Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l'horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l'abbé Laval Bolduc

33ème dimanche ordinaire - 18 novembre 2018

pour retrouver les lectures, allez sur le site de l'Évangile au quotidien et sélectionnez la date.  


Il nous faut placer le discours de Jésus dans son contexte. Jésus est à quelques jours de sa mort. Il sort du temple où il a chassé les vendeurs pour ne plus y revenir. Un disciple lui fait remarquer la beauté des pierres, la beauté du temple et Jésus de répondre : « Tout cela sera détruit ».  Pierre, Jacques et Jean lui demandent quand cela arrivera-t-il ? La réponse c'est le texte d'aujourd'hui, ce discours sur la destruction du temple et sur les derniers temps du monde.


1. Après une terrible détresse... Jésus avait donné 3 signes avant-coureurs avant cette détresse de la destruction du temple :

1) des faux prophètes

2) des guerres

3) des persécutions

Alors va arriver cette détresse énorme de la destruction du temple : le  temple détruit par les armées de Titus en 70. Est arrivée la persécution de  Néron, Pierre est exécuté, Paul est tué, l'Église est en déroute. Alors tout  cela n'était-il qu'un rêve irréel ?


2. Le soleil s'obscurcira... C'est le langage apocalyptique. Il ne faut pas prendre ces descriptions à la lettre. Elles veulent suggérer une réalité indescriptible. De ce chaos va ressortir un monde nouveau, une création nouvelle. En somme, Jésus nous place devant notre fragilité. L'homme a toujours envie de se prendre pour Dieu, construire le monde. Et très souvent, ce que l'on croit solide tombe, et devant les forces de la nature nous devenons très petits. Face au cosmos, aux étoiles, que sommes-nous ? Dieu seul peut ébranler le monde des étoiles.


3. Alors on verra le Fils de l'homme venir... Toutes ces forces du mal décrites auparavant ne peuvent avoir le dernier mot. Jésus vient, c'est un cri d'espérance. Pour Jésus la destruction du temple, symbole de la destruction du monde devient une bonne nouvelle : l'annonce du retour de Jésus. Marana Tha... Viens Seigneur. On le répète à chacune de nos messes après la consécration : « Nous attendons Ta venue dans la gloire ».


4. Jésus enverra ses anges. Ici contrairement aux autres apocalypses, il n'y a pas de châtiment de Dieu. Jésus parle de rassemblement des élus. Être avec Jésus : tel est la fin du monde.


5. Ainsi quand on se fait prophète de malheur on a rien compris à la pensée de Jésus. Jésus veut nous ouvrir sur un monde nouveau. Jésus le sait que tout passe, mais dit-il, « moi Je demeure ». « Je suis et vous demeurez avec Moi ». C'est là que Jésus nous dit qu'il ressuscitera. Ce sera l'aurore après la nuit.


6. Quand cela arrivera-t-il ? Dieu a sûrement ses raisons pour ne pas nous le dévoiler. « Quant à ce jour et à cette heure là, personne ne les connait ». C'est une façon pour Jésus de nous dire que ça ne nous revient pas de connaître ces choses. À nous de faire confiance à cette venue de Jésus sur le monde. À nous de garder l'espérance.


AMEN. pour retrouver les lectures, allez sur le site de l'Évangile au quotidien et sélectionnez la date.  

32ème dimanche ordinaire – 11 novembre 2018

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Les scribes, du temps de Jésus, c'étaient ces personnes qui se spécialisaient dans l'étude et l'interprétation des écritures, de la Parole de Dieu. Ils se sont toujours opposés à Jésus, lui qui arrivait avec quelque chose de nouveau pour parler de Dieu. Il était complètement opposé à tous ces apparats, cette recherche des honneurs et du pouvoir que les scribes recherchaient.

L'Église avait tombé dans ce piège, cette tentation du prestige, du pouvoir, des titres, des privilèges. Aujourd'hui l'Église essaie de se dépouiller et comme elle a de la misère. Elle était habituée aux grandeurs, à l'apparat. Ce que Jésus désire le plus de chacun et chacune de nous, c'est que nous soyons vrais. Vrais dans nos prières, nos rapports avec le prochain. Laissons de côté le paraître. Entrons dans l'humilité des enfants de Dieu. Jésus reproche aux scribes et nous le reprochera toujours si nous devenons comme eux. Il reproche leur hypocrisie, leur vanité, leur orgueil et leur amour de l'argent.


Dans cette perspective de nous montrer comment nous devons faire, Jésus se met à observer comment les gens se comportent. Jésus s'intéresse aux gens. Il aime voir leur comportement. C'est un fin observateur. Comme de nos jours, il y avait des gens riches et des gens pauvres. Les riches donnaient beaucoup, les pauvres moins, ce qui est complètement normal. Jésus voit une pauvre veuve sans revenus. Il la voit déposer deux petites pièces. Elle le fait humblement. Jésus est dans l'admiration pour ce geste parce que cette femme vient de donner de son nécessaire à Dieu. Alors que les autres donnaient de leur superflu. À cause de cela, elle a donné plus que les autres. Jésus vient bousculer nos façons de voir. Souvent nous sommes impressionnés par les gros dons des riches et très peu par les peccadilles des pauvres.


Jésus admire cette femme parce qu'il se reconnaît en elle. Elle donne tout, tout ce qu'elle a pour vivre, tout comme Jésus qui vient donner sa vie, totalement par amour pour nous.


Alors posons-nous des questions sur notre générosité, notre façon de partager. Beaucoup de gens aujourd'hui vont peut-être dire : cette veuve aurait été bien mieux de garder cela pour elle. Pourtant elle est d'une générosité insurpassable. Elle donne de son nécessaire. St-Vincent de Paul qui a travaillé toute sa vie avec les pauvres disait : « Une chance qu'il y a les pauvres pour aider les pauvres. Eux savent donner », disait-il.


Demandons à Jésus aujourd'hui d'apprendre à donner, à partager tous ces biens que nous gardons bien souvent dans des coffres rouillés, comme dit le chant.

Concrètement, posons-nous quelques questions afin de voir ma façon de faire : À quand remonte ma dernière aumône ? Combien ai-je donné ? Comment je me comporte quand un pauvre m'aborde ?


L'amour ne calcule pas. Dieu est amour. Cette veuve est comme Dieu : elle donne tout, tout ce qu'elle a pour vivre. Dieu a tout donné.


AMEN.


31ème dimanche ordinaire – 04 novembre 2018

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L'église au début de novembre, à chaque année, nous invite à prier pour nos défunts, à nous rappeler leur souvenir et surtout ce qu'ils ont été comme personne de cœur.


Jésus aujourd'hui dans l'évangile, nous invite à faire en sorte que notre vie religieuse, que notre foi, que notre amour éclaire toute notre vie.  La priorité pour Jésus c'est Dieu, le Dieu « un ».  Tout son être vient de lui.


