Horaire des messes

Pour vous tenir informés de l'horaire des messes dominicales et en semaine, nous vous invitons à consulter nos feuillets paroissiaux.

Homélies de l'abbé Laval Bolduc

3ème dimanche ordinaire - 21 janvier 2018

pour retrouver les lectures, allez sur le site de l'Évangile au quotidien et sélectionnez la date. 


1) Jésus prend la suite de Jean-Baptiste qui vient d'être arrêté, de sorte qu'on peut penser que Jésus savait que ce ne serait pas de tout repos.  


2) Il partit pour la Galilée.  La Galilée c'est la terre du monde ordinaire, où toutes les nations se mêlent, c'est la terre de notre quotidien.  Jésus cherche le contact avec nous dans notre monde.  Jésus va au-devant du monde à évangéliser.

Ce n'est pas facile d'aller au-devant du monde.  Un prêtre disait : « Le Pape nous invite à aller aux périphéries ».  Ce n'est pas évident.  Les gens ne veulent pas nous voir.  Que faire pour évangéliser de nos jours ?  Aujourd'hui nous avons à vivre notre foi au milieu d'un monde non chrétien.  Notre foi est sans cesse menacée, mais on peut dire aussi qu'étant toujours provoquée, elle peut devenir plus forte.


3) Convertissez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle.  Pendant longtemps nous vivions dans un monde chrétien. Nous étions chrétiens pour nous même.  Mais de nos jours ce n'est plus possible.  Il nous faut être tourné vers les autres, être missionnaire.  C'est ça la conversion, passer d'un état ou nous étions tournés vers nous-mêmes à un état de chrétien missionnaire, tourné vers les autres, envoyé en Galilée.


4) Proclamez la Bonne Nouvelle.  La Bonne Nouvelle c'était la libération de la captivité en Babylone.  La Bonne Nouvelle c'est la libération de la mort.  Quand Jésus est ressuscité, l'ange dit aux femmes :  « Allez l'annoncer à ses disciples, il vous précédera en Galilée ».  Alors posons-nous la question est-ce que ma religion, mon contact avec Dieu est une bonne nouvelle ?  Est-ce que ça me fait vivre cette bonne nouvelle de savoir que je vais ressusciter, que je vais être libéré de la mort.


Le règne de Dieu est là.  Jésus vient nous dire que Dieu va triompher. Que tous les plus petits, les pauvres, les malades...


5) Venez derrière moi... Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. Marc nous montre comment cet appel à la conversion est urgent et important.  Il faut suivre Jésus.  Jésus n'est pas un maître à penser, il est un maître à agir.  Il exige de ses disciples du souffle et de la marche.  L'évangélisation n'est pas de tout repos.


Aussitôt, laissant là leurs filets... Le signe de cet engagement à suivre Jésus c'est qu'il faut quitter quelque chose.  Ils partirent derrière lui.  La foi ne porte pas en premier sur une doctrine.  Elle porte sur une personne.  Quand Jésus nous invite à croire à la Bonne Nouvelle, il nous invite à croire en lui, à adhérer à lui, de s'attacher à sa personne.


6) Comme c'est bouleversant de penser et de voir que Dieu a besoin des hommes.  Ce sont les quatre premiers hommes qui vont être associés à son œuvre de salut.  Être pêcheur est un rude travail. Être pêcheur d'hommes, évangéliser, proclamer la Bonne Nouvelle est un rude travail, cela ne va pas de soi, ne nous faisons pas d'illusion. Les gens sont libres.  Ça va prendre beaucoup de patience.  Comme disait Pierre à Jésus : « Sur ta Parole je relancerai de nouveau le filet ».  Avec Jésus c'est toute une aventure qui nous attend.


AMEN.


2ème dimanche ordinaire – 14 janvier 2018

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Dans la liturgie, il y a deux temps forts, Noël et Pâques. Nous venons de vivre le temps de Noël et pendant quelques dimanches, nous nous retrouvons dans ce temps ordinaire. L'Église nous invite à regarder Jésus adulte, qui commence son ministère de prédication pour faire connaître sa mission.

Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, St-Jean nous fait comprendre que dans ce temps ordinaire de notre vie, quand nous pensons qu'il ne se passe rien, il s'agit de savoir regarder. Jean le Baptiste regarde, et tout à coup il voit Jésus, l'agneau de Dieu, celui qui est annoncé, celui qui doit venir. Il a su regarder, voir. Posons-nous cette question : Quelle sorte de regard ai-je sur ma vie à chaque matin que Dieu me donne ? Chaque matin c'est une nouvelle journée. Est-ce que nous sommes attentifs à voir à ce qui va surgir de cette journée ?

N'oublions pas, Jésus est là qui va et qui vient. Il est là présent à nous entendre. Saurons-nous le voir ?

