus.


Jésus, au début de son ministère disait ceci : « L'Esprit de Dieu repose sur moi, l'Esprit de Dieu m'a consacré.  Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer une année de bienfaits ».  C’est comme nous. Nous avons reçu l'Esprit Saint lors de notre baptême et de la confirmation,  nous avons été consacré enfant de Dieu et nous sommes envoyés par Jésus : « Allez dans le monde entier, baptisez-les... ». Nous sommes donc à l’image de Jésus.


Qu'est-ce que nous devons annoncer ? C’est la grande miséricorde de Dieu.  Sœur Faustine qui a été canonisée en l'an 2000 par Jean-Paul II, nous a rappelé les fondements de la dévotion à la miséricorde divine.  C'est à cause de Sœur Faustine que le pape a proclamé le 2ème dimanche de Pâques, le dimanche de la miséricorde divine.  Voici ce que nous dit Sœur Faustine : Il y a trois fondements à la dévotion à la miséricorde divine :


1. Pour puiser à la miséricorde divine, il nous faut avoir une grande confiance: « Je veux répandre mes grâces sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde » dit Jésus.

2. L'amour véritable du prochain est une condition essentielle pour obtenir les grâces de la miséricorde divine.

3. Cette grande miséricorde divine se réalise à travers les sacrements : c'est par les sacrements que Jésus se donne à nous.



Demandons en ce dimanche de redécouvrir les œuvres de miséricorde corporelle : donner à manger, à boire, visiter les malades... et les œuvres de miséricorde spirituelle, accueillir les personnes, les conseiller, les écouter...  Devenons le canal de la miséricorde divine qui se donne au monde.


AMEN.


Pâques - 1er avril 2018

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Pâques, c'est Jésus ressuscité. Il est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Quand les saintes femmes vont de bon matin au tombeau, le tombeau est vide. La pierre est roulée, un ange en blanc leur dit : « Celui que vous cherchez n'est pas ici, il est ressuscité. Allez dire à ses disciples qu'il les précèdera en Galilée ».

Ses disciples, ce sont ses apôtres du temps, mais ce sont aussi toutes ces personnes au cours des années, qui ont décidé de suivre Jésus, de marcher à sa suite. Ses disciples, c'est chacun et chacune de nous qui sommes ici dans cette église et qui venons le rencontrer, le prier et le recevoir. Nous qui l'aimons, qui voulons agir comme lui, aimer comme lui. 

Alors qu'est-ce que Jésus nous dit ce matin ? Je suis ressuscité, je suis sorti du tombeau, j'ai vaincu la mort, je suis vivant. Allez en Galilée ! La Galilée c'est notre vie à chacun, c'est notre famille, notre paroisse, nos amis, notre travail, nos loisirs. Allez, partout où vous irez, allez le dire au monde que Jésus est ressuscité. Voilà la grande nouvelle de Pâques.

Comment les gens vont recevoir cette nouvelle. Tous ces gens de nos jours qui vont vite, qui courent, qui se stressent, qui cherchent des loisirs pour s'évader, qui sont indifférents envers Jésus, qui désirent l'argent, le pouvoir, la reconnaissance. Qu'est-ce que les gens vont dire devant notre nouvelle  :  Tu crois encore à cela ? Qu'est-ce qui te prend ? Ce sont des histoire, es-tu capable de le prouver ? Qu'est-ce que ça peut changer dans ta vie ? Je n'ai pas le temps de m'intéresser à de telles chimères. La vie est trop courte pour s'intéresser à de telle folie .

C'est alors qu'il nous faut ne pas nous laisser décourager. Si nous croyons que Jésus est ressuscité, à nous d'en témoigner par notre vie, par nos actions. En nous voyant et non en nous entendant, ils sauront que Jésus est là vivant, ressuscité, au milieu de nous.

C'est là que nous rejoignons la vision de notre évêque et de notre église diocésaine. Faire la rencontre personnelle avec Jésus et faire la rencontre communautaire avec Jésus. Si nous sommes capables de rencontrer Jésus vraiment dans notre vie et dans notre communauté lors de l'eucharistie, nous allons devenir des témoins de Jésus vivant avec les caractéristiques suivantes :

• La joie sur notre visage de savoir que Jésus est avec nous ;

• Notre prière faite avec amour ;

• Notre désir de le rencontrer dans le silence, dans la prière à chaque jour, dans l'adoration ;

• Notre accueil chaleureux envers les autres, envers les étrangers ;

• Notre désir de le servir dans toutes les personnes qui ont besoin ;

• Notre absence de jugement ;

• Notre amour inconditionnel pour ceux qui sont près de nous.

En nous voyant, les gens vont dire : Il est ressuscité, il est vivant, il est là, au milieu de nous. Jésus est vraiment ressuscité ! Alléluia !


AMEN.