Pour Jésus ce que ce Dieu « un » attend de nous, c'est l'amour. Ce Dieu veut faire une alliance d'amour avec nous, un partenaire d'amoureux.  Et la question que nous avons à nous poser : Est-ce que nous aimons Dieu ?  Posons-nous la question autrement : Est-ce que nous croyons vraiment que nous sommes aimés de Dieu tels que nous sommes ?  Comme disait le prédicateur de la retraite : « Le plus difficile pour nous, c'est d'être sûr que Dieu nous aime inconditionnellement ».


Est-ce bien vrai que nous aimons Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute nos forces ?  Soyons honnêtes.  Cette répétition veut exprimer l'intensité de l'amour que nous devons avoir envers Dieu.  Alors qu'est-ce que c'est qu'aimer ?  Quand on dit j'aime, qu'est-ce qu'on dit exactement ?  J'aime la télévision... j'aime le gâteau au chocolat... j'aime telle personne...  Alors, est-ce que j'aime telle personne sans m'investir pour elle comme quand j'écoute la télévision ?  Ou encore, pour la consommer comme pour le gâteau?  


Ne l'oublions pas, l'amour dont Jésus parle c'est un engagement.  Jésus dit : On te demande un pas, fais-en cent.  On te demande ton manteau, donne aussi ta chemise.  Pour Jésus, l'amour c'est un engagement.  Ça consiste à faire pour les autres ce que nous voudrions qu'ils fassent pour nous.  Aimez vos ennemis.   Aimer de façon inconditionnelle, en donnant notre vie pour l'autre.  Ça exige la capacité de donner et de pardonner.


De plus pour Jésus, aimer Dieu ça ne suffit pas.  Il nous faut aussi aimer le prochain.  Il s'agit de deux commandements différents.  Le premier ne remplace pas le deuxième.   En même temps, reconnaissons qu'aimer et être aimé c'est un avant-goût du ciel.  Aimer vraiment, c'est se laisser dire par Jésus : « Tu n'es pas vraiment loin du royaume ».  


Alors ne craignons pas d'aimer Dieu.  De nous laisser aimer par Dieu.  D'agir par amour.  D'aimer notre prochain, de nous laisser aimer par lui.  À chaque fois que nous le faisons, c'est une signature de Dieu dans tout ce que nous faisons.


AMEN.


30ème dimanche ordinaire - 28 octobre 2018

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  1. Dans cet évangile, nous voyons Jésus qui sort de Jéricho. Une grande ville, suivi d'une foule nombreuse qui espère toujours que Jésus sera cet homme qui va libérer le peuple juif des Romains. Jésus a beau leur dire qu'il doit monter à Jérusalem, qu'il va être livré, subir la passion, mourir et puis ressusciter, ils ne le croient pas. Ils sont comme cet aveugle sur le bord du chemin.


Nous aussi bien souvent nous sommes comme cet aveugle Bartimée. Nous avons de la difficulté à bien entendre ce que Jésus nous dit.


2. Regardons et écoutons cet aveugle Bartimée. Qu'est-ce qu'il se dit à propos de Jésus ?

« Je n'ai jamais vu son visage.

Mais ceux qui le connaissent m'ont parlé de lui.

Depuis ce jour, j'espère son passage.

Et aujourd'hui, j'entends qu'il vient ».

Nous aussi nous sommes dans la même situation de cet aveugle :

Nous n'avons jamais vu son visage.

Par la foi, nous avons cru au témoignage de ceux qui l'ont connu.

Depuis ce temps, nous attendons son passage.

Et aujourd'hui c'est lui qui vient dans cette eucharistie.

Un jour nous le verrons de nos yeux de chair. 


3. Alors du fond de sa nuit, Bartimée crie sa prière : « Jésus prend pitié de moi, Jésus Eleison ».  Plus les gens veulent l'arrêter, plus Bartimée crie sa prière. L'Église d'Orient, avec les moines du désert, nous a appris à nous

sanctifier, seulement en répétant à profusion cette prière. C'est justement cette prière que nous faisons à chaque début d'eucharistie.


4. Devant ce cri de Bartimée, devant cette prière répétée, Jésus s'arrête et appelle Bartimée. On voulait le faire taire. Il y a bien des gens qu'on voudrait faire taire : les immigrés, les victimes de violence... Le Pape souhaite de plus en plus une Église transparente ou l'on cesse de cacher nos misères.

Jésus pour l'appeler, se sert de ses disciples.  Jésus met ses disciples au service des petits. Dieu a besoin des hommes. Alors Jésus se sert de l'Église pour appeler l'humanité souffrante. L'Église c'est nous. Sommes-nous attentifs aux cris qui montent autour de nous ? Est-ce que nous transmettons à nos frères et sœurs l'appel de Jésus ?


5. Confiance, lève-toi. En grec ce mot veut dire ressuscite. L'aveugle jette son manteau, c'est-à-dire il laisse son passé derrière lui. Nous avons là, toute une catéchèse du baptême en Jésus. Ce passage des ténèbres à la lumière, à l'entrée dans la foi en Jésus. Cette foi, vraie, sincère, forte peut nous faire comprendre des choses que nous ne comprenions pas auparavant.

Demandons aujourd'hui à Jésus d'augmenter notre foi. Demandons-lui de marcher encore plus à sa suite comme Bartimée, en découvrant un peu mieux le visage de Jésus en notre vie. C'est un miracle quand quelqu'un d'orgueilleux devient humble, quand nous décidons de servir les autres, quand nous acceptons de pardonner. À ce moment-là, nous sommes illuminés par le Christ : « Fais que je voie » !


AMEN.

29ème dimanche ordinaire – 21 octobre 2018

• Nous voudrions que tu exauces notre demande.  Ils sont les cousins de Jésus, ils sont de la famille, on peut s'entraider, c'est normal de le faire. Ils font une prière à Jésus.  C'est une occasion de voir que nos prières ne sont pas toujours exaucés comme nous voudrions.


• Que voudriez-vous ?  Jésus veut qu'ils précisent leur demande.


• Accorde-nous de siéger à ta droite et à ta gauche.  N'oublions pas que, quand ils font cette demande, Jésus vient de leur dire qu'il sera livré, qu'ils le condamneront, qu'ils riront de lui, et le tueront.  Au moment ou Jésus prend la dernière place, eux veulent avoir les premières places.  Ils sont encore à penser au Messie glorieux.  Ils comptent sur la puissance de Jésus.  Ne faisons-nous pas souvent la même chose ?  Ils cherchent à tirer des avantages.  Dans notre vie chrétienne, nous arrive-t-il de vouloir mettre Dieu à notre service au lieu de le servir ??  Notre pratique religieuse est-elle une assurance pour l'au-delà, ou une pratique de louange et d'adoration ?