Les deux disciples entendirent cette Parole de Jésus, et ils suivirent Jésus. Que font les deux disciples qui ne connaissent pas Jésus pour être capable de le suivre ? Ils ont écouté et entendu Jean qui disait : « C'est lui, l'agneau de Dieu ». Voyons-nous l'importance de voir et d'écouter pour être capable d'identifier Jésus et de le suivre dans notre vie ? N'oublions pas que les deux disciples sont en train de suivre un inconnu. Où cela va-t-il les mener ? Au départ Jésus est souvent pour nous un inconnu. À nous de risquer de le suivre.

Qu'est-ce que fait Jésus, quand il se sent suivi ? Il se retourne, il les regarde et il leur demande : «Que cherchez-vous»? Ce sont là les premiers mots de Jésus dans l'évangile de St-Jean. Cette question s'adresse aussi à nous : « Qui cherches-tu » ? Jésus n'affirme pas, il nous questionne.

Pour aborder Jésus, pour le découvrir, il nous faut être ouvert, se questionner, ne pas être assis sur nos certitudes, nos habitudes. Il nous faut être comme les mages, des chercheurs de Dieu. D'où l'importance des doutes dans notre recherche.

Que répondent les disciples? Ils répondent à la question de Jésus par une question : « Où demeures-tu ? » Voilà tout ce qui intéresse tout chercheur de Dieu. Où est-il ? Nous avons là les trois attitudes essentielles de l'amour. Chercher, suivre, demeurer. Les disciples cherchaient, ils ont suivi Jésus et Jésus les invite à demeurer chez lui : « Venez et vous verrez ». Cette réponse est tellement belle et respectueuse de notre liberté, si nous voulons trouver Jésus. Jésus nous laisse libre : « Venez et voyez par vous-mêmes ». Jésus n'est pas un propagandiste. Jésus nous invite à aller vers lui dans une démarche d'amour. Ils allèrent, ils virent où il demeurait. Ils restèrent auprès de lui. La vraie démarche est là pour trouver Jésus.

Il trouve d'abord son frère. Les deux disciples après avoir rencontré Jésus, ne gardent pas cela pour eux. Ils deviennent missionnaire. Ils vont trouver ceux qu'ils connaissent. Ainsi l'appel de Dieu passe par des relations humaines. Voilà pourquoi il nous faut être attentifs aux appels que les autres nous font.

Avons-nous pensé qu'après avoir rencontré Jésus nous pourrions possiblement conduire quelqu'un d'autre à rencontrer Jésus. Je ne puis garder Jésus pour moi-même, il me faut le faire connaître. Être missionnaire c'est ce que nous appelons : devenir disciple missionnaire.

AMEN.



Épiphanie – 07 janvier 2018

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Les mages sont des chercheurs de Dieu. Ils arrivent à Jérusalem et la question qu'ils posent : « Où est le roi des juifs qui vient de naître » ? Où est Dieu qui vient sur la terre ? Les mages nous interrogent sur ce que nous sommes comme croyants : est-ce que nous sommes bien assis sur nos certitudes, nos connaissances apprises sur Dieu ? Est-ce que nous sommes satisfaits de cela ? Ou est-ce que nous sommes comme les mages, à la recherche de Dieu, présent actuellement dans nos vies ?


2. Une chose est sure, c'est que Dieu se laisse toujours chercher. St-Paul ce matin, parle d'un mystère, c'est à dire d'un secret enfin révélé. Quel est donc ce secret enfin révélé grâce à la générosité de Dieu ? Ce secret c'est que toutes les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse dans le XT Jésus qui vient dans l'annonce de l'évangile.


C'est ce Jésus que les mages cerchent avec ardeur. C'est pour trouver ce Jésus qu'ils ont fait une longue route. Ce sont des étrangers qui viennent vers la terre sainte : Jérusalem. Le message est clair : le salut n'est pas limité au peuple Juif. L'amour de Dieu franchit toutes les frontières. Le salut est pour nous tous. Ce défi s'adresse à nous croyant. Jésus vient pour toutes les nations, tous les peuples de toute race. À nous de partager notre foi avec tous ceux et celles de toutes les religions qui cherchent à connaître Dieu.


3. Qui sont les mages ? Pas nécessairement des rois. C'est un peu le folklore qui en a fait des rois avec tout un cortège. Ce sont en effet des mages, des astrologues qui scrutent le ciel, qui cherchent, ce sont des étrangers parce qu'ils sont bien loin de la culture religieuse des juifs.


Les mages sont des astrologues qui cherchent un sens plus profond à la vie. Dans leurs recherchent, ils peuvent avoir trouvé quelqu'un qui vient et qui les dépassait.


4. Marie et Joseph les accueillent. Mais des croyants à l'esprit moins ouvert les auraient rejetés. Ils auraient pu dire ce ne sont pas des croyants, des juifs pratiquants. Mais Marie et Joseph les accueillent avec cet esprit d'amour qui caractérise la sainte famille.


Marie et Joseph les accueillent comme ils ont accueillis les bergers, les derniers qu'on aurait pu imaginer qu'ils viendraient.


5. Le message de l'épiphanie c'est de devenir chacun et chacune par notre vie et notre amour une étoile qui brille et qui conduit à Jésus.


