Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l'horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l'abbé Laval Bolduc

4ème dimanche de Pâques – 22 avril 2018

pour retrouver les lectures, allez sur le site de l'Évangile au quotidien et sélectionnez la date.

 

Jésus en disant « Je suis », Je suis le bon Pasteur... Je suis la Vigne... Je suis le pain de vie... Jésus vient nous dire qu'il est Dieu. Dans la Bible, chez le peuple juif, le nom de Dieu c'est Yahvé, ce qui veut dire « Je suis ». « Je suis celui qui suis ».


2. Jésus aujourd'hui nous dit qu'il est pour nous un bon pasteur. Le vrai berger, celui qui conduit son peuple. En disant cela, Jésus nous dit qu'il est le Messie, celui qui est envoyé par Dieu. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance ».

Dans la 1ère lecture, St-Pierre nous présente Jésus comme celui sur qui repose toute l'Église. Il est la pierre d'angle, le fondement « En nul autre que lui il n'y a de salut ».


3. Le bon pasteur, le bon berger nous est présenté par Jésus en opposition avec le mercenaire, tous ces gourous, ces gens qui se présentent comme sauveurs, qui ne pensent qu'à eux, qu'à l'argent, et qui ne sont pas prêts à risquer leur vie pour leurs brebis.

Le vrai berger est celui qui donne sa vie pour ses brebis. Jésus nous dit que par sa mort, il va nous sauver. Jésus n'a pas été pris par surprise. Sa vie, il la donne librement pour nous par amour. Un amour qui va jusqu'au bout. « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime ».


4. Le bon pasteur est celui qui connait ses brebis, et ses brebis le connaissent. Il ne s'agit pas ici d'une connaissance intellectuelle, mais de la connaissance du cœur, de celui qui aime tellement un autre, de sorte qu'il s'engage avec lui et pour lui. On voit souvent des couples qui sont pasteurs l'un pour l'autre, qui sont prêts à donner leur vie pour l’autre.

Cette intimité que nous retrouvons dans ces couples, Jésus la veut aussi pour nous avec lui. Il veut nous appeler par notre prénom. C'est lui qui dit à Marie-Madeleine « Marie ». C'est ainsi que nous sommes connus par notre propre prénom par Jésus.


5. Cet amour de Jésus, comme bon pasteur, s'étend à toutes les personnes de l’univers connu. « Celles-là aussi il faut que je les conduise, il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Je suis le disciple d'un saint pasteur qui a de grands yeux et dont le regard atteint partout », disait Abercius au 2ème siècle.


6. En ce dimanche nous sommes invités à prier pour que des hommes, des femmes se consacrent à Jésus, pour donner leur vie afin de faire connaître Jésus au monde. Prions pour les vocations religieuses, missionnaires et à la prêtrise. Notre Église, l'Église de Jésus, a besoin de pasteur à l'image de Jésus. Elle n'a pas besoin de mercenaires, de personnes qui veulent faire carrière. Elle a besoin de pasteurs qui sont prêts à tout donner, à donner leur vie par amour.

Prions aujourd'hui pour François, séminariste au milieu de nous. Il est dans sa huitième année de formation. Il a tout laissé pour devenir pasteur. On ne s'improvise pas pasteur, comme on ne s'improvise pas ingénieur, ni médecin, ni thérapeute. On le devient par le cœur, la prière, les études et l'amour des gens.


7. Demandons aussi d'être pasteur dans nos familles. Que les époux soient pasteurs l'un pour l'autre, pour leurs enfants, leurs petits-enfants. Demandons à apprendre de plus en plus à connaître Jésus, à lire, et à méditer les Écritures pour mieux entrer dans la connaissance de Jésus, bon pasteur. Que nous prenions exemple sur lui. Soyons bon pasteur avec Jésus bon pasteur.


AMEN.




3ème dimanche après Pâques – 15 avril 2018

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Nous sommes en ce soir de Pâques.  Les apôtres sont tous perturbés.  Depuis trois jours, il en est arrivé des évènements.  Jésus est arrêté, condamné, mis à mort.  Judas s'est suicidé... le matin on retrouve le tombeau vide.  Deux disciples sur le chemin d'Emmaus disent qu'ils ont vu Jésus.  Ils sont justement entrain de raconter cela à leurs amis quand Jésus leur apparaît.  Il est là au milieu d'eux.  Les apôtres sont bouleversés.  Ils pensent voir un esprit, et Jésus leur dit : « La paix soit avec vous ».