• Vous ne savez pas ce que vous demandez : en effet, s'ils avaient su qui serait à gauche et à droite de Jésus quand il sera dans son heure de gloire sur la croix.  Ils n'ont rien compris au véritable destin de Jésus.

Bien souvent nous aussi nous ne savons pas ce que nous demandons, mystère de nos prières inexaucées.  La gloire qu'ils désirent, ils vont la recevoir mais pas de la manière qu'ils pensaient.


• Pouvez-vous boire la coupe... et recevoir le baptème... c'est-à-dire le calice de ma passion et entrer dans le baptème de sang ?  Acceptez-vous de partager ma mort ?


• Nous le pouvons.

Au moment où cet évangile est écrit par Marc, déjà Jacques a été martyrisé par Hérode.


• Il ne m'appartient pas de l'accorder.  Quelle parole d'humilité de Jésus devant son Père.  Il nous invite nous aussi à laisser Dieu disposer de nous. La gloire que Jacques et Jean vont avoir sera celle de Jésus.

Jésus renvoie ses amis au mystère insondable du dessein de Dieu.


• Les autres s'indignent parce qu'ils ont les mêmes ambitions.


• Jésus parle du pouvoir politique de la manière qu'il est exercé et demande à ses disciples de ne pas agir ainsi entre eux.  Ne pas faire sentir leur pouvoir, leur domination.


• Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur, sera l'esclave de tous.

Voilà la constitution de l'Église, être au service de tous.  St-François d'Assise avait compris cela et il a sauvé l'Église au XIIIème siècle.  Dans l'Église pas de principe de l'avancement, seul le principe de servir mutuellement.  Le Pape ne veut rien entendre des carriéristes.


• Tout cela : pour pouvoir imiter Jésus.  Jésus s'est comporté en serviteur jusqu'à la fin en faisant le service de table le jeudi saint et le lavement des pieds.


AMEN.


28e dimanche ordinaire -14 octobre 2018

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Voilà quelqu'un qui a tout ce qu'il faut pour être heureux; il possède de grands biens, il mène une bonne vie, une vie de droiture. Il observe de belles valeurs. Alors pourquoi veut‑il autre chose? Jésus répond à cet homme riche d'observer les commandements, surtout tous les commandements qui ont rapport au prochain : ne pas faire de tort à personne, ne pas commettre de meurtre, ni d'adultère, en un mot respecte tes frères et sœurs.


Jésus se trouve devant un homme sincère, consciencieux; il le regarde et il l'aime. Alors Jésus lui dit : si tu veux aller plus loin dans l'amour, vend ce que tu as, partage et suis‑

moi, prend le chemin de l'évangile. En un mot, Jésus lui demande s'il est libre ou s'il est esclave de ses biens, de ses richesses. Il invite cet homme à révéler vraiment le fond de son être, à révéler quelle est son attitude face aux biens de la terre. Cette exigence face aux biens de la terre, Jésus nous la rappelle tout au long de sa vie. Venez à ma suite… laissant là leurs filets. Il lui ordonne de ne rien prendre pour la route. Si quelqu'un veut me suivre, qu'il renonce à lui-même. Jésus le dit et le redit : pour le suivre il faut abandonner tout le reste.  

  

Mais lui à ces mots devint sombre et s'en alla tout triste. Voilà quelqu'un qui nous ressemble. Nous sommes tout disposés à suivre Jésus mais nous ne sommes pas prêts à y mettre le prix. Nous aussi, bien souvent nous refusons des appels qui seraient pour nous source de joie. Par exemple, il y a des retraités qui, a leur retraite, partent en pays de mission pour aider à des œuvres humanitaires; des familles qui accueillent des personnes seules ou itinérantes et qui leur redonnent un foyer, une famille. Tous ces appels deviennent source de joie au lieu d'être triste avec nos biens amassés. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit ? Jésus regarde, il nous regarde, il regarde notre monde, il regarde les foules, les supermarchés, il regarde les gens du tiers-monde et il dit : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu! » Il semble nous dire à nous qui, en Occident, possédons beaucoup : comme ce sera difficile de partager, de mettre nos biens au service des plus pauvres. C'est pourtant là que nous trouverons de grandes joies. Comme Jésus le dit à la fin : c'est Dieu qui peut nous aider à arriver à ce partage de nos richesses. 


Amen!

27ème dimanche ordinaire – 07 octobre 2018

1. Tout d'abord, il faut dire qu'au temps de Jésus, tout comme aujourd'hui sur le plan civil, le divorce est tout à fait légal.  De plus, chez les juifs au temps de Jésus, il y avait deux écoles de pensée concernant le divorce. Certaines pronaient que pour divorcer ça prenait une raison très sérieuse comme l'adultère.  D'autres disaient que bien des raisons comme l'incompatibilité de caractères étaient suffisantes pour demander le divorce.  C'était simple, il s'agissait de faire une lettre de renvoi.


2. Que nous dit Jésus devant cette situation du divorce ?  Jésus nous dit que si nous en sommes arrivés là, c'est parce que nous avons beaucoup de difficultés à aimer.  C'est à cause de la dureté de votre cœur.  C'est parce que vous avez perdu de vue le projet initial de Dieu sur l'humanité.  C'est parce que vous vous aimez vous mêmes au lieu d'aimer l'autre.  En effet, très souvent ce qui cause le divorce c'est aussi notre façon de vivre en société : la vitesse de la vie, la diminution des valeurs, le matérialisme, l'absence de la spiritualité, etc.  Tout cela combiné ensemble fait que nous oublions l'essentiel : le projet de Dieu.


3. Alors que fait Jésus ?  Il nous rappelle le projet premier de Dieu sur l'humanité.  Ce projet se résume ainsi : Nous sommes créés pour aimer, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu.  Nous sommes faits pour trouver notre joie dans l'amour en nous inspirant de l'amour de Dieu le Père, le Fils et l'Esprit qui ne fait qu'un.

En d'autres mots, nous pouvons dire que comme humain nous sommes hommes et femmes, créés à l'image de Dieu.  Comme Dieu est trois personnes et ne fait qu'un, de même l'homme et la femme quitteront leur famille pour ne faire qu'un ensemble.  De sorte qu'il y a quatre choses à considérer dans le message de Dieu aujourd'hui :


(1) L'homme et la femme ne peuvent vivre seuls.


(2) Dieu nous a créés pour être heureux.


(3) La sexualité fait partie de ce projet : elle est bonne.

(4) L'homme et la femme sont égaux.  Il n'y a pas question de domination de l'un sur l'autre.  Ils ne font qu'un.


4. Tout cela pour dire que l'amour vient de Dieu, que nous dans l'amour nous sommes invités à aimer à la manière de Dieu.  Dieu nous aime comme Jésus nous aime.  Son amour est indéfectible, il est durable, il va jusqu'au bout, son amour est don de soi et service pour l'autre.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour l'autre.  