Noël et l'épiphanie deviennent les fêtes de la rencontre et de l'accueil de Jésus et de l'autre .


Le message d'aujourd'hui que Jésus nous donne :


◦ accueillir l'autre qui vient d'ailleurs, d'un autre pays, d'une autre culture, d'une autre religion ;


◦ accueillir l'autre qui est parti, qui s'est séparé, qui nous a blessé ;


◦ accueillir l'autre qui ne partage pas notre foi, nos convictions religieuses.


6. C'est à travers l'autre que Jésus vient à notre rencontre. S'aurai-je le reconnaître et l'accueillir grâce à ma recherche constante de Dieu dans ma vie.


Je n'ai jamais fini de chercher Dieu et Dieu se laisse toujours chercher. Nous ne pouvons pas le saisir, ni nous l'approprier. Il se laisse trouver.


AMEN.

Ste-Famille – 31 décembre 2017

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J'aime beaucoup les films de Noël. Habituellement, ce qui est au cœur de ces films, c'est la famille. La plupart du temps, ça se termine avec une belle réconciliation, une fête familiale autour d'un repas avec des chants. La famille, l'unité, l'entente, la présence du père et de la mère, c'est ce qui nous a le plus marqué, et c'est ce que nous avons de plus précieux. Quand la famille nous a blessé, cette blessure est très difficile à guérir, elle refait surface souvent parce qu'elle est profonde. Elle a attaqué le cœur.

2. Que nous l'aimions ou non, notre famille est au cœur de notre vie. Jésus n'a pas fait exception à cette réalité. Il est né dans une famille, et il a grandi dans une famille. Il n'est pas apparu comme un extra-terrestre.

Comment était la sainte famille ? C'était de l'extérieur, une famille ordinaire, respectée et attachée à la loi juive. « Quand fût accompli le temps fixé par la loi... pour accomplir les rites de la loi ». Jésus et ses parents ne cherchent à avoir des privilèges ou des exceptions. Ils suivent la loi juive. Ils acceptent toutes les restrictions que doit s'imposer une famille de milieu pauvre.

3. Demandons-nous maintenant qui a reconnu que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu ? Ce ne sont pas les autorités officielles, ni les docteurs de la loi. Comment auraient-ils pu ? Rien ne les distinguait des autres familles. Ce sont plutôt des gens obscurs, pauvres, des petits, des priants qui ont reconnu Jésus. Anne et Siméon représentent les pauvres. Ils sont vieux l'un et l'autre. Ils représentent cette catégorie de gens que nous sommes portés à oublier, ou à ne pas respecter parce que moins utiles ou moins rentables.

4. Siméon prit l'enfant dans ses bras, le Messie du Seigneur. Dieu est surprenant, on attendait un Messie glorieux et on se retrouve avec un enfant, un bébé qu'il faut porter. Siméon grâce à sa foi, le reconnaît comme le Messie. Dieu présent. Quelle foi et quelle pauvreté pour être capable de voir sans voir.

5. Même Marie et Joseph s'étonnèrent de ce qu'on disait de Jésus. Même leur foi dans cet événement grandit. Ils sont étonnés, ils ne comprennent pas tout, mais ils sont heureux.

Que retenir de cet événement au temple ?

I. Marie et Joseph marchent dans la pauvreté et dans la foi. Ils ne comprennent pas tout. Ils sont étonnés de découvrir un nouvel aspect de leur enfant.

On peut appliquer cela à chacun et chacune de nous. Dans nos familles bien souvent, nous ne comprenons pas tout. Nous marchons souvent dans la confiance et parfois nous découvrons de nouveaux aspects de l'un ou l'autre des membres de notre famille.

II. Apprendre, comme Siméon à Anne qui sont des pauvres, à découvrir la présence de Jésus dans nos familles et cela à travers notre pauvreté, les yeux du cœur.

III. Nous avons une nouvelle paroisse, Ste-Famille de Beauce. Apprendre dans la formation de cette paroisse à faire confiance, à marcher aussi dans la foi et être assez pauvre pour laisser tomber certaines façon de faire pour en découvrir d'autres. S'ouvrir sur la nouveauté, savoir s'étonner de l'action de Dieu.

IV. Dieu en envoyant son Fils au milieu de nous, a fait de nous sa famille.

Dieu est pour nous un père et une mère. Nous sommes ses enfants. Nous sommes donc faisant partie de la Ste-Famille. Heureux sommes-nous !

AMEN.

Noël 2017

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Ce soir je vous présente Jésus.  Jésus est là dans cet enfant.  Cet enfant est l'enfant de Dieu.  


Ce soir, ce que nous venons faire ici dans cette église, c'est rencontrer Jésus.  Il y a deux milles ans et quelques années, un couple de jeunes mariés arrivaient à Bethléem.  Ils cherchaient un endroit pour se reposer et pour permettre à l'épouse de donner naissance à son enfant.  Personne ne les a accueillis dans la ville.  Ils se sont retrouvés dans une grotte, une étable, ça ne sentait pas bon.  Des bergers, des gens rejetés par tous, sont venus les voir.  Ils ne sentaient pas très bon, eux aussi.  Jésus est venu dans ce qui ne sentait pas très bon.