Ils oublient ce que Jésus leur avait dit le jeudi saint au soir : « Soyez plein d'assurance, j'ai vaincu le monde.  Je suis avec vous ».  Ils ont peur et Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ?  Voyez mes mains, mes pieds, c'est bien moi ».  Jésus essaie de leur montrer que ce n'est pas un fantôme.  Il ajoute : « Avez-vous de quoi à manger » ?  Il mange avec eux.  Cette allusion au repas, rejoint ce que les disciples d'Emmaus ont vécu avec Jésus, et ça rejoint à ce que nous vivons avec Jésus dans le repas de l'eucharistie.


Ce que Jésus veut nous faire comprendre et faire comprendre à ses apôtres, c'est que la résurrection ce n'est pas un acte isolé.  C'est l'avant résurrection, c'est la passion, la mort.  C'est la résurrection elle-même et c'est l'après.  Il y a une continuité entre le Jésus historique qui est mort et ressuscité et le Jésus de la foi qui se continue avec nous.  Jésus c'est le même et pas le même.  C'est là qu'il ouvrit leur intelligence à la compréhension des écritures.  Jésus leur montre comment tout ce que disent la loi, les prophètes... c'est pour annoncer sa venue :  Jésus qui vient annoncer au monde la miséricorde divine, le pardon des péchés.


Accueillons ce message de la résurrection.  On pourrait se demander : À quoi sert la résurrection ?  Ça sert à proclamer le changement, à changer de vie, à ressusciter, à vivre.  La résurrection c'est un dynamisme de vie.  Elle nous met en mouvement.  « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu'il ressusciterait et que la conversion serait proclamée pour le pardon des péchés, à toutes les nations ».


À vous d'en être témoin.  C'est là après la résurrection, que commence la mission de l'Église et la mission de tout chrétien de chacun et chacune de nous.    Pour être témoin il nous faut d'abord connaître le Christ, celui dont on va être témoin.  Le connaissons-nous vraiment ?  St-Jean nous dit : « Voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements ».


Tout cela pour dire qu'on ne connait pas Jésus par notre tête, notre intelligence, notre raisonnement.  Nous le connaissons par notre cœur, par nos pieds et nos mains.  En mettant en pratique le seul et unique commandement de dieu : « Aimez-vous comme je vous ai aimés ».


L'amour est étonnant, tout comme Dieu.  Il nous invite à toujours nous convertir, à nous tourner vers le visage de celui ou celle qui a besoin.  Et St-Jean de dire : « Celui qui agit ainsi, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection ».  C'est cela être le témoin de Jésus ressuscité.


AMEN.


2ème dimanche de Pâques – 08 avril 2018

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Les premiers chrétiens se réunissaient comme nous, le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le dimanche pour célébrer la résurrection de Jésus.  Jésus vient ici dans cet évangile, le dimanche, dans le cadre de leur rencontre communautaire.  Ils sont ensemble, réunis dans la maison pour prier.


Retenons que les premiers chrétiens vivaient dans un climat de peur et de persécution, de sorte qu'ils se réunissaient en cachette et barraient les portes du lieu où ils se trouvaient.  Mystérieusement, Jésus se glisse au milieu d'eux. Demandons-nous :  est-ce qu'il nous arrive nous aussi de verrouiller les portes de notre cœur ?  Alors de quelle situation de peur, voudrions-nous que Jésus vienne nous délivrer.


Jésus leur dit : « La paix soit avec vous ».  Les disciples sont remplis de joie et Jésus leur redit : « La paix soit avec vous ».  La paix et la joie que Jésus leur souhaite, ce n'est pas une joie facile que l'on éprouve parce qu'on a gagné, qu'on a fait un bon voyage, qu'on a fait un bon marché avec quelqu'un.  Non, c'est la paix et la joie que nous éprouvons après avoir eu peur.  


Les premiers chrétiens avaient peur d'être arrêtés.  Ils pensaient que Jésus était disparu, mort pour toujours.  Et là, ils éprouvaient la joie et la paix de voir qu'il est vivant, qu'il est là, près d'eux.  C'est exactement ce que le prêtre dit à la messe : « La paix soit avec vous ».  Échangez la paix entre vous.  Ce n'est pas banal, c'est réellement accepter d'être le Christ pour l'autre.  Jésus le dit : « Je suis là, au milieu de vous quand vous êtes réunis pour prier ».  


C'est après cela que Jésus donne à chacun et chacune de nous notre mission.  C'est la mission de l'église. Nous sommes envoyés par Jésus, comme Jésus est envoyé par le Père pour remplir cette mission de la miséricorde divine.  Nous sommes désormais porteurs de la miséricorde divine comme Jésus.  Nous comme chrétiens et chrétiennes, nous sommes investis de la mission même de Jésus.