5. Aujourd'hui Jésus nous invite à découvrir la joie d'aimer, de se donner. L'indissolubilité du mariage n'est pas là pour nous culpabiliser ou pour juger ceux et celles qui n'ont pas continuer dans le mariage.  Au contraire, Jésus nous invite malgré nos difficultés ou nos échecs à aimer.  Il nous invite à aimer, à lui demander de nous aider à aimer, de ne jamais abandonner ce désir d'aimer à la manière de Jésus.  C'est ainsi que nous connaitrons la joie d'aimer.


AMEN.


26ème dimanche ordinaire – 30 septembre 2018

1. Croire en Jésus, c'est le suivre là ou il a passé.  C'est mettre nos pas dans ses pas.  Ainsi la morale chrétienne ce n'est pas une question de permis ou de défendu, c'est plutôt essayer de vivre à la manière de Jésus.  On ne pose plus la question : est-ce que j'ai le droit de faire cela ?  Mais demandons-nous plutôt: qu'est-ce que Jésus aurait fait ?


2. Nous sommes en face d'un petit évènement de la vie de Jésus. Un exorciste, c'est à dire quelqu'un qui chasse les démons.  Mais il n'est pas du groupe de Jésus.  On veut l'arrêter d'agir.  Alors demandons-nous : quels sont les démons aujourd'hui ?  Ils sont nombreux : par exemple l'exploitation des petits, le manque de moralité, la mauvaise répartition des richesses, le culte du pouvoir, du paraître... Face à ces démons, nous connaissons des personnes, des bénévoles qui donnent de leur temps pour aider à mettre plus de dignité, à nourrir les plus pauvres, à aider les malades... Souvent ils ne sont pas de notre groupe, ils ne sont pas catholiques, ils ne connaissent même pas Jésus.  Est-ce que nous allons les empêcher d'agir ?  Le sectarisme n'est pas mort.  La réaction de Jean dans l'évangile est une réaction de pouvoir, de domination.  Il veut garder le monopole. Il veut garder pour lui le pouvoir de Jésus.


3. Regardons-nous.  Bien souvent c'est comme cela que nous agissons. Jésus nous rappelle qu'il est venu pour tout le monde.  La grâce salvatrice de Jésus n'est pas juste dans l'église catholique.  Alors, qu'elle est la réponse de Jésus : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom, ne peut pas par après, parler en mal de moi ».  Nous ne sommes pas les seuls dépositaires de l'Esprit de Dieu.


4. Une madame me disait cette semaine en regardant les jeunes qui ne viennent plus à la messe, qui ne connaissent plus rien de notre religion, comment elle avait de la peine de tout cela.  Je lui disais, montrons leur Jésus et peut-être qu'ils vont agir comme lui, mais ils ne feront pas nécessairement les mêmes choses que nous.  C'est important de leur montrer Jésus.

5. Jésus nous dit aujourd'hui qu'on n'enchaine pas l'Esprit, il est libre.  Jésus a une admirable largeur de vue face à tous les sectarismes.  Donne-nous Seigneur un esprit large, ouvert.  Rappelons-nous les paroles du pape Jean-Paul II : « N'ayez pas peur, ouvrez vos frontières, vos cœurs ». Ne sommes-nous pas trop souvent portés à condamner ceux et celles qui ne pensent pas comme nous, qui ne sont plus de notre bord ?


6. Jésus ne nous invite pas à laisser tout aller,  il nous invite à être ses disciples, à agir comme lui.  Il nous dit comment nos moindres petits gestes faits au nom de Jésus sont importants.  Jean s'identifie au plus petit chrétien.  Jésus nous invite à faire attention aux autres, à les respecter, à ne pas leur faire de mal.

C'est à ce moment qu'il dit, de toujours regarder le but de notre vie : la vie éternelle.  Ne laissons rien nous empêcher d'arriver à la vie éternelle, même si ces choses sont imparfaites pour nous.  La vie éternelle mérite tous les sacrifices, à nous de ne pas nous laisser égarer.


AMEN.


25ème dimanche ordinaire – 23 septembre 2018

1. Dans le ministère de Jésus depuis quelques dimanches, nous voyons que Jésus a délaissé les grandes foules et s'occupe de la formation de ses disciples.

2. Il les instruisait en disant : le fils de l'homme est livré aux mains des hommes. Ce fils d'homme, c'est celui qui est envoyé par Dieu, c'est le Messie. Jésus vient de Dieu, mais pas d’un Dieu auquel les hommes pensent habituellement. Il s'agit d'un Dieu livré, un Dieu d'amour et non pas d'un Dieu tout puissant. Ce Dieu livré nous est rappelé dans chaque eucharistie : « Ceci est mon corps, livré pour vous ».

3. Il leur disait aussi : « Ils le tueront et trois jours après sa mort il ressuscitera ». C'est une annonce par Jésus de sa passion, de sa mort et en même temps il leur annonce qu'il revivra après sa mort. C'est tout le mystère pascal qui est annoncé ici. C'est la lumière essentielle sur la mort, ce n'est pas la fin de tout. Sommes-nous vraiment convaincu que c'est bien cela la mort qui nous attend ?

4. Chose importante à se rappeler c'est que les apôtres ne comprenaient pas. « Les disciples ne comprenaient pas ces paroles et n'osaient pas le dire ». Les apôtres sont un bon échantillon de l'humanité actuelle qui ne comprend pas ce mystère de mort et résurrection, et on a peur de le dire, d'interroger à ce sujet.

Ce qui est à remarquer dans cet épisode de Jésus avec ses disciples, c'est que Jésus leur parle, les instruit, leur dit qu'il n'est pas un Dieu puissant, qu'il va être tué, qu'il va ressusciter et ses disciples n'écoutent pas, ne changent pas d'idée. Ils pensent que Jésus vient établir un royaume puissant et ils se demandent qui va être le plus grand dans ce royaume. Ils n'ont rien compris et n'ont pas écouté.

5. Jésus a surpris la conversation des apôtres. Jésus est allergique à l'envie du pouvoir. Il s'assoit et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier et le serviteur de tous ». Puis il prend un enfant, il le place au milieu d'eux et s'identifie à cet enfant : « Celui qui l'accueille en mon nom, c'est moi qu'il accueille ».

6. Jésus, en agissant ainsi, nous montre le chemin pour aller vers Dieu. Pensons-y un instant. Que peut nous apporter un enfant ? De l'argent… de la force physique… un aide dans le travail… nous remplacer… non... Tout ce qu'il peut nous apporter c'est de nous aider à devenir grand et important aux yeux de Dieu. Il nous apprend notre fragilité et notre besoin de Dieu. L'enfant est naturellement petit, fragile, pauvre, dépendant. Sans le savoir, il nous montre le chemin pour rencontrer Dieu. Il nous apporte quelqu'un : Dieu.