Ce soir il vient encore dans nos vies. Il vient aussi dans ce qui ne sent pas trop  bon dans notre vie.  Il vient dans ma difficulté à aimer, ma difficulté à pardonner, dans ma séparation, dans mon rejet dans ma famille, dans mes erreurs, dans ma violence, dans mon deuil, dans mon infidélité.  En un mot, il vient dans notre grotte, dans notre maison, qui ne sent pas toujours bon.


La grandeur du mystère de Noël, c'est cette venue de Jésus au milieu de nous.  C'est cette venue de Jésus dans le cœur de vous tous qui venez l'accueillir ici ce soir.  Notre cœur devient cette grotte qui accueille Jésus.  Nous pouvons dire que notre grotte n'est pas trop belle, n'est pas trop accueillante, qu'il y a pas mal de mauvaises odeurs, nous pouvons dire : nous allons faire du ménage… nous avons besoin de réconciliation.  Ce qui est important, ce n'est pas la beauté de la grotte, mais c'est d'être là pour offrir notre cœur à Jésus, pour être sa grotte.


Prenons le temps ce soir d'être la grotte de Jésus et de lui dire : repose-en mon cœur.  Prenons le temps de reconnaître et d'apprécier sa présence.  Avec cette présence de Jésus, nous pourrons partir après la messe pour le porter au monde et le révéler.


Durant le temps de l'avent nous avons osé.  Oser chercher Jésus dans notre quotidien par la prière, par la lecture de la Parole de Dieu, par l'adoration.  Nous avons osé l'accueillir en tendant la main, en ouvrant notre cœur, nous avons osé faire tout cela dans la joie, en souriant, en chantant et ce soir nous osons reconnaître Jésus et l’accueillir dans notre cœur.


Noël c'est cette rencontre avec Jésus, cette rencontre qui vient changer ma vie, qui vient donner un sens à ma vie.  Rencontrer Jésus c'est poser des gestes, dire des paroles qui portent la présence de Jésus.  À travers mes gestes quotidiens faits dans la simplicité, les autres pourront trouver la présence de Jésus.  C'est alors que nous pourrons chanter :


• Noël c'est l'amour...

• Il est né le divin enfant...

• Dans cette étable...

• Glory...glory...alléluia


Oui Noël c'est la joie, c'est l'amour, c'est Jésus qui vient habiter notre cœur, qui vient en nous pour que nous puissions aller le porter aux personnes de bonne volonté qui le cherchent et le désirent.


  « Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous ».  Il habite notre cœur.  Il est notre vie.  Chantons tous Noël !


AMEN.


3ème dimanche de l'Avent - 17 décembre 2017

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 1. Comme vous le savez, nous sommes toujours en ce temps de l 'avent, en ce temps où nous cherchons à découvrir Dieu, à découvrir Jésus, afin de pouvoir l'accueillir en tendant la main, en ouvrant notre cœur, en allant le rencontrer dans le sacrement du pardon, en partageant un service, en visitant une personne oubliée.


2. En ce troisième dimanche de l'avent, nous continuons notre recherche de Dieu en voulant l'accueillir dans la joie.  Nous ne voulons pas de n'importe laquelle joie.  L'accueillir dans cette joie qui prend sa source en Jésus, qui fait de nous des témoins de sa lumière.


3. L'évangile d'aujourd'hui nous présente cette belle figure de Jean le Baptiste, le dernier des grands prophètes de l'ancien testament, le premier témoin de Jésus.  Jean fait le pont entre l'ancien et le nouveau.  Jean nous invite à être fidèle à nos racines et en même temps, à nous ouvrir à la nouveauté du Christ Jésus.  Jean nous est présenté comme le témoin de la lumière.  Quel beau titre.  Jean est l'homme du témoignage.  Témoin vient du grec martyros.  Jean a été le premier martyr de Jésus.  Être témoin, c'est accepté de prendre parti pour quelqu'un.  Est-ce que nous sommes prêt à prendre parti pour Jésus quand on l'accuse ?


4. Voici quel fut le témoignage de Jean quand les juifs lui demandèrent : « Qui es-tu ?  Pourquoi baptises-tu ?  Cette phrase nous invite à nous interroger sur notre propre rôle de témoins.  Nous sommes appelés tous et toutes comme chrétiens et chrétiennes, à être des témoins du Christ.  On voit que Jean intriguait par sa façon de vivre.  On se questionnait sur son identité.  Et nous, sommes-nous une question pour ceux et celles qui nous voient vivre ?  Est-ce que nous intriguons par notre comportement ? Derrière la question sur l'identité de Jean, c'était l'identité de Jésus qu'on recherchait.  Qu'est-il donc pour que tu agisses ainsi dans ta vie ?