Jésus, au début de son ministère disait ceci : « L'Esprit de Dieu repose sur moi, l'Esprit de Dieu m'a consacré.  Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer une année de bienfaits ».  C’est comme nous. Nous avons reçu l'Esprit Saint lors de notre baptême et de la confirmation,  nous avons été consacré enfant de Dieu et nous sommes envoyés par Jésus : « Allez dans le monde entier, baptisez-les... ». Nous sommes donc à l’image de Jésus.


Qu'est-ce que nous devons annoncer ? C’est la grande miséricorde de Dieu.  Sœur Faustine qui a été canonisée en l'an 2000 par Jean-Paul II, nous a rappelé les fondements de la dévotion à la miséricorde divine.  C'est à cause de Sœur Faustine que le pape a proclamé le 2ème dimanche de Pâques, le dimanche de la miséricorde divine.  Voici ce que nous dit Sœur Faustine : Il y a trois fondements à la dévotion à la miséricorde divine :


1. Pour puiser à la miséricorde divine, il nous faut avoir une grande confiance: « Je veux répandre mes grâces sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde » dit Jésus.

2. L'amour véritable du prochain est une condition essentielle pour obtenir les grâces de la miséricorde divine.

3. Cette grande miséricorde divine se réalise à travers les sacrements : c'est par les sacrements que Jésus se donne à nous.



Demandons en ce dimanche de redécouvrir les œuvres de miséricorde corporelle : donner à manger, à boire, visiter les malades... et les œuvres de miséricorde spirituelle, accueillir les personnes, les conseiller, les écouter...  Devenons le canal de la miséricorde divine qui se donne au monde.


AMEN.


Pâques - 1er avril 2018

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Pâques, c'est Jésus ressuscité. Il est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Quand les saintes femmes vont de bon matin au tombeau, le tombeau est vide. La pierre est roulée, un ange en blanc leur dit : « Celui que vous cherchez n'est pas ici, il est ressuscité. Allez dire à ses disciples qu'il les précèdera en Galilée ».

Ses disciples, ce sont ses apôtres du temps, mais ce sont aussi toutes ces personnes au cours des années, qui ont décidé de suivre Jésus, de marcher à sa suite. Ses disciples, c'est chacun et chacune de nous qui sommes ici dans cette église et qui venons le rencontrer, le prier et le recevoir. Nous qui l'aimons, qui voulons agir comme lui, aimer comme lui. 

Alors qu'est-ce que Jésus nous dit ce matin ? Je suis ressuscité, je suis sorti du tombeau, j'ai vaincu la mort, je suis vivant. Allez en Galilée ! La Galilée c'est notre vie à chacun, c'est notre famille, notre paroisse, nos amis, notre travail, nos loisirs. Allez, partout où vous irez, allez le dire au monde que Jésus est ressuscité. Voilà la grande nouvelle de Pâques.

Comment les gens vont recevoir cette nouvelle. Tous ces gens de nos jours qui vont vite, qui courent, qui se stressent, qui cherchent des loisirs pour s'évader, qui sont indifférents envers Jésus, qui désirent l'argent, le pouvoir, la reconnaissance. Qu'est-ce que les gens vont dire devant notre nouvelle  :  Tu crois encore à cela ? Qu'est-ce qui te prend ? Ce sont des histoire, es-tu capable de le prouver ? Qu'est-ce que ça peut changer dans ta vie ? Je n'ai pas le temps de m'intéresser à de telles chimères. La vie est trop courte pour s'intéresser à de telle folie .

C'est alors qu'il nous faut ne pas nous laisser décourager. Si nous croyons que Jésus est ressuscité, à nous d'en témoigner par notre vie, par nos actions. En nous voyant et non en nous entendant, ils sauront que Jésus est là vivant, ressuscité, au milieu de nous.

C'est là que nous rejoignons la vision de notre évêque et de notre église diocésaine. Faire la rencontre personnelle avec Jésus et faire la rencontre communautaire avec Jésus. Si nous sommes capables de rencontrer Jésus vraiment dans notre vie et dans notre communauté lors de l'eucharistie, nous allons devenir des témoins de Jésus vivant avec les caractéristiques suivantes :

• La joie sur notre visage de savoir que Jésus est avec nous ;

• Notre prière faite avec amour ;

• Notre désir de le rencontrer dans le silence, dans la prière à chaque jour, dans l'adoration ;

• Notre accueil chaleureux envers les autres, envers les étrangers ;

• Notre désir de le servir dans toutes les personnes qui ont besoin ;

• Notre absence de jugement ;

• Notre amour inconditionnel pour ceux qui sont près de nous.

En nous voyant, les gens vont dire : Il est ressuscité, il est vivant, il est là, au milieu de nous. Jésus est vraiment ressuscité ! Alléluia !


AMEN.