7. Alors qui est grand aux yeux de Dieu ? Ce sont ceux qui, comme un enfant, s'en remettent à lui pour conduire leur vie, ceux qui se soucient du bonheur des autres en les servant. Ceux dont le cœur penche vers les plus petits. Imitez l'enfant, sans le savoir il a emprunté le chemin de Dieu.

AMEN.

24ème dimanche ordinaire – 16 septembre 2018

1. On a ici dans ce texte, le sommet de l'évangile de St-Marc.  Nous découvrons qui est vraiment Jésus et cela se fait après plusieurs miracles et plusieurs évènements.  Aujourd'hui, Pierre reconnaît la présence de Dieu en Jésus.  Nous voyons que le chemin de la foi est progressif.


2. Aujourd'hui on retrouve Jésus dans la nature, là ou le fleuve Jourdain prend sa source.  Il est avec ses apôtres et il les interroge tout bonnement : « Qu'est-ce que les gens disent de moi ?  Qui suis-je pour eux » ?  C'est une sorte de sondage de la part de Jésus.


3. Que disent les apôtres à Jésus ?  Les gens sont assez unanimes.  Ils le considèrent comme un grand personnage: Élie... Jean Baptiste... en sorte les gens le prennent pour un porte parole de Dieu.  C'est encore ce que l'on dit aujourd'hui, beaucoup de non catholique ou de non chrétien vont dire que Jésus est un être exceptionnel, et tous savent que Jésus a marqué l'histoire.


4. C'est là que Jésus pose la vraie question : « Mais pour vous qui êtes avec moi depuis déjà presqu'un an, qui me connaissez, pour vous, qui suis-je »?  Encore aujourd'hui posons nous aussi cette question, posons là aux gens que nous rencontrons dans notre travail, nos familles, nos écoles, nos hôpitaux.  Qu'est-ce que vous allez entendre ? Jésus, je ne le connais pas. Je n'en entends jamais parler.


5. Et nous, est-ce que nous osons en parler ?  Ou si on aime mieux que personne ne nous interroge à ce sujet, parce qu'on ne saurait pas quoi dire ?  Ou si c'est parce qu'on aurait peur de ce que les autres pensent ?  Voilà que Jésus aujourd'hui nous invite, chacun et chacune de nous, à répondre franchement à cette question : Toi, qu'est-ce que tu dis de Jésus ?


6. À cette question Pierre a fait la plus belle profession de foi : « Tu es le Messie, Tu es l'oint de Dieu, Tu es le Christ, le Fils de Dieu, Tu es Dieu ».  Celui qui est envoyé par Dieu.  Celui qui vient donner sens à notre vie.


7. Jésus les invite à garder cela pour eux, de ne pas le dire, parce qu'il ne veut pas que les gens se trompent sur sa mission.  Les apôtres disent qu'il est Dieu, mais en même temps, ils espéraient un Dieu qui viendrait les libérer matériellement, chasser les Romains, faire des miracles.  Est-ce que c'est encore ce Dieu que nous espérons avec Jésus ?


8. Voilà pourquoi Jésus leur révèle qu'il ne sera pas ce Dieu spectaculaire, ni le Dieu puissant, mais qu'il va souffrir, qu'il va être tué.  C'est là que Jésus leur montre que ceux et celles qui vont marcher avec lui vers Jérusalem, vont rencontrer la croix, que c'est un chemin vers la résurrection.   « Qu'il soit tué et trois jours après il ressuscite ».


9. Jésus essaie aujourd'hui de vous amener à l'écouter jusqu'au bout, à l'écouter jusqu'à la résurrection.  Souvent nous nous arrêtons au mal, aux épreuves et nous oublions la résurrection.


AMEN.


23ème dimanche ordinaire – 09 septembre 2018

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1. Après son discours sur le pain de vie, où il dit aux juifs qu'il va donner sa chair à manger, Jésus est délaissé par les gens, on ne croit plus en lui. Jésus alors s'éloigne de la Galilée et se rend à l'étranger. C'est un voyage de 100km. Jésus va se consacrer maintenant à la formation de ses disciples, il délaisse les grandes foules. Alors il se retrouve avec une vingtaine de personnes et vit en milieu païen. Il campe à la belle étoile.


2. La renommée de Jésus s'était déjà répandue en milieu païen, c'est pourquoi on le reconnaît et on lui amène un sourd muet. On dirait que les païens sont plus ouverts à sa personne que ses compatriotes juifs. Ont-ils des oreilles pour entendre, alors que les juifs n'ont pas été capables d'entendre les paroles de Jésus sur le pain de vie ? Comme nous l'avons vu dimanche dernier sur le pur et l'impur des lois et traditions juives, Jésus s'ouvre sur l'universel... sur les nations, sur l'ensemble du genre humain. Il va au-delà des traditions, des lois, des habitudes. Il rejoint les personnes dans leur cœur, dans l'essentiel. Alors comment réagissons-nous devant l'étranger, le migrant ? Est-ce que nous lui faisons une place ?


3. Que fait Jésus ? Jésus n'est pas un magicien. Tous ses gestes dans cet évangile ont un sens.

Jésus prend l'handicapé à l'écart, loin de la foule. En faisant cela, Jésus ne cherche pas le sensationnel. Au contraire, il est comme Dieu, un Dieu caché. Il se cache pour nous dire qu'il va accomplir un événement divin, « un mystère ».

• Puis Jésus fait des gestes concrets. Il met ses doigts dans les oreilles, de la salive sur la langue... Les signes de Jésus sont des signes corporels. Il aurait pu agir de loin, il a décidé d'entrer en contact avec nous. Jésus n'a pas peur de nous toucher. Si nous avons peur de toucher le corps de Jésus c'est que nous perdons le sens de la dignité du corps.

C'est ainsi que Jésus par les sacrements, passe par des signes   pour nous toucher, pour venir jusqu'à nous. Dans la   communion au corps de Jésus, nous acceptons de le prendre,  de le manger selon ce qu'il nous a dit : « Prenez et mangez  ceci est mon corps... »

Puis, les yeux levés au ciel, il soupira. Ce geste indique que Jésus fait appel à son Père. Jésus refait la création de Dieu qui a été abimée.

• Il dit « effata »,  ouvre-toi. Jésus s'adresse au patient lui-même, non pas aux oreilles ou à la bouche... c'est le même rite que l'on faisait autrefois lors des baptêmes. Rapidement les gens ont compris que ça s'adressait à chacun et à chacune. C'est un peu notre condition humaine que d'être sourd et muet et de ne comprendre rien devant les choses de Dieu.

• Les gens disaient : « Tout ce qu'il fait est admirable ». Ces mots d'admiration nous rappellent le premier récit de la création ou Dieu dit : « Dieu vit tout ce qu'il avait fait, c'était très bon ». Ainsi par Jésus, un homme nouveau est recréé, un homme qui sait écouter Dieu et qui sait parler à Dieu, écouter ses frères et sœurs et parler à ses frères et sœurs. Oui admirables sont tes oeuvres Seigneurs.