5. Voici deux témoignages que j'ai relevé : Une sœur japonnaise parlait de son entrée chez les religieuses à cause de la joie et du bonheur que dégageait une sœur québécoise : Jeanne Bossé.  Elle se demandait quel lien pouvait exister entre la joie de sœur Jeanne et Jésus mort sur la croix ?  J'ai lu dans la revue Ste-Anne, un témoignage semblable.  Une jeune fille qui se convertit au catholicisme, qui entre par après chez les sœurs adoratrices à cause de la joie qu'elle y trouve.  La joie reliée à la source de la vraie joie, qu'est le Christ Jésus.


6. En ce troisième dimanche de l'avent, rappelons-nous ce que nous dit Isaïe : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction ».  Cette onction nous l'avons tous reçu au baptême et à la confirmation.  Nous avons donc tous et toute cette mission d'annoncer cette bonne nouvelle et de le faire dans la joie.


7. Cette semaine en pensant à Jésus présent dans notre cœur, nous laissons éclater notre joie et nous la transmettons au monde qui nous entoure de biens des façons :


• D'abord par le sourire.  Personne ne peut dire qu'il ne peut pas sourire ;

• En chantant, sinon en sifflant, sinon en faisant des plaisanteries ;

• En félicitant pour des petits gestes, qui parfois ne paraissent pas ;

• En remerciant à profusion.  On ne fait jamais assez de remerciement ;

• En encourageant, en soutenant l'autre par notre amitié, notre présence, etc, etc.


Voilà comment cette semaine nous serons par notre joie des témoins de la lumière : de Jésus source de joie.


AMEN.


2ème dimanche de l'Avent - 10 décembre 2017

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1. En cette première semaine de l'avent, nous avons fait des efforts pour chercher Dieu.  Le chercher dans la prière, dans l'écoute de sa Parole, dans la méditation ou dans l'adoration.


2. Nous l'avons chercher afin de mieux l'accueillir.  « Jean-Baptiste parut dans le désert.  Il proclamait un baptême de conversion ».  N'allons pas penser que nous allons rencontrer Dieu, accueillir Dieu sans nous convertir, sans nous purifier, sans préparer sa venue.  Jean-Baptiste disait à ceux qui venaient à lui, et il nous dit à nous qui l'écoutons : « Changez totalement de conduite ».  Vous faisiez le mal, cesser de le faire.  Le bien que vous ne faisiez pas, mettez vous à le faire.  Changez.  Changez.  Nous avons là tout le sens de la démarche du sacrement du pardon que nous vous présentons cette semaine : reconnaître ses péchés... décider de changer sa façon de faire.


3. Jean-Baptiste était dans le désert, avait le vêtement du désert, mangeait les fruits du désert.  Se retirer au désert c'est refuser la facilité, le confort. Le désert, c'est un lieu ouvert à l'aventure.  Le désert, c'est un lieu de solitude, de silence.  Le désert, c'est une rencontre avec l'essentiel ou nous nous retrouvons face à nous-mêmes.  Dans ce silence, Dieu va peut-être se faire entendre.


4. Jean n'annonçait pas sa propre personne, il annonçait celui qui vient.  Le plus puissant, celui qui nous plonge dans l'esprit de Dieu.  Comme baptisés, nous avons comme Jean cette mission d’ouvrir le chemin pour que les hommes et les femmes entrent eux aussi dans ce commencement de la Bonne Nouvelle, dans cette vie nouvelle marquée par la foi et par la joie de l'évangile.  Que nos paroles et nos gestes deviennent porteurs de la présence de Jésus et de son Esprit.


5. Ainsi accueillir Dieu c'est tout d'abord se convertir, décider d'enlever le mal de notre vie et faire le bien que nous ne faisons pas.  

Accueillir Dieu c'est être capable d'entrer dans le silence et là, découvrir et entendre Dieu qui me parle.  

Accueillir Dieu, c'est entrer dans cette Bonne Nouvelle pour que nos paroles et nos gestes montrent Dieu aux autres.


6. Alors, cette semaine tout en me convertissant, est-ce que je suis prêt à accueillir Dieu en faisant un geste d'accueil envers les personnes auprès de moi ?


(1) En tendant la main à cette personne à qui je ne parle plus.  En tendant la main à toutes les personnes qui vont me visiter.


(2) En ouvrant mon cœur sur des choses que je tiens secrètes et dont je ne veux parler.


(3) En écoutant cette personne qui veut se confier, qui est dans la peine et le désarroi, en ayant une bonne oreille attentive.


(4) En partageant, tout en pensant que Dieu est présent dans l'autre.


(5) En visitant quelqu'un que j'ai oublié, que je n’ai pas vu depuis quelque temps.


Chaque fois que je vais accueillir l'autre, c'est Jésus lui-même que j'accueille, et c'est cela marcher avec Jésus.


AMEN.