AMEN 

22ème dimanche ordinaire – 02 septembre 2018

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1. Une simple constatation sur notre façon de vivre depuis une cinquantaine d'année au Québec : on dirait que nous avons pris la mentalité des pharisiens et des scribes du temps de Jésus. Comment ça ? Nous passons notre temps dans nos municipalités et le Québec à faire des lois et des règlements de toutes sortes. Arrivent un accident ou un événement spécial : tout de suite on veut passer un règlement ou faire une loi.

C'est exactement ce qui se passait chez les juifs du temps de Jésus : 626 lois ou règlements concernant la façon de pratiquer leur religion. Aujourd'hui, Jésus fait face à une de ces lois : l'obligation de se laver les mains avant de manger, s'asperger d'eau, laver les coupes, etc...


2. Comment Jésus réagit-il devant toutes ces lois, qui en somme étaient comme des façons de manifester son amour pour Dieu. Comment Jésus voit cela ?

Tout d'abord, il n'est pas un fervent des lois. Il vient apporter la miséricorde de Dieu. Ainsi il est porté à avoir un parti pris pour les marginaux, les délaissés, les laisser pour compte. Il est porté à être indulgent et à considérer les personnes au lieu des lois.

Jésus a le sens missionnaire. Son message, il veut qu'il soit accueilli par toutes les nations. Il ne se limite pas seulement à la nation juive. De sorte que Jésus distingue l'essentiel de ce qui est une coutume ou une tradition. Il ne veut pas que nous fassions, d’une tradition un article de foi. 

◦ Une 3ème chose que Jésus nous dit : les traditions ne viennent pas de Dieu, elles viennent des hommes. Ainsi toutes nos traditions sont soumises à évoluer.


3. Puis Jésus passe à l'attaque et il condamne le formalisme religieux, c'est à dire ceux qui ne jure que par la loi et les traditions. Jésus nous invite à regarder le cœur que nous avons. Le culte que nous rendons à Dieu doit venir de notre cœur, de nos convictions profondes, de notre amour pour Dieu.


4. Puis Jésus fait appel à notre intelligence et notre compréhension. Il dit :

◦ La pureté est en fonction du cœur.

◦ C'est du dedans, du cœur que sortent toutes les pensées mauvaises. Le mal se situe dans le manque d'amour. Le mal n'est pas dans les choses, il est en nous. Voilà pourquoi nous ne pouvons juger quelqu'un de l'extérieur parce que nous ne voyons pas son cœur.


5. De là, Jésus nous donne le seul catalogue de péchés qu'il nous ait donné : il y a 12 péchés qui se rapportent à l'amour et au prochain. Nous serons donc jugés sur l'amour et sur la beauté de la vertu.

◦ 6 péchés au pluriel : inconduites, vols, meurtres, adultères

◦ 6 péchés au singulier : fraude, débauche, envie, orgueil, diffamation et démesure.

Jésus connait vraiment le cœur de l'homme et il nous donne une morale  qui s'applique à tout humain.


AMEN.

14ème dimanche ordinaire – 08 juillet 2018

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1. Jésus revient dans son village de Nazareth. Un village d'environ 150 familles. De quoi y vivait-on? De la culture des olives, de la vigne, du blé, quelques animaux. Jésus a été élevé comme un homme du terroir, un homme du pays. Il est connu de tous les habitants du village. Jésus était un homme très simple, humble, charpentier qui réparait ce qui était brisé. Dans ce village à chaque samedi, le jour du sabbat, on se rassemblait à la synagogue pour prier. Voilà comment Jésus a vécu pendant 27 ans, avec son père et sa mère. C'est ce que nous appelons sa vie cachée, sa vie privée. Il n'était pas connu à l'extérieur de Nazareth.


2. Jésus est heureux de revenir chez lui. Le jour du sabbat, comme il le faisait auparavant, il se rend à la synagogue et comme n'importe qui peut le faire, il se lève pour commenter la Parole de Dieu.

Les nombreux auditeurs sont frappés de son enseignement. Ils trouvent ça  beau. Ils ont entendu parler de Jésus, sa renommée est arrivée jusqu'à  Nazareth.

Phénomène très humain que nous voyons souvent se produire. Ses  compatriotes, les siens peut-on dire, au lieu d'être fiers de ce que Jésus  fait, de sa renommée, ils sont offusqués, ça ne correspond pas à ce qu'ils  connaissent de Jésus. Ils se questionnent : « D'où cela lui vient-il ?  Quelle est cette sagesse, ces miracles qu'il réalise »

Ça nous arrive  nous aussi : parfois on pense connaître quelqu'un et on s'aperçoit qu'il est différent de ce que l'on pensait. Parfois nous n'acceptons pas que la personne ait changé. La chose importante qu'on n'accepte pas c'est qu'elle vienne bouleverser nos pensées, nos habitudes, nos traditions et qui, en un mot, vient désorganiser notre vie tranquille.

C'est pour cela qu'ils étaient profondément choqués à cause de lui. On s'aperçoit que Jésus a vécu cela difficilement. Il a été refusé par  les siens. Aujourd'hui bien des gens, des catholiques prennent la même attitude : « Je crois en Dieu, mais je ne veux pas accepter l'Église qui change ». Des gens n'accepte pas le côté humain de l'Église, ses pasteurs, ses évêques. Beaucoup de gens sont profondément choqués de l'Église, comme les compatriotes de Jésus envers Jésus.


3. Voyant le mépris de sa famille humaine, Jésus s'est fait une nouvelle famille: ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique, ceux-là sont mes frères, mes sœurs, ma mère. Cette nouvelle famille est basée sur les liens de la foi.

Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle. Pourquoi ? Il faut la foi pour qu'il y ait un miracle véritable. Et n'oublions pas, ce ne sont pas les miracles qui donnent la foi. La foi c'est un don de Dieu que nous développons dans une relation personnelle et amoureuse avec Jésus. Voilà pourquoi l'Église est toujours prudente devant les miracles. L'Église n'est pas un marchand de merveilleux.


4. Que fait Jésus devant le refus des siens ? Il ne se décourage pas , il repart, il s'étonnait de leur manque de foi. C'est le message que nous recevons aussi de Dieu dans la première et la deuxième lecture : restons debout comme Ezékiel devant ceux qui refusent le message. Et comme Paul qui aimerait se débarrasser de ce qui l'empêche d'être un serviteur meilleur, il accepte son handicap en disant : « C'est dans ma faiblesse que la puissance du Christ se manifeste ».


5. En un mot : Malgré nos échecs, n'arrêtons pas notre mission de prophète : présenter Jésus au monde.


AMEN.

Fête de la St-Jean – 24 juin 2018

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Au début de cette homélie, voici quelques questions :


➢ Saviez-vous que dans l'Église, la fête de la St-jean Baptiste, est la seule fête de saint avec celle de Jésus que l'on célèbre le jour de sa naissance.

➢ Que la fête de Noël est placée au solstice d'hiver et la St-Jean au solstice d'été.  Le 24 juin, le jour le plus long et les jours diminuent progressivement jusqu'au 25 décembre.  « Il faut qu'il grandisse et que moi je demeure », disait Jean-Baptiste.

➢ Que la St-Jean c'est l'annonce d'une très grande joie, une joie partagée par les proches et les amis : « Ses voisins et sa famille apprirent, ils se réjouissaient avec elle ».  C'est une joie qui vient de Dieu parce que le Seigneur a prodigué sa miséricorde à l'égard de Élizabeth, la mère de Jean-Baptiste.

➢ Qu'il y a une grande similitude entre Jean et Jésus.  Pour les deux, leur naissance est annoncée.  Pour les deux, la naissance est spéciale... d'une mère stérile..., d'une vierge...  Tous les deux, sont présentés à Dieu.  Tous les deux, viennent de parents très pauvres.

➢ Qu'avec la naissance de Jean, c'est un temps de nouveauté qui commence.

Tout d'abord par le nom qu'on lui donne, on ne suit pas la tradition, on sort des sentiers battus.  Un temps nouveau commence.

Zacharie retrouve la parole et se met à parler et à bénir Dieu.  Ce sont des paroles de louange.  C'est un temps nouveau, le temps du salut.  Il nous faut relire le cantique de Zacharie qui dit bénissons le Seigneur :

-    Il fait surgir la force qui sauve ;

-    Il donne le salut qui nous arrache à l'ennemi ;

-    Il nous montre l'amour que Dieu a envers nous ;

-    Et toi tu marcheras pour nous faire connaître le salut

    envoyé par Dieu.


II Tous en voyant ces évènements disaient : « Que sera donc cet

 enfant » ? Personne ne le savait, il fallait marcher dans la foi.


➢ Aujourd'hui nous savons ce qui est advenu de Jean.  Il est allé vivre au désert.  Il a annoncé la venue de Jésus.  Il a été arrêté par Hérode.  Il est mort martyr.  Il n'avait que 30 ans.  Est-ce une vie ratée ?

➢ Pour nous chrétien, rater sa vie c'est ne pas faire la volonté de Dieu. Jean a réalisé de façon merveilleuse ce que Dieu attendait de lui : annoncer et présenter Jésus au monde.  Voilà pourquoi la St-Jean c'est la journée de la joie, la journée des amoureux.  Allumons les feux de joie.


III Et nous qu'en est-il de notre vocation ?  « Toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du très haut », dit Zacharie.  Le prophète Isaïe dit : « J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé ».  Ces paroles peuvent s'adresser à chacun et chacune de nous. Dieu nous a choisis et il attend notre réponse.  Il souhaite :


➢ Que nous lui fassions une place dans notre vie, que nous soyons heureux ;

➢ Que nous soyons capables de reconnaître ce que Dieu a fait de beau et de grand dans nos vies ;

➢ Que nous devenions des prophètes de bonheur : annoncer la joie grâce à notre amour de Dieu.


IV Seigneur continue à faire grandir ton amour en mon cœur.


AMEN.


11ème dimanche ordinaire – 17 juin 2018

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Pour faire pousser, ça prend une semence et de la bonne terre. La semence, c'est cette graine qui contient le germe de vie. Ce n'est pas nous qui le faisons. Des grands scientifiques n'ont pas encore été capables de faire le germe de la vie. La semence a beau contenir le germe de vie, si elle n'est pas déposée dans la bonne terre, ça ne poussera pas.

Ça prend de la bonne terre. Dès qu'une graine est jetée en terre, commence dans le secret une sorte de transformation, une série de merveilles invisibles, et ça donne la pousse verte, la tige, le grain.

Quand la semence est mise en terre, peu importe que l'homme se tracasse, veule tirer sur la tige, la vie ne dépend pas de lui dans son essentiel. Il peut l'aider en lui donnant les meilleures conditions, en cultivant, en arrosant, mais il ne remplacera jamais la nature qui fait son œuvre et qui nous donne la tige, le grain, la moisson. « Nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit ».

Nous avons ici de la part de Jésus une parabole d'espérance. Jésus nous fait la plus belle des invitations concernant le mystère du règne de Dieu. Pour que ce règne de Dieu s'établisse et grandisse dans notre vie, Dieu ne nous demande qu'une chose, non pas notre compétence, mais notre confiance.

Dans l'établissement du règne de Dieu, il y a comme deux phases de notre part.

Pendant que la semence germe et grandit, c'est une période d'inaction, une phase de confiance, l'ouvrier n'a rien à faire. Le règne de Dieu possède sa propre force, rien ne peut l'empêcher de grandir, ni de l'arrêter. Dieu n'a que faire de nos plans, de nos échéanciers. Il a son rythme à lui.

Il y a une 2e phase, une phase de plantation. Ce qui est important si on veut qu'il y ait la moisson, il faut que la semence du règne de Dieu soit bien plantée dans notre terre, c'est-à-dire dans la terre de notre cœur. C'est là, dans la terre de notre cœur, que tout commence. Là dans la terre de notre cœur, le royaume grandit dans le silence, il ne fait pas plus de bruit qu’un champ qui pousse.

En regardant notre société, notre monde, nous pouvons être portés à penser qu'il ne se passe rien, que Dieu a manqué son coup, que le royaume de Dieu est mort. C'est une illusion de penser qu'il ne se passe rien parce qu'on ne voit pas. L'essentiel est souvent invisible. Dans un grain de blé, il y a des milliards d'atomes qui travaillent... on ne les voit pas. C'est la même chose dans le monde du divin.

Alors, pour nous les croyants, tirons notre conclusion : Dieu agit dans le secret, c'est un Dieu caché. Lui, fait pousser, fait grandir. Nous, ce que nous avons à faire c'est de semer avec confiance dans la terre de notre cœur. Entreprends et sème... Quand la moisson sera arrivée, à nous de prendre la faucille pour la récolte.

Seigneur Jésus, devant notre monde, donne-nous la force, le courage de semer ta Parole, ton royaume dans la terre de nos cœurs. Donne la patience d'attendre, de te faire confiance pour voir apparaître la moisson que nous aurons à recueillir.

AMEN.

10ème dimanche ordinaire – 10 juin 2018

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1.Jésus entre dans une maison... Nous pouvons penser qu'il s'agit de la maison de Simon Pierre, à Capharnaüm. Jésus avait adopté cette maison un peu comme la sienne. Imaginons Jésus qui vient dans notre modeste maison.