1er dimanche de l'Avent - 3 décembre 2017

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Ce texte de l'évangile se situe juste avant la passion de Jésus.  Jésus sait que ce ne sera pas facile pour ses disciples.  C'est pour cela qu'il leur dit à quatre reprises : « Veillez... » Jésus essaie de vous prévenir parce qu'encore aujourd'hui ce n'est pas facile d'être disciple de Jésus.  Jésus nous dit : « Prenez garde ».  Jésus sait que la vigilance ne peut se faire sans lutte.  Il nous faut nous défendre contre les attaques de ceux et celles qui ne croient pas en Jésus.  Il nous faut prendre garde contre tous ceux qui prédisent l'avenir sans la connaître.


Prendre garde c'est veiller.  C'est comme dit St-Paul, s'arracher au sommeil, ne pas se laisser endormir par des beaux discours et de belles promesses.


Car vous ne savez pas quand viendra le moment... Des prophètes de toutes sortes essaient souvent de prédire la fin des temps et Jésus nous dit une fois pour toute : « Vous ne savez pas le moment », et c'est pourquoi il nous demande non pas de regarder le passé ou d'essayer de découvrir l'avenir, il veut que nous nous concentrions sur le présent.  Veillez, soyez toujours prêts.


Devant une telle situation, Jésus nous demande d'être, nous comme chrétiens et chrétiennes, comme ami de Jésus, comme engagés et pasteurs de l'église, d'être comme font les portiers.  Il nous invite à être très vigilants.  C'est une mission qui nous est donnée : celle d'être des portiers.  Le maitre est parti et il a laissé au portier cette mission de surveiller la maison.  Le portier ne sait pas quand le maitre de maison reviendra.  C'est pour cette raison qu'il doit veiller.  Alors où en sommes-nous dans notre mission ?  Il faut y mettre tout son cœur et tous ses efforts.


Dans l'évangile veiller n'a pas une connotation passive de faire rien.  Au contraire, c'est une invitation à agir.  Le maitre est parti, chacun a ses responsabilités, son travail à faire et le portier se doit de veiller.  Ce qui veut dire que nous sommes tous et toutes appelés à collaborer avec Jésus, à l'avènement de son royaume.


Cette année, le thème de l'avent qui commence en ce dimanche, c'est « Oser ».  Oser agir, oser faire quelque chose en cette première semaine, chercher à découvrir Jésus présent.  Jésus est venu il y a 2000 ans.  Il est ressuscité, il est monté au ciel, puis depuis ce temps, il est présent, il revient incognito.  À nous de le chercher, de le découvrir afin de mieux le rencontrer le jour de Noël.


Que pouvons-nous faire pour mieux veiller, pour mieux chercher, le découvrir dans notre vie et dans notre monde.  Nous vous proposons en ce 1er dimanche de l'avent, 5 façons de faire, 5 verbes d'action concrète.


(1) Prier: prendre le temps cette semaine de prier.  La prière nous permet de parler à Jésus, d'entrer en communication avec lui.


(2) Apporter votre « Prions en église »  à la maison, pour le lire.


(3) Lire la Parole de Dieu.  Relire la Parole de Dieu de ce dimanche. Écouter Jésus nous parler par sa Parole.


(4) Méditer la Parole.  On peut seulement quelques versets et les méditer dans son cœur.


(5) Adorer.  Prendre un temps d'adoration soit à la chapelle, soit chez soi.  


Tout cela dans le but de chercher et d'entrer en contact avec Jésus dans le but de veiller.  


Osons le faire...


AMEN.



Dimanche du Christ Roy – 26 novembre 2017

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I. Le contexte de cet évangile nous apprend, que Jésus est à quelques jours de sa mort et de sa passion.  Jésus nous dévoile de façon très concrète qu'il est le fils de Dieu.  Nous avons là, la plus forte affirmation de sa divinité, juste avant qu'il soit bafoué, couronné d'épines et ridiculisé. Jésus sait qui il est : Le Roi de l'univers.  Jésus s'identifie au fils de l'homme, ce personnage de la Bible, mystérieux, céleste, comme étant le grand juge de la fin des temps.


II. En ce grand jour du jugement : Toutes les nations seront là.  Ce qui veut dire que tout ceux que je connais, que j'aime, et aussi tous les autres de toutes les nations, tous les étrangers, les immigrés, les bandits, les tueurs... les bons comme les mauvais, ils seront là.  Puis, Jésus nous donne les critères qui serviront au jugement.


III. J'avais faim... J'avais soif... J'étais un étranger... J'étais nu... en prison...  En un mot, ce sera sur l'amour, exclusivement sur l'amour, que nous serons jugés.  Nous serons jugés sur l'amour de tous les jours, sur un amour très simple et concret : donner à manger, à boire, habiller...  Ainsi nos gestes les plus simples ont une valeur infinie.  Jésus nous donne une liste de ces gestes, mais cette liste peut être encore plus longue.  Pensons à tous ces gestes d'amour, de service que nous faisons à tous les jours pour aider les autres, ou une cause charitable, ou la communauté, etc.


IV. Alors les justes seront étonnés.  Ils n'ont pas réalisé ce qui se jouait dans leur vie quotidienne, Jésus nous dit que le sens dernier et véritable de leurs actes ne leur sera révélé qu'à la dernière heure.  Ce qui signifie que ce jugement dernier que nous voyons très loin dans le temps, c'est aujourd'hui qu'il se passe.  Comment cela ?  Dieu n'aura pas à juger les personnes, ce sont elles-mêmes qui se jugent tout au long de leur vie, en choisissant d'aimer ou de ne pas aimer.  C'est nous-mêmes qui portons ce jugement, en fonction de nos actes d'amour.


V. Ce que Dieu va avoir à faire : c'est de nous dévoiler ce qui était caché dans chacune de nos journées, de nos rencontres.  « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait ».  En effet ce qui va nous être révélé c'est l'incroyable présence de Jésus, présence innombrable et secrète de Jésus dans la multitude des personnes.  Ainsi sa présence éclatante à la fin des temps, nous fera que dire cette présence discrète qu'il a toujours eu au milieu de nous.


VI. Quand Jésus dit : « Allez-vous en au feu éternel préparé pour le démon et ses anges... ».  Jésus nous dit que l'enfer existe, qu'il n'a pas été préparé pour les hommes, mais bien pour les démons.  Et Jésus nous dit que Dieu nous aime assez, pour nous laisser libre de choisir de l'aimer ou non. Cependant Dieu ne veut pas que quelqu'un aille en enfer.  Alors il a tout fait, il a dressé sa croix.  Jésus vient dans le monde non pour nous juger, mais pour nous sauver.

VII. À la fin ce que Jésus nous dit c'est que toute personne, connaissant Jésus ou non, sera jugée sur le même critère : l'amour concret qu'elle aura manifesté à ses frères et sœurs.  Il ne s'agit pas ici de ne pas faire le mal, au contraire.  Dieu sait que nous sommes pécheurs, il s'agit de faire le bien.  Chaque personne se juge aujourd'hui par le bien qu'elle fait aux personnes qui ont besoin.  Qui aujourd'hui attend de moi quelque bien que ce soit ?  


En résumé, ce que Jésus nous invite à faire par cet évangile, c'est de construire des ponts et non des murs avec les gens, c'est de bâtir un monde qui sera partagé par tous les peuples, un monde fraternel et plein d'amour.


AMEN.


33ème dimanche ordinaire – 19 novembre 2017

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Dans cet évangile, Jésus nous invite à ne pas oublier notre fin. Ce pourquoi nous sommes sur la terre. Le maitre qui part dans cet évangile, nous rappelle le temps de l'histoire humaine, qui est le temps de l'absence du maitre. Nous avons de grandes responsabilités et notre vie humaine se déroule sous le signe d'un Dieu qui paraît absent et qui se retire pour permettre à ses créatures de prendre l'initiative. Dieu a confiance en nous, et nous respecte beaucoup.


Le maitre distribue ses talents. Au temps de Jésus, un talent équivalait à une petite fortune (équivalait à 6000 journées de travail: 20 ans de travail). Le maitre veut que nous gérions ses biens , ce ne sont pas nos biens. C'est ce que parfois nous oublions. Ce que Dieu attend de nous, c'est une collaboration au royaume de Dieu.


Chacun vient rendre compte de sa gestion. Nous n'avons pas à comparer les uns, les autres. Il s'agit ici de ma responsabilité, chacun a sa place et sa responsabilité dans le royaume de Dieu. Comme St-Paul le dit souvent dans ses épitres : il y a une multiplicité de dons aussi bons les uns que les autres. La question que j'ai à me poser : quel est ma place dans ce royaume ? Quel est mon don, quels sont les talents que j'ai à faire fructifier et que je suis seul à le faire ? Aux yeux de Dieu, je suis irremplaçable. Alors vais-je faire fructifier mes talents comme un bon serviteur ?


Longtemps après il revint. Cela nous rappel que le temps de l'absence est long, et surtout que le temps de la fidélité est éprouvant. Être fidèle c'est durer malgré les difficultés, c'est d'être là, présent. C'est d'organiser sa vie comme si Dieu est présent. Jésus nous dit qu'un jour Dieu va venir, qu'on le veuille ou non, et qu'il va nous demander des comptes comme à des êtres responsables.


Ceux qui ont fait fructifié leurs talents, sont accueillis et entrent dans la joie avec le maitre, mais que va-t-il arriver à celui qui a enterré son talent ? Pourtant il ne l'a pas volé, il l'a conservé, il n'a rien enlevé au maitre. Que va-t-il arriver ?