2. Sa famille... vint pour se saisir de lui... Ce qu'on disait dans sa famille c'est qu'il était un peu exalté. Il a perdu la tête... En effet, Jésus depuis le début de sa prédication est mal vu des autorités. Sa famille a peur aux contrecoups. Il va nous attirer des histoires, se disaient-ils. Ils veulent le faire entrer dans l'ordre.

Les scribes, les docteurs de la loi, les grands prêtres disent qu'il est possédé, que c'est le démon qui agit en lui. Et Jésus leur dit : « Je suis bien plus fort que Satan ». Jésus est de notre côté quand nous luttons contre le mal.


3. Cependant dit-il, si quelqu'un blasphème contre l'Esprit, je ne peux rien pour lui, il n'obtiendra pas le pardon. En fait, ce que Jésus veut nous faire comprendre : ce n'est pas la nature ou la grandeur du péché que la miséricorde divine ne peut pardonner. Contre quoi Dieu ne peut rien : c'est cette obstination de quelqu'un à rester dans le mal. Dieu ne peut agir contre notre volonté.

Dieu ne condamne personne. Dieu peut pardonner tous les péchés, si grands soient-ils, mais il peut exister des personnes qui se ferment résolument à Dieu, à son pardon, qui ne veulent rien savoir. Dieu ne peut rien contre cela. C'est peut-être cela l'enfer : ce refus obstiné d'aller vers Dieu. Voilà pourquoi il faut souvent se demander : non pas si je suis pécheur, nous le sommes tous, mais est-ce que j'accueille le pardon de Dieu, est-ce que j'accueille son amour ?


4. Alors arrivent sa mère et ses frères. Jésus est méconnu des autorités et aussi des membres de sa famille. Ils sont là, dehors. Remarquons que nous avons ceux qui sont assis autour de Jésus, qui l'écoutent, et ceux qui sont dehors. Ce que St-Marc veut nous faire comprendre c'est qu'il y a des personnes qui veulent suivre Jésus et des personnes qui ne veulent pas suivre Jésus, qui restent dehors.

Demandons-nous, même si nous sommes chrétiens, si nous sommes vraiment disciples de Jésus, cherchant à le connaître, à l'aimer, à vivre de sa Parole, ou si nous sommes dehors... peu ouverts à sa Parole. D'où l'importance de méditer sur notre foi. Où est-elle rendue ? Comment nous la faisons grandir ? Notre foi évolue. Le plus bel exemple c'est Marie. On voit dans ce passage d'évangile qu’elle n'avait pas encore compris qui était son Fils. Sa foi grandissait, évoluait...


5. Jésus parcourant du regard ceux assis auprès de lui... Pensons que Jésus nous regarde et nous dit que son plus grand désir, c'est de faire la volonté de son Père. Notre vraie grandeur, notre vraie mission c'est de tout faire pour connaître la volonté du Père, et de chercher à la faire dans notre vie de tous les jours.


6. L'image de notre communauté, l'objectif de notre communauté ne serait-elle pas d'être tous là, nous les membres de la communauté, être comme dans cet évangile, assis en cercle autour de Jésus, sous le regard de Jésus, cherchant à écouter et accueillir sa Parole. C'est un peu ce que nous faisons dans la première partie de la messe, avec beaucoup de difficulté.

Aide-nous Seigneur à écouter et à mettre en pratique ta Parole.

AMEN

Fête du Saint-Sacrement – 03 juin 2018

1. Aujourd'hui nous célébrons la fête du corps et du sang de Jésus.  Jésus a institué l'eucharistie le soir ou on célébrait chez les juifs, le repas pascal : la fête des pains sans levain.  Chez les juifs, ce repas pascal rappelait aux personnes qui le célébraient que leurs ancêtres avaient été des esclaves, que Dieu avait intervenu pour les rendre libres, les aidant à sortir de l'Égypte pour entrer dans la terre promise.


2. Jésus va donner à ce repas un nouveau sens : c'est lui Jésus qui est le libérateur.  La Pâque, la messe, un repas de fête, un repas de libération. Et nous souvent, nous avons fait de nos messes des messes plates, des rituels, et nous avons oublié la libération.  


Qui parmi nous n'a pas besoin d'être libéré, d'être sauvé de quelque chose ? Bien souvent nous sommes encore esclaves.  Prenons conscience de tout ce qui nous enchaine et nous fait peur.  Prenons quelques exemples : enchainé par les qu'en dira-t-on : qu'est-ce que les autres vont dire. Enchainé par les habitudes : moi je fais cela comme ça... je me suis toujours placé là.  Enchainé par les traditions, par les lois de toutes sortes.  Enchainé par mes peurs, mes angoisses... peur d'en manquer... peur de ne pas être aimé... peur de me tromper.  


Demandons à Jésus aujourd'hui de vivre cette messe, ce repas eucharistique, comme un repas de libération.  Seigneur Jésus vient nous libérer du péché, de la peur, de nos habitudes. Fais de nous des chrétiens amoureux et libres.


3. Nous voyons que Jésus a tout préparé de façon très méticuleuse au dernier repas.  Il a prévu les invités, la salle, les préparatifs du repas.  Il veut que ce soit réussi.  Aujourd'hui les organisateurs de la fête de la fidélité ont fait de même. Ils ont préparé de façon particulière la fête, la messe des jubilaires.  Ils ont fait les invitations, préparé un cadeau, un feuillet, des décorations.  Et nous, avons-nous préparé cette rencontre avec Jésus ?  Sommes-nous arrivés avant l'heure pour lire les textes ?  Est-ce que nous nous préparons le cœur ?  Est-ce que la messe du dimanche est un événement important dans la semaine qui vient orienter toute notre semaine, ou simplement une petite heure prise comme ça à la dérobade ?


4. Que fait Jésus lors de à l'eucharistie ?


◦ Il prend le pain, un pain non levé, un pain lourd, un pain de misère.

◦ Il prononce la bénédiction : c'est une prière d'action de grâce.

◦ Il rompt le pain pour le distribuer à tout le monde pour éteindre toutes les tendances de l'égoïsme.  Personne n'est laissé de côté.

◦ Il le donne en disant : « Prenez et mangez... ceci est mon corps... ».


5. Le sacrement de l'eucharistie c'est le signe efficace de la présence de Jésus lui-même, qui a donné sa vie pour nous sauver.


Cette présence de Jésus ne se limite pas au pain et au vin, dit St-Thomas. Il est là au milieu de nous.  C'est là le grand mystère que nous avons à nous rappeler continuellement.  Cette alliance de Jésus avec nous.  Ceci est le sang de l'Alliance.  Dieu devient partie prenante de notre humanité, un membre de notre famille et cela est signifié par ce qu'il y a de plus intime en nous, le sang de l'alliance.


Voilà pourquoi l'eucharistie devient le sacrement par excellence de la présence de Jésus en nous.

AMEN.