Pour Jésus, le pire péché, la pire erreur que nous pouvons faire c'est de dénaturer l'image de Dieu. C'est penser que Dieu est un tyrand dangereux, inaccessible, qui n'a pas de cœur. Tout est faussé quand on commence à avoir peur de Dieu, à se méfier de lui. C'est là la tentation de nos premiers parents : Adam et Ève... C'est la tentation de toute personne : ne pas considérer Dieu comme un Père, plein d'amour et penser que Dieu ne veut pas notre bonheur. J'ai eu peur. J'ai suis allé caché ton talent. Ce serviteur va être condamné non pas parce qu'il a été paresseux, ou autre chose, mais parce qu'il a eu peur de Dieu. Il n'a pas considéré sa grande miséricorde. Cet homme n'aime pas son maitre.


Ici ce que Jésus rejette ce n'est pas la personne, c'est son attitude, qui peut bien souvent être la nôtre. Nous pouvons chercher être en règle avec Dieu, attitude de stricte justice. Je te donne, tu me donnes. Je ne t'ai rien volé... le serviteur se croyait en règle parce qu'il lui remettait son talent.


Il a déçu le maitre parce que celui-ci s'attendait à beaucoup plus, à ce qu'il s'engage. Il attendait un engagement risqué, un engagement de foi : prendre souci des intérêts de Dieu, miser sa vie sur Dieu.


Enfouir son talent c'est miser sur la sécurité et éviter tout risque. Alors que notre foi en Dieu est un risque constant. Faire fructifier le royaume, c'est chercher à donner Dieu au monde, au risque de tout perdre par amour de Dieu.


AMEN.

31ème dimanche ordinaire – 5 novembre 2017

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1. Jésus reconnaît une compétence aux scribes et aux Pharisiens.  Il reconnaît leur idéal de vie, comme bon.  Ce qu'il leur reproche c'est de ne pas être cohérent, de ne pas mettre en pratique ce qu'ils enseignent.  Ça nous arrive d'entendre des gens dire : « Je ne vais pas à la messe.  Ceux qui y vont ne sont pas meilleurs que nous ».  Jésus ne dit pas que les Pharisiens pratiquaient trop, au contraire, il dit qu'ils ne pratiquaient pas assez.  


2. Les Pharisiens étaient des savants et des gens engagés, fervents.  Le grand risque des savants, des militants, des gens engagés, c'est de devenir trop exigeants pour les plus petits.  Ce danger nous guette toujours.  C'est toujours plus facile de dire aux autres quoi faire, que de le faire soi-même. Nous pouvons prier le Seigneur d'être compréhensifs, bons pour les autres, mais n'oublions pas d'être exigeants pour soi-même.  L'important, c'est de ne pas mettre sur les épaules des autres, des obligations, des responsabilités trop grandes.  L'important, c'est de ne pas devenir un fardeau pour les autres.  


3. Jésus ne s'en prend pas aux vêtements que les Pharisiens portent, il s'en prend à leur recherche de gloire, l'étalage de ce qu'ils font, de leur réussite, la recherche de vanité, de privilège.  Sur cela, Jésus nous renvoie à nous mêmes : « Ne cherchez pas à vous glorifier par vos titres, par vos réalisations, par vos passe droits ».  Il ajoute : « Ne pensez pas que vous ayez la vérité absolue, que vous êtes supérieurs aux autres ».  Au contraire, Jésus nous le dit : « Vous êtes tous frères  et vous avez tous le même Père », c'est à dire que nous sommes tous, les enfants de Dieu et seul Dieu possède la vérité absolue.  Nous essayons de l'approcher très humblement. Il nous faut nous appliquer ces paroles de Jésus si nous avons tendance à dominer, à mépriser ou à juger.


4. En disant que nous n'avons qu'un seul Père, Jésus nous fait comprendre que nous pouvons établir un lien direct avec le Père.  Il ne faut pas que la personne en autorité dans la hiérarchie se prenne pour Dieu.  Les évêques, les prêtres, les responsables de pastorale sont là pour aider à aller vers Dieu.  D'ou l'importance du service humble, dévoué, tourné vers les plus petits et les plus pauvres.  Ainsi le vrai pasteur, le vrai agent et agente de pastorale, le vrai ou la vraie catéchète, c'est cette personne qui par sa présence et son engagement, conduit l'autre à Jésus.  Ils ne sont pas là pour s'imposer, mais pour faire connaître et aimer Jésus.


5. Voilà pourquoi Jésus vient encore une fois nous dire : « Soyez des serviteurs, le plus grand sera votre serviteur ».  L'importance du service humble.  Il reste à nous poser chacun et chacune cette question : Quel  est mon service ?


De plus en plus je rencontre des grands parents qui me disent être au service de leurs enfants et petits-enfants pour les aider, leur donner du répit, les inviter à prier, à rencontrer Dieu dans les sacrements. Voilà un véritable service important dans notre société actuelle.


6. Je vais vous surprendre : Jésus n'est pas venu fonder une nouvelle religion, à l'image de ce qui se passait chez les Juifs.  Jésus nous invite comme enfants de Dieu à former une famille, une fraternité fondée sur Jésus, sur le Père.  D'où l'importance dans nos communautés de la fraternité, de l'entraide, du service, et de la louange envers le Père qui est au cœur de notre fraternité.


AMEN.